Ou le sauvetage du mariage en péril

mariage gay

Monseigneur Vingt-Trois n’est pas allé par quatre chemins pour condamner le projet de loi sur le mariage pour tous. On entend par « tous » édulcoré le mariage des personnes du même sexe, histoire de faire passer la pilule. Ce fait de société fait débat depuis longtemps en France comme ailleurs.

Pourtant, l’homosexualité a été pratiquée de tous temps, même parmi les puissants. On se souvient du roi Henri III et de ses mignons qui sera poinçonné sur sa chaise-percée (les attributs à l’air) par le Ligueur Jacques Clément d’un coup de couteau. À croire que l’église recourait déjà en ce temps à des arguments tranchants.

À Henri IV, le Vert-Galant connu pour ses frasque succèdera l’ambigu Louis XIII dont certains doutent qu’il fut le père de Louis XIV. Toujours est-il que Philippe, le frère de ce dernier préférait les garçons, alors que le roi courait le jupon.

Ne dit-on pas que l’exemple vient d’en-haut.

L’institution du mariage ne serait-elle pas en péril ?

Car dans beaucoup de familles « ordinaires », les enfants de couples mariés ne se marient plus, optant pour une union libre avec un compagnon qui devient également géniteur de leurs enfants. Les familles décomposées et recomposées ne sont plus une exception, et les passages devant Monsieur le Maire se font parfois sur le tard pour des raisons juridiques ou fiscales, parfois en catimini sans flonflons ni orchestre.

Dans ce cas, n’est-il pas souhaitable de revigorer cette belle institution en l’élargissant à tous les couples, homme-femme, homme-homme et femme-femme ?

Quid des enfants ?

Biologiquement, pour faire un enfant, il faut une combinaison male femelle dans de nombreuses espèces, y compris l’humaine. Il y a bien les FIVE (la conception médicalement assistée) mais, même là, la combinaison reste identique. En conséquence, il faudra toujours une femme et un homme pour enfanter. Reste l’adoption ! Et c’est dans doute la clé du problème. Un couple homosexuel peut-il élever un enfant en préservant son équilibre. On sait que l’éducation des enfants n’est pas toujours une sinécure.

La question reste posée.