Arkantz

Romancier et éditorialiste, Carl Eric Arkantz collabore régulièrement à la rédaction de magazines sur Internet, et est régulièrement publié dans la presse francophone.

19 février 2009

Tristes Tropiques

Les Antilles dans la tourmente...

Un syndicaliste tué ! La contestation est-elle à ce prix.

Faut-il qu'un homme meurt pour que les responsables politiques, quel que soit leur bord, appellent à l'apaisement ?

Depuis plusieurs semaines, la Guadeloupe est paralysée. La faute à la vie chère, la faute au manque d'argent, la faute à une économie à la dérive, la faute aux vieilles rancœurs, la faute à la logique d'affrontement stupide et stérile, la faute à l'aveuglement et à la bêtise, la faute au désespoir et à l'absence de perspectives, la faute à l'égarement d'une jeunesse fragilisée, la faute à des manipulateurs qui s'agitent dans l'ombre tout comme dans nos banlieues.

Que de fautes...

Il ne suffit pas d'une simple gomme pour toutes les effacer.

Et à quelques kilomètres de là, un Président noir (fut-il métis) tente de sortir les États-Unis et le Monde de la crise.

Un modèle que devraient méditer les uns et les autres.

Tous les hommes sont libres et égaux quels que soient leur origine, leur religion, leur fortune ou la couleur de leur peau.

Il ne faudrait plus en douter.

Carl E. ARKANTZ



La crise... Encore la crise... Toujours la crise

Que ferait-on sans la crise ?

À force d'en parler matin, midi et soir, on se demande si les médias ne manquent pas de grains à moudre.

Avec cette overdose de sinistrose, il faut avoir l'estomac bien accroché pour  ne pas se laisser aller à broyer du noir. Cela fait pourtant les choux gras de nos chères têtes pensantes du pavé. Je veux évidemment parler de ceux qui le battent, à tort ou à raison, et qui faute d'avoir gagné dans les urnes veulent prendre leur revanche dans la rue.


Il y a là un facteur non négligeable ; celui qui a troqué son vélo et sa besace pour un parti de francs-tireurs avec gibecière, une bande d'anti-tout qui n'a pas le mérite d'être une bande d'anti-cons ni d'anti-haine ; un ténor de la critique qu'un magazine économique a baptisé d'homme sans solutions (au pluriel).
Le Besance No !


Ces revanchards du trottoir, véritables idéalistes de salon, contestataires creux se foutent bien des petites misères des petits, des sans-grades, des Flambeaux que nous sommes, et parmi lesquels je range les milliers de petits patrons, qui bon gré mal gré, avec force et courage essaient de maintenir à flot les PME-PMI.


Las de lire et d'entendre les tissus d'âneries idéologiques véhiculés par tous ces méprisants qui se déguisent en pauvres pour appâter les gogos, il serait temps de se réveiller et de se mettre au travail avec la créativité et l'intelligence qui fait que la France est et reste la France, un cas à part.

Carl E. ARKANTZ

03 février 2009

" Entre guillemets... "

On peut être populaire... et pour autant manquer de courage.

lang

Alors que le 19 janvier dernier, on célébrait dans l'oubli le lâche assassinat de Hrant Dink, journaliste turc d'origine arménienne abattu, il y a deux ans, devant les locaux de son journal, Agos, on apprenait qu'un de nos plus célèbres ministres de la Culture depuis André Malraux s'était fendu d'un double mea culpa à Blois sur une question de génocide.

Un génocide, M. Lang, ça ne se dit pas à demi-mot, ni du bout des lèvres.

Un génocide est le pire de tous les crimes.

Le mettre entre guillemets revient à le nier.

Il est vrai qu'en politique le retournement est un Art consommé.

Sans mon respect...

Ni ma cordialité.

Arkantz

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