Arkantz

Romancier et éditorialiste, Carl Eric Arkantz collabore régulièrement à la rédaction de magazines sur Internet, et est régulièrement publié dans la presse francophone.

11 septembre 2007

11 septembre : 5... 6 ans et… après ?

11 septembre : 6 ans et… après ?


Une année de plus est passée... Rien n'a changé... Hormis que Saddam Hussein a été exécuté, et que la crédibilité de l'administration Bush a été largement entamée. Son allié Tony Blair n'est plus pouvoir. Et les Démocrates dominent le Congrès. Quant à la contestation de la version officielle, après le brûlot de Michael Moore Fahrenheit 9/11, Palme d'Or à Cannes en 2004, elle s'organise non dans la théorie d'un complot qui sera de toute façon difficile voire impossible à démontrer, à moins de révélations ou de témoignages de responsables impliqués, mais dans l'opinion publique américaine.

Quoiqu'il en soit le 11/9 restera à jamais un traumatisme.

Pour le reste, voici l'article que je publiais il y a juste un an jour pour jour. Il est paru dans Emarrakech.info, à cette époque.

Carl E. ARKANTZ

Towers_911


11 septembre : 5 ans et… après ?

9/11 ! Hasard ou cynique coïncidence, le 911 était connu aux Etats-Unis comme un numéro d’appel d’urgence. Il est fort probable que le 9/11 de l’année 2001, ce numéro d’appel fut saturé. À 8h46, le vol United Arlines n°175, détourné par des pirates de l’air sur New-York, après son décollage de Boston pour Los Angeles, vient percuter la Tour Nord du World Trade Center avec à son bord 56 passagers et son équipage. 18 minutes plus tard, le vol American Airlines n°11 reliant lui aussi Boston à Los Angeles s’encastrera dans la Tour Sud avec 81 passagers à bord et les membres d’équipage. Le vol American Airlines n° 77, assurant la liaison Washington Los Angeles, s’écrasera sur le Pentagone. Le quatrième avion, le vol n° 93 d’United Flight s’abattra sur une forêt de Pennsylvanie, après que les passagers se soient rebellés contre les pirates de l’air. Qu’il se soit agi d’un crash volontaire comme l’ont affirmé certains médias ou que l’avion ait été la cible de la chasse américaine (ou de la défense anti-aérienne), il ne restera aucun survivant à cette catastrophe. D’après les thèses développées par les experts, le vol n° 93 aurait eu pour objectif la Maison Blanche. Opportunément, le Président George W. Bush ne s’y trouvait pas. On l’avertira de la première attaque alors qu’il est en visite dans une école de Floride.

Dans les heures qui suivent, les « preuves » découvertes sur place comme le passeport d’un des pirates de l’air dans les décombres des tours de New-York, pourtant détruites par les flammes ou un manuel de pilotage avec des annotations en arabe viennent accréditer la thèse d’une action imputée à une organisation terroriste « Al-Qaïda ». Jamais le terme d’evidences (preuves en anglais) n’aurait été plus parlant.

Fils d’un riche homme d’affaires saoudien, le fondateur d’Al-Qaïda est un certain Oussama Ben Laden. Oussama Ben Laden n’est pas un inconnu pour le Président américain. Tous deux auraient même été partenaires dans des affaires pétrolières. De même, la famille Ben Laden a des intérêts aux États-Unis, un des frères d’Oussama Ben Laden siège au conseil d’administration de Carlyle. Le 11 septembre 2001, il aurait été présent à une réunion du conseil d’administration de cette société (1). D’après certaines rumeurs, le seul avion autorisé à décoller du territoire américain après les attentats de New-York et de Washington aurait été celui emmenant la famille Ben Laden hors des États-Unis. Dans le même temps, tous les vols au départ et à destination des États-Unis seront annulés.

Quant à Al-Qaïda, cette organisation n’est pas non plus une inconnue pour l’administration américaine. Elle a en effet été utilisée contre les forces soviétiques lorsqu‘elles occupaient l’Afghanistan. Ce n’est donc ni plus ni moins qu’une des nombreuses organisations affiliées aux renseignements et aux services spéciaux américains, armée et formée par Washington. Le régime des Talibans, jusque-là toléré par la Maison Blanche comme « politiquement correct » a été lui-même soutenu par le Pakistan, l’un des alliés majeurs des États-Unis dans la région. Comment Al-Qaïda et son fondateur ont-ils pu passer du statut d’allié à celui d’ennemi public ? Certes, l’Union soviétique a dû abandonner l’Afghanistan. Mais, avec la Chine et l’Inde, la Russie avait misé sur l’Alliance du Nord du Commandant Massoud pour tenter de chasser les Talibans du pouvoir. Deux jours avant les attentats du 11 septembre 2001, le « Lion du Panchir » était assassiné par deux pseudos journalistes, en fait des membres d’Al-Qaïda. Étrange coïncidence !

Le 13 septembre, les États-Unis demandent au régime des Talibans l'extradition hors d'Afghanistan du fondateur d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden. Les Talibans, et en particulier leur chef, le mollah Omar refusent. Et pour cause, le mollah Omar n’est-il pas le gendre de Ben Laden ?


Après s’être assurés d’un soutien international, les États-Unis prennent la tête d’une coalition et lancent, le 7 octobre 2001, l’opération « Liberté immuable ». Cela va permettre à l’Otan de prendre pied dans les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale. Kaboul tombera sans grande résistance.

Oussama Ben Laden ne sera pas capturé, ni le mollah Omar d’ailleurs. Cinq ans après, Ben Laden demeure toujours insaisissable. Est-il terré dans les montagnes pachtounes, à la frontière du Pakistan ? De nombreuses vidéos, diffusées par la chaîne arabe Al Jazira, montrent Ben Laden dans un paysage de montagne, tenant des réunions en plein air. Il n’a pas l’air d’un homme traqué. On l’a même dit malade, souffrant d’une grave insuffisance rénale. Encore des « on-dit », jamais de preuves tangibles.

Le 17 mars 2003, l’administration Bush déclenchera une nouvelle guerre contre l’Irak, prétextant que Saddam Hussein détient des armes de destruction massive. On sait aujourd’hui que l’argument procédait du mensonge. C’est pourquoi, cette même administration a cru bon, pour son opinion publique, de relier le dictateur irakien aux attentats du 11 septembre, en avançant qu’il avait offert une logistique à l’organisation terroriste. Aujourd’hui encore 64% des américains croient en cette version. Pourtant rien de sérieux ne permet de prouver une quelconque collusion.

On assiste aujourd’hui au chaos qui secoue l’Irak de l’après Saddam Hussein. Ce pays martyr est devenu le champ de bataille de tous les terroristes, et le vivier du terrorisme international. Il n’est pas un jour où un attentat aveugle ne tourne au massacre. Est-ce cela le cadeau offert aux Irakiens après des années de dictature sanglante ?

En Afghanistan, les attentats se multiplient, le trafic d’opium se développe et les Talibans se renforcent dans leurs montagnes avec un discours toujours aussi extrémiste. Ne seront-ils pas bientôt de retour ?

Et si, tout cela, n’était que ce que les spécialistes en géostratégie appellent le « Grand Jeu » ?

Durant les siècles précédents, il opposa l’Empire britannique à la Russie, puis l’Occident à l’Union soviétique. Ne se prolonge-t-il pas entre les États-Unis et ses alliés contre la Russie, l’Inde et la Chine ? Dans ce jeu-là, il fallait pour marquer les esprits que le « mal » forme un axe visible avec la Corée du Nord, l’Afghanistan, l’Iran, l’Irak et la Syrie ; il fallait aussi que l’ennemi, invisible celui-là, le terrorisme international, ait un visage ; celui de Ben Laden avec Al-Qaïda fait pour l’instant l’affaire. Voilà un aperçu simpliste d’un Monde bien complexe, vu par la lorgnette de Washington, avec en arrière-plan des enjeux économiques colossaux, et bien entendu le pétrole.

Le 11 Septembre 2006

Carl E. ARKANTZ

(1) Le 26 octobre 2001, la famille Ben Laden se retirera de Carlyle en vendant sa participation de 2 millions de dollars.

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L'Armagnac...

L'Armagnac...

 

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...Comment l'apprécier

Vignes et cépages...

Cépage de distillation par excellence l'Ugni-blanc donne des vins acides, peu alcoolisés, qui après distillation produisent des eaux-de-vie fines et de qualité. Ce cépage s'adapte aussi bien au Bas-Armagnac qu'à l'Armagnac-Ténarèze.

La Folle Blanche est le cépage historique de l'Armagnac. C'est pourquoi il est le plus connu. Il dominait le vignoble avant la destruction de celui-ci par le phylloxéra en 1878. On l'appelait alors le "piquepoult". Aujourd'hui, sur porte-greffe sa culture est plus difficile, réduisant sa représentation. La Folle Blanche produit plus spécifiquement des eaux-de-vie fines, souvent florales, d'une grande élégance qui sont particulièrement valorisées en Blanche ou dans les Armagnac jeunes.

coulage

Devant son nom à un instituteur landais, Monsieur Baco qui l'a inventé à la suite du phylloxéra, le Baco 22 A est une originalité dans le paysage viticole français. C'est un hybride issu de la Folle Blanche et du Noah. Il s'est particulièrement adapté aux sables du Bas-Armagnac où il donne aux eaux-de-vie de la rondeur, de la suavité et des arômes de fruits mûrs, particulièrement après un long vieillissement.
Aujourd'hui très utilisé, le Colombard est valorisé dans la vinification des Vins de Pays des Côtes de Gascogne

Sa distillation est en conséquence confidentielle ; ses arômes fruités et épicés sont appréciés en assemblages. Cépages anciens, la Clairette de Gascogne, le Jurançon blanc, le Plant de graisse, le Meslier Saint-François ou le Mauzac blanc et rosé ne sont représentés aujourd'hui que par quelques hectares de vigne.

Une vinification naturelle...

Récoltés au mois d'octobre, les raisins sont pressés, et le jus mis en fermentation de manière tout à fait naturelle, sans produit œnologique. Le vin est généralement acide et peu alcoolisé ; il a ainsi une bonne capacité à conserver toute sa fraîcheur et ses arômes jusqu'à la distillation.

Savoir lire une étiquette...

Pour comprendre les mentions des étiquettes qui ornent les bouteilles, il est nécessaire de connaître les diverses dénominations commerciales attribuées aux Armagnacs en fonction de leur durée de vieillissement sous bois.


Les mentions d'âge

Ces mentions, hors millésimes se réfèrent toujours à l'âge de la plus jeune des eau-de-vie entrant dans l'assemblage. Ainsi, le "Hors d'Age" est un mariage d'eaux-de-vie dont la plus jeune a vieilli sous bois pendant plus de dix ans. Les Armagnacs se présentent également sous la forme de mentions d'âge : 15 ans, 20 ans, 30 ans…

Les dénominations commerciales

On trouve aussi sur le marché de jeunes Armagnacs comme le Trois Étoiles (plus de 2 ans), le V.S.O.P. (plus de 5 ans) et le X.O. (plus de 6 ans).

Les millésimes

Enfin, le Millésime (10 ans minimum), spécificité armagnacaise, correspond exclusivement à l'année de récolte mentionnée sur l'étiquette (1934, 1965, 1976).

chai


Vers une simplification

Afin de clarifier l'offre commerciale, de rendre plus lisibles et compréhensibles les dénominations présentes sur les étiquettes, les professionnels ont décidé d'évoluer progressivement vers une segmentation en 2 catégories : l'Armagnac pour les assemblages de moins de 5 ans et le Vieil Armagnac au delà.

Cette décision et la tendance croissante à mettre clairement en avant l'âge de la plus jeune eau-de-vie (ex : 8 ans, 12 ans) témoignent de la volonté des armagnacais d'utiliser un langage clair et simple pour parler de leurs produits.

Différentes manières de déguster un Armagnac...

En Apéritif ou en cocktails

Au gré des envies et des occasions, l'armagnac s'apprécie en digestif, pour terminer agréablement un repas convivial, mais aussi de multiples façons.

Le Floc de Gascogne, AOC depuis 1990, est un vin de liqueur fruité. Blanc ou rosé selon les cépages utilisés, il naît du mariage du jus de raisin frais et de l'armagnac provenant de la même propriété. Il trouve sa place à l'apéritif et pendant le repas.

Les liqueurs à base d'armagnac égayent le vin pétillant et les fruits à l'armagnac (pruneaux d'Agen, cerises, framboises, oranges…) ponctuent joyeusement un repas.

L'Armagnac fait d'excellentes bases de cocktails. L'eau-de-vie blanche, à peine sortie de l'alambic, se consomme nature, très fraîche ou avec un trait de citron, mais aussi au milieu d'un repas en "trou gascon", c'est-à-dire accompagnée d'un sorbet à la prune. On ajoutera à un armagnac jeune (VS, VSOP…) simplement quelques glaçons, un peu d'eau gazeuse ou de tonic.

L'armagnac à l'orange
- Armagnac (1/5)
- Jus d'orange (4/5)
- Un trait de grenadine
Décorer d'une tranche d'orange et d'un chalumeau

L'armagnac tonic
- Armagnac (1/5)
- Schweppes (4/5)
Décorer d'une tranche de citron

Le Torito
- Armagnac (1/7)
- Orangina Rouge (6/7)
À servir bien frais, sans glace

Armagnac et champagne brut
- Armagnac (1/8)
- Liqueur d'orange (1/8)
- Champagne frappé (6/8)
Dans une flûte, mettre la liqueur et l'Armagnac, mélanger, remplir avec le Champagne.
Décorer d'une cerise au Marasquin

After dinner à l'Armagnac
- Armagnac (3/5)
- Menthe verte (1/5)
- Gin (1/5)
Verser dans un shaker les ingrédients, frapper et servir dans des coupes à cocktail avec une feuille de menthe

Le Ravaillac (ABF : Association des Barmen de France)
- Armagnac (1/10)
- Izarra jaune (1/10)
- Jus de pamplemousse (8/10)
Dans un tumeur avec de la glace

En cuisine pour réaliser des recettes originales

L'étonnante diversité des armagnacs lui confère le pouvoir d'accompagner harmonieusement tout un repas. Il suffit de modérer les doses proposées et de servir parallèlement un verre d'eau.

En tenant compte des doses habituellement servies, il y a autant d'alcool dans 3 verres de vin que dans 3 verres d'armagnac (de préférence verre tulipe ou ballon).

 

La blanche d'armagnac, et son incomparable fruité, sera le parfait allié du saumon fumé, des charcuteries, du foie gras de la tarte au citron.

 

L'armagnac jeune permet de réveiller les sauces, flamber les crustacés, les viandes ou les pâtisseries, il remplace d'une manière originale le vinaigre pour assaisonner les salades.

flambage

Il se marie avec les fromages à pâte persillée, type roquefort.

Les armagnacs vieux conviennent aux plats sucrés/salés comme la pintade aux pêches, le magret de canard au miel. Ils font bonne figure sur les desserts : la forêt noire, la tarte Tatin, la charlotte aux poires, les oranges confites… Le sucre du dessert adoucit la vivacité de l'eau-de-vie.

 

Nous remercions le Bureau National Interprofessionnel de l'Armagnac  pour la fourniture des informations qui ont permis la rédaction de cet article.

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