Non, Monsieur, vous qui prétendez à la magistrature suprême, ce n'est pas en criant plus fort que les autres lors de vos meetings que vous serez plus crédible.

Ce n'est pas en faisant l'éloge de la paresse lorsque vous étiez ce fonctionnaire privilégié selon vos propres termes que l'on relève les défis de la modernité.

Devenir président, c'est endosser un costume de contraintes et de sacrifices. C'est souffrir de la trahison de certains de ses proches. C'est se retrouver souvent seul avec sa conscience devant des choix inextricables

La critique est plus aisée que le courage. Et le rassemblement des haineux et des aigris ne fera jamais l'unité nationale.

Le changement ? Oui, mais pas celui que vous préconisez. Un changement des mentalités est nécessaire pour sortir de cet individualisme et de l'indifférence qui est son corollaire. Cette indifférence-là confine à l'arrogance voire au mépris.

Pour être plus forte, la France a plutôt besoin d'un véritable sursaut de l'imagination, de l'entrepreunariat et de la confiance retrouvée.

Ce n'est pas en promettant de vieilles lunes qu'on devient un grand président.

Les temps qui viennent présagent de défis que nul d'entre nous ne peut prévoir.

Ce sera dans la révélation de ces temps à venir que l'histoire jugera.

Et, ce sera là, au pied du mur que ceux qui auront fait un choix qu'ils regretteront alors pourront dire : gémissons !

Avril 2012