Ou le discret...

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La politique est un théâtre...

Depuis le 15 mai 2012, Nicolas Sarkozy s'est fait rare. Après un séjour au Maroc, il assurerait un retour discret, orchestré par ses "amis" qui ont créé une amicale éponyme.

L'amitié en politique est assez rare, du moins si l'on s'en tient au triste spectacle des joutes oratoires ordurières ou aux faits divers qui ont vu traîner dans la boue ou pousser au suicide d'anciens serviteurs de l'État.

Lors d'un de ses derniers discours de campagne à Nevers, François Hollande faisait l'éloge de Pierre Bérégovoy, ce syndicaliste qui avait su s'extraire de sa condition pour exercer la carrière de ministre puis de premier ministre de François Mitterrand.

Il évita de parler des trahisons qui coûtèrent la vie à ce politicien discret et clairvoyant, reconnu comme tel par la gauche comme la droite. On appelle cela botter en touche. A Nevers pouvait-il en être autrement. Du grand Duke !

Mais on n'est bien grand que dans la mort, hélas. Pas forcément à sa Guise.

Bérégovoy, Boulouque, Boulin, Piat, l'histoire de la république regorge d'histoires, de scandales, de drames et de questions restées en suspens.

C'est pourquoi l'amitié "vraie" pour rappeler un argument de campagne reste l'exception.

Les intérêts, les alliances, les services rendus ou à rendre, les compromis ou les compromissions sont plus souvent la règle des trois : Je me sers, tu me sers et nous nous servons (le plus souvent sur le dos des autres).

Bien littérairement.