Noël en Alsace...

marche

......entre histoires et enchantements

Un univers de mythes et de légendes

La période de Noël est une des fêtes les plus célébrées au monde. Elle a su conserver en Alsace son âme profonde d'espoir et de réjouissance, à l'approche de la célébration de la Nativité. C'est aussi le renouveau que l'on fête pour le solstice d'hiver.

Un univers de mythes et de légendes, de rites et de traditions, de senteurs et de saveurs se révèle pour le plaisir des petits comme des grands. La région toute entière s'active dans une atmosphère festive où se mêle l'enchantement. Du jour de la Sainte Catherine, le 25 novembre, à celui de Noël, le 25 décembre, une effervescence particulière se crée pendant les quatre semaines qui précèdent la Nativité, c'est le temps de l'Avent, et se terminent le 6 janvier à l'Épiphanie.

Faire partager cet esprit de Noël préservé, cultivé dans la joie des préparatifs où le quotidien retrouve l'empreinte des traditions, tel est le bonheur de l'Alsace, notamment avec ses célèbres marchés de Noël.

Mystère ou tradition…

Le Hans Trapp, parfois appelé Rüpeltz car il était couvert de peaux de bêtes, c'est l'authentique ancêtre du Père Noël. Son histoire remonte à la fin du Moyen-Age. À cette période, le seigneur Hans Von Drodt terrorisait Wissembourg depuis son nid d'aigle du Berwarstein voisin. Il laissa un tel souvenir qu'il devint l 'épouvantail mythique chargé d'effrayer les enfants qui n'étaient pas sages.

Les crèches de Noël, ces personnages qui représentent la Nativité, remontent au 13ème siècle, à l'époque de Saint François. Pour leur réalisation, on utilise des matériaux traditionnels comme le bois, l'argile et la terre cuite ou le grès au sel, du carton découpé et colorié.

La légende du " Christkindel ".

À la fin du 16ème siècle, la Réforme veut remplacer Saint Nicolas, trouvant sa célébration trop païenne pour le remplacer par le " Christkindel " , " l'Enfant-Jésus " qui doit rappeler le don de Dieu fait aux hommes.

La tradition évoluera au fil des siècles, gommant ce pieux changement.
À partir du 19ème siècle, le " Christkindel " est représenté sous les traits d'une jeune femme voilée, vêtue de blanc, la tête parée d'une couronne dorée ou ornée de bougies.

Elle gâtait les enfants sages avec à ses côté le terrible Hans Trapp continuant à jouer le rôle du Père Fouettard.

christkindel

Survivance d'une figure féminine, le " Christkindel " incarne-t-il la fertilité, ou s'agit-il d'une forme dérivée de Sainte Lucie, à l'honneur dans les pays scandinaves.

Pas de Noël… sans sapin !

À l'époque des Celtes, chaque mois lunaire était associé à un arbre. Pour le 24 décembre, le jour qu'ils considéraient comme la renaissance du Soleil, l'arbre en question était l'épicéa, "l'arbre de l'enfantement".

Une autre légende parle d'un miracle, au 7ème siècle, Saint Boniface voulant convaincre des druides que le chêne n'était pas un arbre sacré, en fit abattre un qui dans sa chute détruisit tout sur son passage hormis un jeune sapin. Profitant de la circonstance, le Saint déclara le sapin, arbre de l'Enfant-Jésus.

Mais la première mention d'un arbre de Noël ne fut faite qu'en 1521, en Alsace. Garni de pommes qui rappellent les fruits de la Tentation et d'Hosties qui figurent les fruits de la Rédemption, il est placé dans le chœur des églises.

Au 17ème siècle, le sapin s'enrichit de décorations, angelots et étoiles en papier, puis des images brillantes, découpées collées sur des sujets en sucre ou en chocolat. Enfin, on recouvre des noix de " papier chocolat ".

Avec la perte de l'Alsace et de la Lorraine en 1870, la France qui connaissait la coutume alsacienne de l'Arbre de Noël sans pour autant la pratiquer, adopta ce symbole pour montrer aux Alsaciens qu'elle ne les oubliait pas.

Nous remercions Tourisme-Alsace pour la fourniture des informations.