Le Tweet à Saint-Toupet

piment-espeltte

Peut-on dire n’importe quoi ? Pas plus que tout Tweeter ou Retweeter.

Dans la famille du réseau social, Twitter est devenu un exutoire où chacun va de son message. Valérie y avait mis le pouce lors des dernières législatives pour régler ses comptes avec Ségolène.

Pierre Bergé avait « innocemment » retweeter le message d’un certain un certain Andrea C. : « Vous me direz, si une bombe explose sur les Champs à cause de #laManifPourTous c'est pas moi qui vais pleurer ». Le même Andrea C. se défendait d’avoir fait l’apologie du terrorisme en suggérant une explosion sur les Champs-Élysées.

De la bombe, il y en a eu à faire pleurer, bien entendu, puisque lacrymogène contre des manifestants opposés au mariage pour tous, soit débordant, soit débordés. Quel que soit le bord d’ailleurs, la matraque a complété la panoplie policière. Réaction proportionnée pour la préfecture ou exagérée selon les organisateurs, le langage des images sera le seul juge, subjectivement bien entendu suivant les interprétations qui en seront faites.

Cette semaine, trois lycéennes d'une terminale L du lycée Condorcet de Limay, dans les Yvelines, étaient exclues pour avoir insulté leur professeur sur Twitter. Début février, deux élèves de seconde du lycée Lakanal de Sceaux (Hauts-de-Seine), auteurs de faux profils d’un de leurs professeurs sur Facebook, avaient été exclus de leur établissement.

Des messages racistes ou antisémites circulent sur la toile. Internet est un espace ouvert et « anonyme » où chacun peut s’épancher plus ou moins intelligemment. Dépasser des limites est inacceptable. Mais l’éducation reste la meilleure des solutions, lorsque la sanction crée un sentiment d’injustice, notamment dans l’esprit des plus jeunes. Quant aux adultes, ils doivent apprendre à donner l’exemple. Ce n’est pas avec les dernières dérives de langage plus ordurières que fines que le débat s’en trouvera relevé. Il n’y a pas que le piment comme épice !