Le Château d'Auvers-sur-Oise...

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...Voyage au Temps des Impressionnistes


Il était une fois, au bord de l'Oise, sur un coteau à la sortie du petit village d'Auvers-sur-Oise, un château d'une rare élégance, édifié au 17ème siècle pour un banquier italien de la suite de Marie de Médicis...

Comme dans le conte de la Belle au Bois Dormant, mais trois siècles plus tard, le château étouffait sous le lierre, les gravats, les ronces et les mauvaises herbes. Ce château oublié par le temps et l'histoire, c'était le château de Léry qui risquait de disparaître à jamais du patrimoine du Val d'Oise.

C'est alors que l'idée de restaurer ce bâtiment prit corps afin de rendre hommage aux peintres qui ont marqué de leur empreinte le cœur du Val d'Oise. Un concepteur de talent Jean Saint-Bris propose un projet original.
Et le 2 mai 1994, le Château d'Auvers, ayant retrouvé sa splendeur d'antan, ouvre ses portes sur le "Voyage au Temps des Impressionnistes", un étonnant parcours-spectacle unique au monde sur l'un des plus célèbres mouvements artistiques de tous les temps...


Le parcours-spectacle

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Kaléidoscope d'images et de sensations,
"Voyage au Temps des Impressionnistes" fait appel à de multiples technologies.
Des casques d'audio-guidage accompagnent le visiteur de salle en salle, en apportant des commentaires en 4 langues et des ambiances musicales d'époque. Avec des projections audiovisuelles, 22 écrans et bornes vidéos, des effets spéciaux et le cinéma, ce sont plus de 500 œuvres impressionnistes qui sont projetées, présentées et expliquées tout au long du parcours.


Quand le Paris moderne s'éveille...

Les grands travaux du baron Haussmann transforment la capitale. De grands boulevards aèrent les quartiers alors insalubres, des parcs et des jardins donnent un touche de verdure, les quais de la Seine sont remaniés. C'est le règne de l'hygiène avec la restructuration du réseau d'égouts. C'est aussi l'époque de la création de l'immeuble haussmannien qui marque encore le Paris actuel.

Les jeunes impressionnistes vont s'emparer de ce décor et peindre la ville. Manet représente les Tuileries en 1862 ; Renoir et Manet les ponts de Paris ; Degas s'intéresse à la vie des cafés ; Caillebotte observe de son regard de scalpel un Paris gris et lumineux, souvent sous un ciel de pluie.


Dans le secret des alcôves...

L'univers sulfureux du Paris de la prostitution et des courtisanes est rendu dans un couloir intimiste capitonné de rouge qui n'est pas sans rappeler Nana. Un atelier de couture permet de retrouver la beauté des robes, des manteaux et des jupons de dentelles, magnifiés par les peintres. Il aide aussi à comprendre le labeur des ouvrières, des petites mains, par la présentation de leur matériel et l'évocation de leurs conditions de travail.


Du café au spectacle...

Installé sur la banquette du café, vous découvrirez un monde particulier, celui de la Fée Verte (l'Absinthe) qui a inspiré de nombreux artistes, mais aussi les jeux, carafes, verres et cuillères à absinthe, fontaines et journaux d'époque, pots et blagues à tabac. Puis, dans un authentique Caf'conc, assistez au spectacle de French Cancan endiablé, à la performance d'Yvette Guilbert.


Une invitation au voyage...

Les gares sont les portes de la ville, c'est ainsi que Napoléon III avait baptisé les gares parisiennes. Le train, c'est la modernité ; c'est aussi la fascination qu'exerce le fer, la fumée et le bruit. Nombre de peintres vont s'en inspirer de Monet à Pissarro, de Caillebotte à Renoir ou Berthe Morisot.

Vous pourrez continuer ce voyage au bord de la mer ou dans les guinguettes en bordure de rivière, vous offrir une partie de campagne, le temps d'un déjeuner sur l'herbe ou dans un des trois restaurants, la Guinguette, l'Orangerie ou les Canotiers, son chef Sébastien MAUSSION (assisté d'Éric LENOÉ) a évolué parmi les plus grands.