Tout est une question de bonne race...

abyssin

Abyssin...
Dieu a créé le chat pour que l'homme ait un tigre à la maison.
Victor Hugo

Fier de sa descendance, Jean-Marie Le Pen a qualifié sa famille comme étant de bonne race. Comme les Debré ou les Dassault. Existe-t-il de bonnes ou de mauvaises races ?

Rien que poser la question peut amener sur le terrain miné de la polémique.

Peut-on vraiment parler de race ?

Le leader historique du Front est un familier de la formule. Il n'a pas l'habitude de mettre des gants. Pourtant, sa remarque pourrait être à double tranchant.

On parle volontiers de race quand il s'agit d'animaux avec par exemple les Salers, Parthenaise ou Limousine pour les bovins, Lusitanien, Anglo-arabe ou Hollandais pour les chevaux, Persan, Siamois ou Abyssin pour les chats.

Certes, le parallèle est quelque peu grossier entre les bovidés de nos campagnes, les équidés qui sont la plus noble conquête de l'homme et les petits félidés de nos résidences urbaines.

Mais parler de race pour des êtres humains reste péjoratif pour ne pas dire méprisant, surtout pour les autres.

Notre Jean-Marie national aurait pu s'inspirer d'un registre plus marial entre le Marie de son prénom, Marine qui rêve de prendre la grande bleue et Marion la bleue de service qu'on envoie au feu. Mais même avec une telle partition, il serait passé de raciste à calotin.

Reste Marion et sa fraîcheur. C'est vrai qu'elle tranche un peu avec ses ainés. Dommage que les idées qu'elle défend ne soient pas aussi fraîches.

Son grand-père la verrait bien diriger la France. Mais si elle n'y parvenait pas, il serait bien marri.

Bien littérairement.