Détestée, haï ou adulée…

thatcher

Margaret Thatcher est partie. Ces ennemis d’hier l’épargneront peut-être plus, que ceux qui ne l’ayant jamais connue se livreront contre elle à des diatribes plus ou moins heureuses. Le Tweet de Mélenchon est à la hauteur de sa réputation. Rappelant au passage qu’elle avait cassé la grève des mineurs en 1985, il s’est fendu d’un « Margaret Thatcher va découvrir en enfer ce qu'elle a fait aux mineurs ».

On sait que les communistes même d’adoption ne croient ni en Dieu ni au Paradis, alors l’enfer.

Maguy n’a pas fait l’unanimité, loin s’en faut. Il serait pourtant utile que les tenants de ces doctrines ouvrent les yeux et cessent de lorgner du côté de l’État providence. L’État ce n’est pas Dieu, mais l’ensemble de la population contributrice de la richesse nationale qu’elle confie aux institutions.

La mort, même de son pire ennemi n’est pas une fête. Boire au décès de Margaret Thatcher sera le plaisir de quelques-uns, syndicalistes, cinéastes « engagés », gens de gauche pour la plupart. Les anciens communistes de l’Union soviétique de Gorbatcheff à Poutine n’auront pas cette indélicatesse, fut-ce hypocrite de leur part de saluer la mémoire de la première femme à occuper le 10 Downing street qui contribua à l’implosion du rideau de fer.

Restera d’elle un sentiment diffus parfois extrême, fait de respect comme de haine. Et quelques chansons reviendront dans nos mémoires… Miss Maguy s’en est allée, mais ne sera pas un réverbère.