31 juillet 2007
La mort d'un clown
Il était aimé par beaucoup, mais également détesté par tous ceux qui ne supportaient pas ses incartades télévisuelles. Michel Serrault ne laissait personne indifférent. C’était déjà ça. De sa vie privée, restée secrète, on n’aura rien su. Quelle importance au fond ! Lui qui savait incarner la gravité comme la drôlerie, le comique et la tragédie, nous aura quitté dans le cœur de l’été, discrètement, à l’aube de ses 80 ans. Il rejoindra dans cet Autre Monde, si cet autre Monde existe, son compagnon de scène Jean Poiret avec qui il fit les beaux jours des cabarets et du théâtre parisiens.
Ce séminariste qui préféra les planches à la chaire, mit de la chair dans ses personnages en les rendant inoubliables. Fou sans vraiment l’être, bougon à l’écran mais tendre en son for intérieur, tueur froid ou fonctionnaire cynique, il aura tout joué sur la palette qui va du rire aux larmes.
Alors adieu l’artiste !
Carl E. Arkantz
Le septième sceau s’est brisé
En 1957, Ingmar Bergman réalisait « Le Septième Sceau ». Ce film métaphysique mettait en scène un chevalier de retour des Croisades qui affronte la Mort dans une partie d’échecs alors qu’une épidémie de peste ravage le pays. La vie, la maladie, la mort, la recherche de Dieu et le doute quant à Son Existence telles étaient les principales questions que posait ce film grave tourné en noir et blanc à l’heure où le Technicolor envahissait les productions hollywoodiennes. Une mise en scène sobre, une lumière glaciale rehaussaient le talent d’un jeune Max von Sidow (28 ans à l’époque) plus que convainquant en chevalier aguerri. Et si la mémoire collective a oublié le nom de Bengt Ekerot, personne parmi ceux qui ont vu ce film ne pourront oublier le visage de la Mort.
La sensualité Bergman la développera dans « Les Fraises sauvages » et surtout dans « Cris et chuchotements » avec sa symphonie des visages et des corps, la maladie, la beauté, le désir et la mort entremêlés. L’intimité des sentiments humains qui s’expriment parfois avec audace et souvent avec pudeur, cette recherche omniprésente d’un bonheur qui fuit, comme cette fascination de l’invisible et ce goût du mystère ou du non-dit font que l’œuvre de Bergman est à ce point unique et inégalée.
En 1957, il faisait jouer son personnage principal avec la mort. Le titre de son film empruntait un passage de l’Apocalypse, le livre des Révélations :
« Et lorsque l'Agneau ouvrit le septième sceau, il se fit un silence dans le ciel, environ une demi-heure. Et je vis les sept Anges qui se tiennent devant Dieu; on leur remit sept trompettes. »
L’ironie du sort aura voulu que 50 ans plus tard, le 30 juillet 2007, il se fit un silence beaucoup plus long qu’une demi-heure. Ce silence-là aura la durée de l’Éternité. Ingmar Bergman aura rencontré la mort, la sienne, dans une partie d’échecs cette fois-ci perdue. Reste son œuvre. Immortelle.
Carl E. Arkantz
31 juillet 2007
30 juillet 2007
Mushroom museum... in Saumur
Mushroom museum...
© Sedecs/Terroirs-of-France/ M. Durman |
...one of the most visited sites in Saumur
Quite a unique place, the Mushroom museum of Saumur, was created in 1978 and received millions of visitors. It is one of the most visited sites in Saumur.
Today, thousands of kilometers of these galleries have been put into different uses. A major part have been used for mushroom farming.
The conditions are ideal. The caves are dark, have a constant temperature of 15 degrees and the humidity level is over 90%. Mushrooms grow on a mixture of wheat straw and manure (horse droppings), well available in Saumur, the town being one of the capitals of horsemanship. Today 70% of French production comes from Saumur area, that is about 500 tons a day. France is the 4th major producer of mushrooms after the U.S, China and Holland. Mushroom production is quite delicate and requires the know-how of a mushroom grower.
The museum displays the various stages of the production of Saumur's famous champignons de Paris (button mushrooms) plus some more exotic varieties as well, like Oyster mushrooms, shii-take or wood blewits. |
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© Sedecs/Terroirs-of-France/ M. Durman |
In Saumur, the culture of mushroom is done in metal containers, in two superimposed vats. The culture in wooden vats was abandoned, as the wood generated bacteria. The vats must be regularly emptied and the mushroom bed cleansed. The first three weeks the mushrooms push in groups, then they are detached from each other. The wider the mushroom head the tastier the mushroom.
The visit starts with a display of a number of fossils found in the rocks, a collection of old tools used to work the tufa stone and a sample of the way the stones were extracted. Various rooms follow where one can see the different ways mushrooms were in the past and are cultivated today. |
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© Sedecs/Terroirs-of-France/ M. Durman |
In the room of exotic mushrooms, one can discover mushrooms not cultivated in France, but which may be found at the natural state in the forests. These mushrooms are especially cultivated in China and in Japan for their medicinal virtues such as the Collybie in Japan, Pholiote Nameko, Hairy Coprin from which ink is extracted. One is known as the immortal, and it is offered to the young brides in the Far East to wish them longevity; it pushes on stocks of oak, and has anti-ageing virtues.
The room of the boletus presents Pied Bleu mushroom which has a lot of flavour, but should be consumed cooked. It grows very slowly.
After the cultivated button mushroom Shii-Také is the mushroom most produced in the world. The Japanese use it for the body. 80% of this mushroom produced in France is intended for pharmacy. It is thought that it may reduce cholesterol levels in the blood.
The grey Pleurotes grow fastest. As the mushroom is attracted by light, it is cultivated it on a substance made up of an agglomerate wrapped in a black plastic sheet with holes in some places. The bouquets appear and growt outwards. |
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© Sedecs/Terroirs-of-France/ M. Durman |
In the Wild Mushroom Museum section, there is a great display of many types of mushrooms beautifully set out in display cases.
After visiting the daily environment of the mushrooms through the different steps of cultivation by the different means of farming, one can sample some mushrooms offered by the café just outside and learn a couple of quick recipes.
We would like to thank Mrs Catherine Poudret for her hospitality and the information provided. We would also like to thank the CDT of Anjou.
29 juillet 2007
Lettre à Ingrid...
Ma Chère Ingrid,
Permets-moi de t'appeler ma Chère Ingrid. Je ne sais pas si du fond de cette jungle colombienne tu recevras cette lettre. Mais même si tu ne la recevais pas, j'espère qu'un jour de retour parmi nous tu la liras. Peut-être. Quand je dis je l'espère, je devrais plutôt écrire que je le souhaite de tout cœur. Comme ta libération !
Cinq ans déjà, nous entrons même dans la sixième année de ta captivité. Cinq ans entre espoir et désillusion ! À chacun de ces sinistres anniversaires, ta fille Mélanie (qui te ressemble tant) est invitée par les médias pour parler de toi, sa mère dont elle est séparée si cruellement.
Entre la mobilisation de quelques artistes et ces rappels très irréguliers à mon goût, rien ! Le silence coupable des dirigeants de ce monde pour qui la Colombie ne représente pas grand chose. Rien qu'un confetti sur le vaste globe. Et s'il n'y avait pas eu la drogue, son trafic et ses cartels, parlerait-on de ton pays. Je devrais dire de ton pays de naissance, puisque française par ton mariage, la France est ta seconde patrie.
On aurait pu espérer que si les autorités colombiennes ignorent le drame que tu vis, parce que là où tu es, aux mains de leurs opposants tu les déranges beaucoup moins qu'en étant libre, la France ne t'aurait pas oublié. Or cette France-là, je veux parler de ceux qui président à sa destinée qu'a-t-elle fait pour toi ? Pas grand chose, pour ne pas dire rien. De ce sauvetage raté car éventé par la presse aux atermoiements de l’Élysée et de ses gouvernements que dire sinon que l’on se sent tous un peu coupables, si ce n’est honteux. Car tu es Française, et la France semble t’avoir laissée tomber.
Resterait une lueur, un miracle fut-il fugitif de te voir enfin libre. C’est ce que tout homme épris de justice et de démocratie aimerait vivre un jour en communion avec toi, même si c’est à distance derrière son écran de télévision.
Oui, Ingrid, j’attends ce jour-là avec la plus grande des impatiences.
De tout cœur avec toi,
Bien sincèrement tien.
Carl E. Arkantz
Ne pas oublier Ingrid Betancourt et les otages des FARC en Colombie
Continuons la mobilisation !
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http://www.ingridbetancourt-idf.com/
26 juillet 2007
Isturitz...
Isturitz...
...Leap back into the History of mankind
Isturitz and Otsozelaia are prehistoric caves in the natural limestone Gaztelu Hill area located in the western Pyrenean region in the south west of France. Formed by the river Arberoue when it used to cross the hill. Today, this river goes across another cave, the Erberua grotto which is immerged in it
Back to 80000 years...
The grottos are one of Europe's richest archaeological sites, where the Neanderthal man was the first inhabitant, as was the Cro-Magnon, mankind's ancestor who invented tools that were to change the world.
Initially, the grottos were a maze of tunnels opening on both sides of the hill. Throughout the prehistory they served as habitat to the many ancestors of mankind.
Archaeologists were able to trace the grottos' history with human presence to back to 80000 years.
Discovered in 1895 with more than 70000 objects, paintings and engravings, the cave of Isturitz reveals thousands of years of the history of humanity and millions of years of ground and rock formations.
Isturitz is well-known by archaeologists all over the world for its important prehistoric value in the context of understanding the movement of populations, the lifestyle and artistic talents of the different dwellers of these caves.
Many of the objects found on the site make part of the collection of the National Antiquities Museum of Saint-Germain-en-Laye.
A prehistoric sanctuary and a natural masterpiece…
Fifteen meters lower in the ground, Otsozelaia, discovered in 1929 with its remarkable mural drawings, is a prehistoric sanctuary and a natural masterpiece.
Carved by the sheer power of water, this grotto is an amazing cathedral of rock formations erected over millenniums. Still lower is the cave of Erberua, where runs the Arberoue, a powerful river which is cause of the geological enigma of these three superposed cavities.
50 years of archaeological excavations...
After 50 years of archaeological excavations these grottos were classified as "Monument Historique".
Each of the findings help us to better understand our ancestors and to uncover further mysteries thus adding a third dimension to the geological and prehistoric, the genealogical.
Because it has a theatrical setting, the principal space of the Isturitz cave hosts many events and conferences. As the grotto was opened to the public in 1953, there are many events organised throughout the summer for its golden jubilee. Art meets science on the Gaztelu Hill. Exhibitions, different performances, lectures, by different artists and scientists are on the agenda.
Guided visits lasting about 45 minutes take place between 15 mars and 15 of November. Visiting during the rest of the year is possible for groups of at least 20 persons.
For further information:
Terroirs-of-France
96 bis, rue Marcel Bonnet - FR 94230 CACHAN
Email: contact@terroirs-of-france.net
Contact : Joëlle DARRICAU
Site web : www.grottes-isturitz.com
Email : J.Darricau
25 juillet 2007
Le Prince des Faces - Extrait N° 6

Quand Kendall entra dans le bar, un guitariste noir finissait de jouer sa ballade. À la lueur blafarde des appliques, quelques habitués et des noctambules traînaient encore dans l'établissement aux murs tapissés d'un tissu rouge passé. Un brouillard de fumée grise flottait dans l'air. Ça sentait le tabac, l'alcool et la sueur.
Son instrument en bandoulière, le guitariste circula entre les tables, tendant en le secouant son chapeau afin de faire tintinnabuler les pièces de monnaie qu'il contenait. Une croix pectorale en argent brillait sous son tricot en résille. Il s'accouda au zinc. Une mouche suçait une goutte de menthe. Le barman nettoyait les verres. Juché sur un tabouret, un petit homme aux cheveux poivre et sel, un feutre gris vissé sur la tête balançait ses jambes ; il commanda un autre gin. À l'aspect de ses vêtements, une chemise fripée et un pantalon usé, on pouvait supposer qu'il ne s'était pas changé depuis un moment, à moins qu'il ne dormît tout habillé.
" Que Dieu bénisse ceux qui ont donné ", déclama le bluesman. " Qu'Il bénisse aussi ceux qui n'ont rien donné. Car parmi eux, il y a des malades, des gens qui souffrent, ceux qui ont des enfants ou des parents à l'hôpital. Que Dieu vous bénisse tous. "
Il écarte les bras, imitant la crucifixion du Christ.
" Non, je ne suis ni fou ni drogué ! Je suis catholique ! "
24 juillet 2007
Cécilia Sarkozy, ambassadrice ad hoc ?
Il aura fallu huit ans pour que l’affaire des cinq infirmières bulgares et du médecin d’origine palestinienne et naturalisé bulgare (on comprend pourquoi) connaisse un dénouement heureux. Ce dossier empoisonnait les relations internationales entre Tripoli et Sofia, lesdites infirmières et le médecin ayant été condamnés à mort par la justice libyenne pour avoir volontairement inoculé le virus du SIDA à plusieurs centaines d'enfants hospitalisés à l’hôpital de Benghazi où ces praticiens travaillaient. Cinquante quatre enfants en seraient morts.
L’accusation semble monstrueuse. Comment des praticiens qualifiés auraient-ils pu commettre un tel geste ? Et pourquoi ? La communauté internationale s’était donc mobilisée pour essayer de faire revenir la justice libyenne sur sa décision. Rien n’y fit. Durant la campagne électorale de la dernière présidentielle, Nicolas Sarkozy rappela son attachement à la cause des infirmières bulgares et du médecin. On ne s’étonnera donc pas qu’il ait mis tout son poids dans la balance aux côtés des institutions européennes pour qu’une issue soit trouvée dans ce dossier.
Après huit ans d’immobilisme, on n’en pouvait pas moins, d’autant que dans cette même période les praticiens incriminés avaient pu juger du confort des geôles libyennes qui soit dit en passant n’ont rien avoir avec des bungalows du club med’ sans qu’on ait à y rajouter la torture morale et physique dont ils ont été victimes.
La Présidence de la République française a délégué Cécilia Sarkozy avec le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant pour une mission de bons offices auprès du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, le 12 juillet dernier. Cette première intervention française appuyée par l’Union européenne a eu pour effet de faire commuer la peine de mort en prison à perpétuité, le 18 juillet suivant. Le débat qui s’ensuivit concerna le lieu où cette peine serait exécutée, la Libye ou la Bulgarie. Dans le premier cas, cela signifiait une mort lente ; dans le second, une libération.
Un second voyage de Cécilia Sarkozy fut donc programmé le 22 juillet pour obtenir le rapatriement des cinq infirmières et du médecin vers la Bulgarie. L’épouse du Président de la République française était accompagnée de M. Claude Guéant et de Mme Ferrero-Waldner, représentant l’Union Européenne.
Aujourd’hui, 23 juillet 2007, les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien, naturalisé pour la circonstance bulgare (la Palestine n’ayant pas de statut international) sont arrivés à Sofia, libres.
On pourrait s’en réjouir comme les milliers de Bulgares qui des plus hautes autorités de l’État jusqu’à l’ensemble du peuple bulgare se félicitent de ce dénouement. Il est certain qu’ils n’oublieront pas l’action de la France dans celui-ci, et par delà celui de l’épouse de son Président, Nicolas Sarkozy. Certes, la France n’a rien à gagner dans cette affaire, du moins directement. C’est sa réputation dans le monde qui se trouve rehaussée.
La presse française semble plus critique. On se demande bien pourquoi. Les remarques se concentrent sur Cécilia Sarkozy elle-même. Quelle est son rôle au sein de la Présidence ? Pourquoi elle et pas des diplomates aguerris (on a pu en constater l’efficience pendant huit ans) ? Quel est le prix de cette intervention ? Y-a-t-il eu un quelconque marchandage ?
On se rappelle qu’avant le 11 septembre la Libye n’était pas en grande odeur de sainteté auprès des États-Unis et de l’Union Européenne ; et plus particulièrement auprès de la France après l’attentat du DC 10 d’UTA le 19 septembre 1989 qui effectuait une liaison Brazzaville-Paris avec une escale à N’Djamena (c’est là qu’embarqua une de nos connaissances qui rentrait en France pour prendre sa retraite après une vie passée au service de la coopération au Tchad). Cet attentat faisait suite à celui de Lockerbie en Écosse de décembre 1988, attribué lui aussi aux services secrets libyens.
Le colonel vieillissant était devenu plus fréquentable lorsqu’il s’engagea à participer à la lutte contre le terrorisme. L’affaire des infirmières bulgares venait donc mal à propos.
Quelles en seront les conséquences ? Une indemnisation d’un million de dollars par enfant décédé, ce qui représente 54 millions de dollars. On parle également de la modernisation de l’hôpital de Benghazi ou de la construction d’une voie de chemin de fer entre Tripoli et Le Caire.
Quoiqu’il en soit, si des innocents ont échappé à la peine capitale, c’est la plus grande des victoires, car il semble improbable qu’une telle mobilisation n’ait pu se faire s’il existait le moindre doute sur la culpabilité de ces praticiens.
Certains sont morts en France pour avoir été transfusés avec du sang contaminé par le virus du SIDA ou de l’hépatite C. A-t-on jugé et condamnés à mort les responsables ? On peut encore mourir dans un de nos hôpitaux par manque de vigilance, lorsqu’une infection n’a pas été signalée à temps par une infirmière de service. Et quand une infection par staphylocoque doré passe dans le sang, la condamnation pour un malade en soins intensifs est sans appel. Doit-on pour autant condamner à mort l’infirmière ?
Je vous répondrai catégoriquement non ! J’ai perdu ma propre mère en 2004 dans un hôpital parisien suite à ce type d’infection détectée visuellement mais ayant donné lieu à une alerte tardive. Elle avait été contaminée en 1984 par le virus de l’hépatite C après avoir été transfusée.
Saura-t-on jamais la vérité pour les infirmières bulgares ?
C.E. Arkantz
23 juillet 2007
23 juillet 2007
Le Vendangeoir d'Orgeval
Le Vendangeoir
...d'Orgeval
Orgeval est un petit village à quelques kilomètres au sud de Laon, à mi-chemin entre Paris et Calais, et à environs 45 minutes des vignobles de Champagne. En Picardie, ce paisible et rustique village s'est retrouvé au centre de l'historique " Chemin des Dames", l'un des plus célèbres champs de bataille de la Première Guerre mondiale.. Sur les collines alentours prospéraient des vignobles avant que le phylloxera en détruisit une grande partie à la fin du 19ème siècle. À cette époque, au sud de Laon, il y avait près de 300 domaines de viticulteurs, les "Vendangeoirs" où le raisin était pressé et fermenté. Le Vendangeoir d'Orgeval est une magnifique demeure construite en 1775. Un élégant escalier double mène de la cour à l'entré principale du vendangeoir.
Les actuels propriétaires Nathalie & Bernard Vinçon, ont restauré les combles au-dessus des écuries et les ont convertis en chambres d'hôtes. Deux chambres spacieuses finement décorées avec leurs poutres apparentes et leur parquet de chêne peuvent accueillir chacune 2 à 3 personnes.
Des livres et un lecteur CD/Radio avec un échantillonnage de disques sont mis à la disposition des clients ainsi que les guides touristiques de la région. Dans l'une des pièces, un escalier en colimaçon conduit à une salle de bains voûtée équipée d'une baignoire ancienne. La vue donne sur la cour et le jardin de devant, mais les clients peuvent profiter librement des jardins à l'italienne en terrasse, s'y relaxer tout en se laissant griser par le parfum des deux cents rosiers anciens ou des cents clématites. Le petit-déjeuner traditionnel (ainsi que la table d'hôtes, le samedi soir sur réservation) est servi dans la cuisine du Vendangeoir. En été, le petit-déjeuner peut être pris au jardin, si la météo le permet. | |||||||
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Nous remercions Nathalie et Bernard Vinçon pour leur accueil et les informations précieuses qui ont permis la rédaction de cet article. Nous remercions également le CDT de l'Aisne. Pour toute information, contactez |
20 juillet 2007
Comité de soutien à Taner Akçam - Communiqué

Le 19 janvier dernier, à Istanbul (Turquie), le journaliste turc d'origine arménienne, Hrant Dink était assassiné de trois balles dans la tête devant les locaux de son journal bilingue (turc/arménien) Agos.
Cet assassinat fut la conclusion tragique de menaces de mort répétées contre ce journaliste et sa famille.
Laisserons-nous une même tragédie se reproduire ?
Ci-joint le communiqué du Comité de soutien à l'historien turc Taner Akçam.
J'assure pour ma part un soutien sans faille à cet intellectuel de renom pour qu'il continue avec force et courage son combat pour la vérité et la justice.
J'appelle tous les démocrates, les défenseurs de la liberté et des droits de l'homme à se manifester sans attendre pour Taner Akçam et faire pression auprès des autorités de leurs pays respectifs, des institutions européennes et internationales pour que cessent ce chantage indécent et ces appels au meurtre.
Notre propre liberté est en jeu...
Mobilisons-nous !
Carl E. Arkantz
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Le 18 juillet 2007
Soutien urgent à l'historien turc Taner Akçam
Alors que la Turquie se rend aux urnes, dimanche 22 juillet, pour des élections anticipées organisées par le Parti de la Justice et du développement (AKP), au pouvoir, un candidat indépendant est assassiné, des menaces pèsent sur d’autres.
Dans ce contexte, le comité de soutien à Taner Akçam vous fait part de sa très grande préoccupation quant à la situation que vit actuellement Taner Akçam.
Le Professeur Akçam, historien et sociologue, enseignant associé à l’Université du Minnesota, est l’objet d’une campagne d’appels au lynchage aussi bien aux Etats-Unis qu’en Turquie, de manœuvres d’intimidation et de menaces de mort très sérieuses, pour avoir écrit dans ses ouvrages que les massacres des Arméniens en 1915 constituaient bien un génocide.
Taner Akçam était un proche de Hrant Dink, journaliste, intellectuel et démocrate turco-arménien. Nous n’avons pu protéger Hrant Dink, assassiné le 19 janvier dernier à Istanbul. Nous devons réussir pour Taner Akçam.
Aussi nous demandons à tous les responsables politiques européens et nationaux d’exiger du gouvernement turc qu’il prenne les mesures nécessaires pour empêcher les campagnes de haine que mènent le quotidien turc Hürriyet ainsi que différents sites internet, et de faire savoir au dit gouvernement qu’ils le tiennent pour responsable de la sécurité et de la vie du Professeur Akçam et de ses proches. Le plus inquiétant est que c’est une campagne identique, dans le même Hürriyet (largement diffusé en Europe) qui a abouti au meurtre de Hrant Dink.
L’Europe, et en particulier la France, doit obtenir l’abrogation de l’article 301 du Code pénal turc, sous lequel plus de 60 intellectuels à ce jour, ont comparu ou doivent comparaître en justice pour « insulte à la Turcité ». Cette loi qui fabrique des « traîtres à la patrie » a tué, et elle va tuer encore.
Le chemin des négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’UE doit passer par le respect des droits de l’homme et permettre que s’exprime sur les faits historiques liés au génocide arménien une autre voix que celle de l’Etat.
Comité de soutien à Taner Akçam
Dr. Tessa Hofmann, Freie Universität Berlin
Dogan Özgüden, Fondation Info-Türk
Horiya Mekrelouf MRAP Marseille
Dr.Wilhelm Baum, Historiker und Verleger, Klagenfurt
Serge Avedikian, acteur, metteur en scène
Claire Guidicenti, Editrice - Paris
ELHADI Kacem, Ingénieur, Observatoire de Marseille
Pélissier Aline Ingénieur d'Etudes CNRS Psychologie
Marilier Isabelle – militante syndicale –
Sarkis Shahinian Co-Président Association Suisse-Arménie
Dr Richard Albrecht - Editor rechtskultur.de
Michel Atalay – militant des Verts
David Benlian – Prof d’Université - Marseille
Myriam Picard, écrivaine – France
Noubar Guedélékian, informaticien – Berlin
DERMENJIAN, Yves, Professeur émérite à l'Université de Provence, mathématiques.
Gedin Jean Claude, Ingénieur d’Etudes, UFR de Psychologie, Université de Provence
Villard Nathalie, Reporter – France
Condat Florence
Armand Astrid, Infographiste – Cendras - France
18 juillet 2007
Le Prince des Faces - Extrait N° 5

Ashley avait fixé une lampe sur le dossier d'une chaise. Il appuya sur l'interrupteur. Diffusé par le réflecteur blanc perlé, un éclat éblouit la salle. Lentement, il passa du blanc au gris bleuté. Puis la pièce fut plongée dans l'obscurité. Douglas avait fermé les yeux. Un halo vert dansait sous ses paupières. Il essaya d'en arrêter la course. Et il s'abandonna. Un visage lui apparut. Flous au premier abord, les traits devinrent plus précis. Ça ressemblait à un moine. Un nom s'imposa "Dominique". Alors, il interrogea :
" Qui es tu, Dominique ? "
Une réponse lui vint :
" Je suis le frère des Marais ! "
Puis le visage s'évanouit, laissant place à celui d'une jeune femme. Elle était blonde et belle. Il la prit pour Laure. Mais ce n'était pas elle.
" Je suis ton destin ! vaticina-t-elle
- Qui es tu ?
- Ton destin ! "
Le visage se transforma en crâne. A cet instant, il tressaillit ; il faillit ouvrir les yeux. Quelque chose le retint. Il vit un livre dont le vent faisait tourner les pages. Toutes avaient l'air blanches ; sauf une. Il entra dans la page. On y avait dessiné un cadran de pendule ; il affichait non pas douze heures mais treize. " C'est absurde ! " pensa-t-il. " Il n'y a que douze heures ? "
" Vous pouvez rouvrir les yeux ", dit Ashley en allumant à l'aide d'un variateur. Petit à petit, la lumière se fit dans la pièce. Les uns et les autres s'étirèrent ou se frottèrent les paupières.
" Alors, s'enquit Laure, en posant sa main sur l'épaule de Douglas. Tu as vu des choses intéressantes.
- Non, rien."


















