Arkantz

Romancier et éditorialiste, Carl Eric Arkantz collabore régulièrement à la rédaction de magazines sur Internet, et est régulièrement publié dans la presse francophone.

24 octobre 2007

Auvers sur Oise... "Journey in the days of the Impressionists"

Le Château d'Auvers-sur-Oise...

chateau

..."Journey in the days of the Impressionists"

On the shores of the Oise River, on the outskirts of a little village known as Auvers-sur-Oise, an elegant castle was built in the 17th century for an Italian banker.

Three centuries later, abandoned, the Château Lery (as it was known then), having given in to the harsh winters and storms, had lost all its sparkle. In the early eighties, the idea to restore this building started developing, with the aim to pay tribute to the painters who had marked this region in the heart of the valley of the Oise.

"A Journey in the days of the Impressionists"

The county Council of the Val d'Oise took in charge and financed this original project by Jean Saint-Bris. On the 2nd of May 1999, having recovered its splendor, the Château d'Auvers reopens its doors. "A Journey in the days of the Impressionists" is a unique and astonishing walk-through show covering one of the most appreciated artistic movements of all times. Using various technologies, a kaleidoscope of images, sensations and music, the walk-through shows represent many aspects of life at the time of the impressionists. It is a journey back in time.

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The streets of Paris…
The people of the streets…
The street professions…

The Baron Haussmann transforms the capital. Large boulevards, parks and gardens are created. The banks of the Seine are built, the sewage system is restructured. The impressionists start painting the town, a change from the classical studio paintings. Manet paints the Tuileries, Renoir and Manet depict the bridges, Degas portrays the cafés, while Caillebotte from his balcony shows the gray and illuminated Paris, very often under the rain.

Private playtime… Love for sale…

The illicit atmosphere of Paris, red velvet-lined corridors, courtesans and prostitution, Nana posing for the artists, is just another aspect of the Parisian life of the time.

Fashion…

In this show, not only the splendor of the dresses of the period is displayed, but also all the related professions of an atelier de couture.

Spectacle...

In a "caf'conc", you will be seated in front of the stage where Yvette Guilbert comes to life followed by a French Cancan. You'll be part of the "Paris of shows".

Life in the cafés…

Discover life in the cafes, symbolized by Absinth the green fairy that inspired many painters, and also the many objects that are so much part of the café universe: games, jugs, Absinth glasses and spoons, fountains, newspapers, tobacco jars, etc.

Train station…
Symbol of modernity…
An invitation for a journey…

With huge metal frameworks, powerful locomotives, rails, smoke and noise, the station has fascinated painters, giving way to the greatest adventure of the 19th century painting. A train journey through time at 40 km per hour, with the masters of the canvas.

Seaside…
Countryside…
Riverside…

The joys of swimming in the sea, of lunches on the grass, or dancing in the open-air on the guinguettes are very much part of this period's leisure activities in nature.

Apart from the walk-through shows, The Château has 3 restaurants, and a boutique. There are also different workshops and special tours for groups or for students.

Moreover, it is possible to organize special professional or private events such as seminars, conferences or receptions at the Château d'Auvers.


Marla KING

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23 octobre 2007

Le ridicule ne tue pas… La haine… Oui !

Capitole


La perspective d’un vote du Congrès pour la reconnaissance du génocide des Arméniens semblerait s’éloigner, de nombreux parlementaires américains hésitant à confirmer leur intention de confirmer leur engagement. Les raisons sont nombreuses. Le chantage de la Turquie d’entraver la circulation du fret vers la base d’Incirlik qui sert au Pentagone pour la guerre en Irak comme les gesticulations d’Ankara contre les Kurdes du PKK et ses menaces d’intervention sur le territoire irakien effraient certains membres du Congrès. Pourtant, par le passé, du temps de Saddam Hussein, Ankara ne s’était pas privée de bombarder des positions kurdes en Irak sans que personne n’y trouve rien à redire. Mais la donne a changé.

L’Irak est désormais la chasse gardée de Washington, bien que Washington n’y garde pas grand chose si ce ne sont les puits de pétrole. La chasse, elle, est bien ouverte à défaut d’être gardée, et ce sont les Irakiens qui en font les frais, et tout autant sinon plus du fait de terroristes se revendiquant d’Al-Qaïda que des Américains et de leurs alliés. Si ces derniers ont ouvert la boîte de Pandore, ce sont hélas des islamistes vindicatifs qui crucifient d’autres musulmans. Les Américains sont sans doute condamnables d’avoir agi en dehors du droit international, et d’avoir provoqué le chaos. Il ne faut pas oublier néanmoins le régime dictatorial de Saddam Hussein, quand bien même le Rais a été le petit soldat de l’Occident dans la guerre contre l’Iran. Devenu trop encombrant, l’Occident aura préféré s’en débarrasser. Comme il s’est débarrassé du Shah d’Iran.

L’Iran ou l’Irak n’ont jamais été les alliés de la Turquie. Pour les prêcheurs de l’union islamique voilà une pierre dans leur jardin. La Turquie aura beau essayer de rameuter les pays musulmans autour de sa bannière, elle ne pourra leur faire oublier les années d’humiliation de son passé colonial sur la péninsule arabique, le Maghreb et les Balkans. L’Empire ottoman n’était-il pas concurrent de deux autres grands Empires qu’étaient la Russie et l’Autriche-Hongrie ? N’a-t-il pas usé de sa position pour avoir l’appui de la France ou de l’Empire britannique contre la Russie ? N’a-t-il pas bénéficié de l’aide et du soutien de l’Allemagne ?

Aujourd’hui, la Turquie, qui n’est que l’ombre de cet Empire mais continue à bâtir un rêve pantouranien, est devenue par nécessité l’allié des Etats-Unis, et réciproquement. D’abord, il fallait cantonner la menace soviétique ; désormais, il s’agit de contrer la menace terroriste. Le PKK fait partie de cette menace-là, si l’on en croit les Turcs, les Américains et l’Union européenne. Ce serait oublier que les Kurdes, qui ont aujourd’hui droit à leur terre et au respect de leur identité, ont été manipulés par le gouvernement Union et Progrès, dirigé par Talaat et Enver pour participer à l’extermination des Arméniens. Les Kurdes ont fait amende honorable en demandant le pardon aux Arméniens.

Ce geste-là la Turquie ne l’a pas fait. Elle continue non seulement à nier un crime qu’elle a endossé, mais elle continue à entretenir le mensonge en finançant de puissants lobbies pour tenter d’étouffer la vérité. On peut effacer des traces matérielles, travestir des documents et des archives. Les chancelleries européennes et américaines détiennent toutes les preuves du crime. Plus encore, les victimes et leurs descendants sont et demeurent cette mémoire ineffaçable. Dans la bouche de ces victimes le mot de turc avait une connotation d’effroi et d’horreur. Aujourd’hui, bien que le mot arménien est une insulte en Turquie, des intellectuels turcs vont à la rencontre des Arméniens et entretiennent avec eux cette mémoire afin d’essayer de tisser des liens de confiance, d’amitié et de respect. Il est utile d’en citer quelques-uns : Ohran Pamuk, prix Nobel de littérature 2006, Elif Shafak, écrivain, Ragip Zarakolu, éditeur, Taner Akçam, historien, Ali Ertem, Eren Keskin, militante des Droits de l’Homme. D’autres suivront, malgré les menaces, malgré la haine, malgré le meurtre. Hrant Dink a payé de sa vie son engagement pour la vérité et son désir de rapprochement entre Turcs et Arméniens.


Que m’importe les messages de mépris et les railleries ! Que m’importe de ne pas être aussi célèbre que Henri Kissinger… Que m’importe… tant que j’ai ma conscience pour moi.

Carl E. Arkantz 

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19 octobre 2007

Les couples se font et se défont...

cecilia_sarkozy


Les couples se font et se défont. Ainsi va la vie. Qu’il s’agisse d’un Président de la République et de son épouse n’y change rien !

Pourtant, depuis des semaines, des rumeurs couraient sur le divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy. Le 18 octobre, la rumeur a laissé place à un communiqué de l’Élysée. Clap de fin en pleine grève des transports publics. Une autre rumeur enfle. Ce communiqué serait tombé opportunément pour mettre la grève et les luttes syndicales pour la défense des régimes spéciaux au second plan.

On croit rêver. Quand des millions de Français deviennent les otages d’une grève, de qui se moque-t-on ? Pour ceux qui ont connu le blocage de la France de 1995, le spectre de la paralysie est encore présent. À l’époque, il m’avait fallu trois heures de marche, deux jours de suite, d’Argenteuil à Paris pour honorer des rendez-vous et récupérer des chèques.

On parle beaucoup de la misère. On oublie que cette misère-là concerne tout autant les SDF, terme politiquement plus correct que clochard, que les travailleurs dits pauvres. Il y a des familles en France dans lesquels seul un des parents travaille en tant que salarié, l’autre étant soit au chômage, soit entrepreneur en micro-entreprise avec des revenus insuffisants pour dégager un salaire. Ces familles voient la moitié de leurs revenus passer en loyer et en charges, parfois plus. Que leur reste-t-il pour vivre et faire vivre leurs enfants ?

Didier Le Reste, secrétaire de la CGT-Cheminots, ignore-t-il que tout le système de retraite par répartition est en péril, que dans les régimes spéciaux un demi-million de salariés doivent financer les retraites d’un million d’allocataires, que pour pallier le déficit c’est le régime général qui est appelé à financer. Ignore-t-il que, si rien n’est fait, les retraites par répartition disparaîtront ?

La CGT a néanmoins décidé la reprise du travail, contrairement à FO, la centrale issue de son sein après la scission, et SUD-Rail. Le vendredi 19 octobre, le trafic sur les lignes RER A et B était nul, privant plusieurs centaines de milliers de banlieusards de moyens de gagner leurs lieux de travail. Denis Baupin, adjoint au maire de Paris et conseiller municipal des Verts, s’était permis d’assimiler les habitants de la banlieue parisienne à des privilégiés qui avaient choisi le confort de vivre loin de la pollution. Faut-il rappeler à cet élu, qui vit sûrement à Paris, que vivre en banlieue n’est pas forcément un choix, et que devoir prendre sa voiture pour enfumer Paris ne l’est pas non plus, surtout lorsque les transports publics sont réduits à néant.

Il est étonnant d’entendre chez certains élus et représentants syndicaux autant de mépris pour leurs semblables. Doit-on rappeler les affaires prud’homales de Marc Blondel avec ses chauffeurs. L’un d’eux, victime de surmenage avait même succombé. On reproche à Renault la pression exercée sur ses salariés. On oublie un peu vite celle exercée par les politiques ou les syndicalistes sur leurs collaborateurs ou salariés.

Restent les usagers des transports publics, peut-on vraiment parler de clients, qui doivent encore et toujours supporter ces conflits, et qui ne demandent qu’une chose : pouvoir travailler !

Carl E. Arkantz

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16 octobre 2007

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles...

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas. C’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.

Sénèque


Seneque


Les politiciens devraient méditer cette phrase au lieu de se complaire soit dans un immobilisme coupable, soit dans une agitation inutile.


Si le monde du travail a changé, la pression au travail est toujours aussi forte. Elle affecte de plus en plus les cadres, à qui l'on demande d'être encore plus performants. Dans la perspective de la globalisation, le recours aux 35 heures a été une des erreurs majeures du gouvernement Jospin ; elles ne s'appliquaient pas aux cadres.


Les régimes spéciaux, notamment ceux de la SNCF et de la RATP, correspondaient à une période où le travail des cheminots était particulièrement pénible. À travail équivalent, un salarié du privé affilié au régime général n'a pas les mêmes droits. Qu'on comprenne bien, je ne juge pas la pénibilité du travail des salariés des transports publics. Les transports publics sont vitaux pour l'économie. Mais il faut avouer que des grèves qui empêchent les salariés de travailler, freinent la production des entreprises, et plus particulièrement des plus fragiles d'entre elles, les PME-PMI, dégraderont un peu plus le climat économique et social.


Aux yeux de certains, les régimes spéciaux sont à tort assimilés à des privilèges. En réalité, ils ne sont plus adaptés à la situation actuelle. Quand de nombreux pays, confrontés aux problèmes de la retraite, privilégient l'allongement du temps de travail, la prolongation de la durée des cotisations, en France, nous préférons faire le contraire. En 1987, alors que j'étais en formation dans une grande compagnie d'assurance, j'ai eu à traiter le sujet des retraites par répartition. Le constat était sans appel : il fallait soit doubler les charges sociales ou instituer un départ à la retraite à 70 ans, si l'on voulait conserver le système tel quel avec des revenus stables.

La réforme des régimes spéciaux, si elle ne semble pas fondamentale, crée une discrimination qui n'a plus lieu d'être. Le système de retraite par répartition est en danger. Il faut l'admettre une fois pour toutes. Les raisons sont d'abord démographiques. On vit plus longtemps et plus vieux. Le nombre d'actifs ne cesse de diminuer alors que le nombre d'inactifs, et notamment de retraités, va continuer à croître.

Parmi les remèdes possibles pour sauvegarder ce système le plus évident est d’augmenter le nombre d’emplois. Or pour embaucher, il faut que les entreprises aient du travail à fournir. Cela suppose la croissance. La croissance repose sur la confiance des ménages et leur consommation ; et il n’est pas certain que cette consommation s’oriente vers des productions nationales.

Le système économique est devenu mondial ; les produits de consommation courante sont fabriqués dans les pays émergents comme l’Inde, la Chine, le Pakistan ou Vietnam; et c’est d’abord à ces pays, et surtout aux intermédiaires, que profitera la consommation intérieure. Il faut donc que les entreprises françaises se polarisent sur des activités à forte valeur ajoutée, ce qui suppose qu’elles investissent dans la recherche-développement.

De plus en plus, de tâches ne sont plus effectuées manuellement. Une machine remplace plusieurs exécutants ; elle n’est assujettie à aucune charge sociale, si ce n’est pour le calcul de la taxe professionnelle. Une éco-taxe a été fixée pour financer le recyclage des appareils susceptibles d’être polluants. Pourquoi n’y aurait-il pas une socio-taxe sur ces mêmes machines ? Cela ne permettrait sans doute pas de régler le déficit des caisses d’allocation de l’URSSAF, mais de la réduire.

Il y a certainement encore d’autres solutions. Alors, imaginons, soyons positifs, créatifs et innovants.

Seule l’audace sortira la France de l’ornière. Ni l’inertie, ni la polémique, ni les faux-fuyants et les conflits ne sont une réponse aux défis majeurs qui nous font face.

Carl E. Arkantz


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15 octobre 2007

Les Principes qui me guident

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La Flamme de la Résistance
Paris


Je suis issu d'une famille héritière des idéaux de la Résistance française et me fais fort de rester fidèle à ses principes.

Je m'incline auprès de ceux qui ont souffert de l'oppression d'un certain pouvoir turc, un pouvoir nationaliste qui a abrogé le califat au nom du progrès, attiré à lui les minorités de l'Empire pour prendre le pouvoir. Arrivé à ses  fins, il a entrepris une politique ultra-nationaliste, dite pan touraniste, qui exigeait l'anéantissement de populations entières.

Les Arméniens comme les Grecs, les Juifs, les Assyro-Chaldéens ou les Arabes ont été les victimes de ce plan d'extermination.

Les Arméniens rescapés du génocide de 1915 ont trouvé aide et protection dans les pays limitrophes de la Turquie, pays arabo-musulmans (Syrie, Irak...) ou musulmans (Iran) ; de même, des tribus arabes de Turquie ont sauvé de la mort des enfants du génocide.

Le gouvernement turc (je ne parle pas de la Turquie ni du peuple turc) qu'il s'agisse de celui qui est aujourd’hui au pouvoir ou ses prédécesseurs ont toujours nié l'évidence et fait croire à leur peuple une certaine vision de l'histoire, une distorsion des faits pourtant dénoncés par leurs alliés d'alors Allemands et Autrichiens. On ne modifie pas l'histoire ; on peut en changer le cours.

C'est pourquoi mon propos est d'éclairer, d'expliquer, de comprendre et de chercher à comprendre, mais aussi de saluer le courage des Turcs d'hier qui en 1915 n'acceptaient pas l'horreur de ces massacres et au péril de leur vie les soustrayaient au sabre de leurs bourreaux. Honneur aux Justes.

Je salue également les démocrates turcs qui par amour pour leur pays luttent pour le mettre sur les rails de la liberté, de l'égalité, de la fraternité, du progrès social et économique.

Je salue les prisonniers politiques qui meurent dans les prisons turques pour avoir défendu les droits de l'Homme et la démocratie.

Je combats pour des idées, pour des principes, et non pour une quelconque idéologie.

Je combats contre le mépris et la haine.

Bien littérairement vôtre.

Carl E. Arkantz

Signataire de la pétition en faveur de la militante turque des Droits de l'Homme, Eren Keskin

Membre du comité de soutien de l'historien turc Taner Akçam

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À propos de Dieu... et de son instrumentalisation

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En réponse aux commentaires reçus à mes articles sur le Liban publiés sur Emarrakech.info



Pour faire la paix, il faut faire la guerre. C’est du Jules César : « Si tu veux la Paix prépare la guerre ». Je n'ose pas croire que cela puisse figurer dans des textes sacrés. De même, puisque les religions monothéistes disent que Dieu a créé l'Univers, cela suppose que Dieu est universel. En ce cas, instrumenter Dieu ou L’embrigader sous un drapeau, dans un parti ou dans une croisade est une hérésie. C'est pourtant ce que toutes les religions et tous les extrémistes ont fait durant des siècles, utiliser Dieu ou les Ecritures pour mener à bien leurs actions qui ne devaient rien à Dieu telles leurs œuvres de destruction. Mais c'est ainsi. On ne peut que le déplorer.

Lorsque je lis qu'un dirigeant comme Sadate n'avait pas l'aval de son peuple pour tendre la main à Israël, qu'en savez-vous ? Que pouvez-vous savoir de ce que voulait ou non le peuple égyptien ? Qui peut prétendre que des hommes et des femmes préfèrent se complaire sous la menace de la guerre plutôt que d’aspirer de vivre en paix ? Cela s’appelle du masochisme.

Al Qaïda n’a jamais été la réplique d’un peuple contre le reste du Monde. Ce n’était, et vous le savez, que l’instrument de la CIA contre les Soviétiques en Afghanistan et en Asie centrale. Et il n’y a que les naïfs pour croire que cette organisation sert la cause qu’elle dit défendre. L’islam n’a rien à gagner de cette organisation et de ses chefs insaisissables (à qui peut-on encore d’ailleurs faire croire cela ?).

Al Qaïda est un piège pour la cause musulmane ! On peut critiquer le Hezbollah sur bien des points, mais celui-ci en a pris la mesure, n’en déplaise à Washington et à ses alliés, si prompts aux amalgames.

Beaucoup de Musulmans parlent de la Djihad, de la Guerre Sainte, en appelant à la mort et à la destruction. Il faudrait revenir au sens réel du mot Djihad, la lutte, non contre les autres mais en soi. Cette lutte, cette Djihad intérieure, a pour but de permettre à l’homme de se bonifier non de le conduire à son auto-destruction. De même, tu ne tueras point signifie tout autant dans son acception primaire : tu ne porteras pas atteinte à la vie d’autrui que, dans un sens plus métaphysique, tu ne tueras l’image de Dieu qui est en toi, puisque Dieu t’a fait à Son image. Dans les deux cas, cela incite l’homme au respect de soi.

Le détournement de terminologie vient du fait que les textes sacrés ont été sources d’interprétations diverses ou d’instrumentalisation suivant les époques ou les événements. Cela est vrai pour le Christianisme. Cela l’est aussi pour l’Islam. Qui dit religion dit lien et union. Victor Hugo écrivait : «  Je suis pour la religion, je suis contre les religions ».

De même, qu’il existe dans les Evangiles et le Coran des passages entiers sur l’Amour et la Tolérance, il en aussi existe dans le Pentateuque. Je vous donne à méditer celui-ci, un des chants du prophète Isaïe  (Isaïe, chapitre 65) : « Le loup et l'agnelet paîtront ensemble, le lion comme le bœuf mangera de la paille, et le serpent se nourrira de poussière. On ne fera plus de mal ni de violence sur toute ma montagne sainte, dit Yahvé. »

Et que la Paix soit dans vos cœurs.

Carl E. Arkantz

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11 octobre 2007

Le ridicule ne tue pas… Hélas !

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Le 10 octobre 2007, la Commission des Affaires Etrangères du Congrès des États-Unis a adopté par une majorité de 27 voix pour et 21 contre la résolution HR 106 reconnaissant le génocide des Arméniens perpétré par les Turcs en 1915.

Cette résolution peut désormais être présentée au vote du Congrès ; elle a déjà le soutien d’une majorité de parlementaires américains.

Durant les jours et les semaines qui ont précédé ce vote les autorités turques par les voix de leur nouveau Président élu Abdullah Gül, de leur Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, du Président de leur Grande Assemblée nationale et j’en oublie certainement n’ont pas manqué de marteler qu’il fallait bloquer ce texte ; leurs interventions ont suscité différentes prises de position à commencer par celle du Président George W. Bush, qui disposant d’un droit de veto à l’instar du Président Clinton qui fit usage du sien pour une résolution identique, s’est déclaré hostile au texte. Il est vrai qu’embourbé en Irak, il ne peut se permettre d’irriter son allié turc, tant il est également vrai que cet encombrant allié n’a pas intérêt de se fâcher avec les Etats-Unis tant il en est dépendant. Je ne citerai pas nommément les huit anciens secrétaires d’État, ni l’actuelle ou le ministre de la Défense dont les communiqués ou lettres ne font pas honneur aux États-Unis. D’ailleurs, nonobstant cette incurie, je doute que leurs noms ne sortent jamais grandis dans l’Histoire.

L’orgueil surdimensionné des Turcs qui refusent obstinément la réalité peut prêter au ridicule. Ainsi, dans les livres d’histoire, des écoliers turcs un peu attentifs pouvaient noter que, lors des batailles livrées par l’Empire ottoman, les victoires étaient toujours celles des Turcs, alors que les défaites étaient celles de l’Empire. Cette distinction est révélatrice. Le Turc ne peut jamais faillir. Alors que l’Empire, lui, n’était qu’un composé ethnique dans lequel le Turc n’était qu’un des éléments. Quand les livres d’histoire se livrent à pareil distinguo que peut on attendre d’un crime comme un génocide ?

À Ankara, les manifestations hostiles aux Américains face à l’ambassade des Etats-Unis, bien qu’organisées par le parti des Travailleurs (nationaliste de gauche) dont l’anti-américanisme est viscéral, procèdent de ce même lavage de cerveau qu’ont subi des générations d’enfants turcs dans les écoles laïques de la République.

Qu’adviendra-t-il lorsque la Turquie admettra enfin son crime ? Que celui-ci ait été commis à l’époque de l’Empire n’affranchit en rien la République turque qui en est l’héritière, qui plus est quand cette République ne recule devant aucun procédé fut-il des plus dégueulasses pour continuer à nier ce crime.

Entendre encore et toujours que ce crime n’a jamais eu lieu heurte, blesse, horripile ceux qui en ont été les victimes directes et indirectes ; je veux parler des survivants et de leurs familles. Car le récit des atrocités subies et les témoignages des diplomates, des militaires, des missionnaires ou des personnels médicaux quels qu’ils soient ne sont pas des affabulations impérialistes comme le prétendent à l’envi les manifestants turcs. Les témoignages, notamment d’Autrichiens et d’Allemands alors alliés de l’Empire ottoman, ne sont pas des plus complaisants envers les criminels du parti Union et Progrès et leurs séides.

Nier l’évidence, et continuer à la nier, ne grandira pas la Turquie. Si tant est qu’elle ait envie de grandir. Le ridicule ne tue pas… Hélas !

Carl E. Arkantz

11 octobre 2007

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10 octobre 2007

Le Diable de Çildir

Le Diable de Çildir :

cildir

Roman
N° SGDL 2006.11.0265

1920, la Grande Guerre a détruit des familles entières, et laissé derrière elle ruines et désolation. Elle a aussi eu ses héros anonymes, ses héros de hasard.

Réfugié à la tête de son armée de mercenaires dans sa forteresse, au sud du Caucase, à la frontière irano-arménienne, le prince-général de Lambron est l’un de ces héros-là.

Qu’est ce donc que l’héroïsme sinon que d’avoir bravé la mort ? Chaque homme a ses secrets. Chaque homme a ses blessures. À quoi bon être devenu une légende quand au bout du compte on reste seul avec ses remords ?

Car Tigrane de Lambron n’aura pu sauver, pendant l’un des épisodes du génocide de 1915, sa femme et ses deux fils : l’un est mort avec sa mère et l’autre a disparu. Ce dernier serait pourtant vivant. C’est du moins ce qu’il voudrait croire. Mais ses recherches sont  demeurées jusqu’alors vaines. Et il serait prêt à les abandonner.

Ce serait sans compter sur la conviction de ses proches. Ce serait également sans compter sur le destin.

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Le Prince des Faces

Le Prince des Faces :

masque

Roman
N° SGDL 2001.05.0302

Surnommé "L'Œil", Douglas Kendall a été l'un des meilleurs photo-reporters de guerre de son temps. Peut-être le meilleur. Une photo durant sa dernière mission en Bosnie bouleverse sa vie. Sombrant dans l'alcoolisme, il choisit de s'exiler volontairement dans un monastère, situé dans une île au nord du Brésil. Que trouvera-t-il dans cette fuite ?

En proie à un cycle d’autodestruction, il est amené à découvrir les pièces d’un puzzle dans un véritable jeu de faux semblants. Quel lien peut-il exister entre le procès de son père, les coulisses corrompus du pouvoir, la saga de la famille Natash et les moines du monastère. En remontant vingt ans en arrière, un morceau du voile se lève sur ces énigmes, déchaînant une série de crimes étranges.


Sommes-nous maîtres de nos destins ? Dans un univers d’intrigues et de passions, Le Prince des Faces, mêlant philosophie et réalisme, décrit comment des vies apparemment ordinaires peuvent basculer sous l’effet de manipulations occultes.

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02 octobre 2007

Espoir en Birmanie...

La démocratie a de l'eau dans le gaz en Birmanie. Trop d'intérêts sont en jeu pour condamner la répression féroce des manifestations pacifiques dans la capitale birmane. La Chine et la Russie essaient de temporiser. Au-delà, c'est l'approvisionnement des voisins asiatiques qui peut être en péril. Les enjeux économiques priment sur les droits de l'Homme.

Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi est condamnée à la résidence surveillée. Alors que le peuple souffre de faim, les militaires de la junte au pouvoir encaissent les bénéfices de l'exploitation du gaz et des pierres précieuses.

L'émissaire spécial de l'ONU, Ibrahim Gambari vient de quitter la Birmanie après avoir rencontré Aung San Suu Kyi et le généralissime Than Shwe, le dirigeant de la junte birmane.

Faut-il croire encore en un espoir de paix et de concorde ?

Personnellement j'en doute...

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