Qui prêteraient à rire, si…

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Le Grand Mamamouchi...ou le comique d'Istanbul

Depuis la diffusion d’un film apparemment stupide titré « L’innocence des musulmans » que personne n’a vraiment vu, l’islamophobie envahit nos médias. Le dernier à en parler, mais il y en aura d’autres après lui, est l’inénarrable Recep Tayyip Erdogan, premier ministre (et sinistre) turc qui a appelé de ses vœux l’idée que l'islamophobie soit considérée comme un crime dans le droit pénal international et qu'une législation internationale soit adoptée par l'ONU. Rien que ça !

L’islamophobie, un crime contre l’humanité !

M. Erdogan devrait être cette fois-ci le dernier à jouer les moralisateurs. Lorsque dans son propre pays, on attise la haine à l’encontre de ses minorités ; on nie l’histoire quitte à la défigurer ; on déverse des milliards de dollars à des falsificateurs du passé. Alors, on baisse d’un ton.

Rappelons pour les ignorants quelques faits récents :

  • Le 19 janvier 2007, le directeur du journal arménien AGOS d’Istanbul Hrant Dink fut assassiné devant le siège de ce journal par un jeune Turc.
  • Le 24 avril 2011, un conscrit arménien Sevag Balikci qui accomplissait son service militaire à Diyarbakir (Turquie) fut assassiné par un soldat turc.
  • Le 31 août 2012, l’assassin azerbaïdjanais (le petit frère Turc) Ramil Safarov, condamné par la justice hongroise à perpétuité pour avoir décapité de 16 coups de hache le lieutenant Margarian durant son sommeil, était extradé vers Bakou après avoir purgé 8 ans de réclusion. Dès son arrivée dans son pays, il obtenait la grâce présidentielle d’Ilham Aliev et était fêté comme un héros. Il aurait regretté ne pas avoir tué plus d’Arméniens.

M. Erdogan pourrait ranger sa susceptibilité hypocrite au placard et faire le ménage dans sa propre maison.

Il n’y a que les imbéciles, chez nous, qui se voilent la face et font les yeux doux à l’éternel homme malade de l’Eurasie.

Bien littérairement.