Captain Europe vous voilà… Comme un air de Maréchal

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Plus crétin tu meurs ! Le monde a besoin de super héros, du moins c’est ce que pensent de beaux esprits pour qui le degré « zéro » de la culture prime sur l’intelligence. À l’heure où l’intelligence artificielle et la robotique s’invitent au journal télévisé comme des avancées technologiques, nos Eurocrates viennent de nous inventer un justicier sur mesure : le Captain Europe.

Alors que l’humain semble de plus en plus marginalisé par la croissance technique, ce héros ridicule vient nous rappeler que l’Europe a bien besoin d’un miracle pour être sauvée. Les miracles ne doivent rien à une seule personne, fut-elle une entité dotée de superpouvoirs. Les miracles ne sont le fait que d’une croyance commune d’un groupe entier pour qui la foi en son destin se joue de l’adversité.

L’exode du peuple juif à Babylone fut une étape cruciale de son destin. Invités par leurs geôliers à chanter pour leur propre plaisir, les Juifs préférèrent suspendre leurs harpes aux branches des arbres afin de laisser le vent en pincer les cordes. Ils ne chantaient que des louanges à l’Éternel n’exprimant que joie et allégresse, comment pouvaient-ils dans la tristesse de l’exil chanter cette joie ? Ils laissèrent donc à D:. le soin de chanter pour eux par le biais du vent.

La foi collective est toujours plus forte que le pouvoir d’un seul. Hélas, le pouvoir d’un seul peut quelquefois détourner la foi du plus grand nombre vers l’obscurantisme. Comment expliquer la montée en puissance de dictateurs ayant réussi l’impossible en hypnotisant tout un peuple. Cela s’explique aussi par la puissance du langage non-verbal (93% de notre communication) par rapport au verbal qui suscite pourtant autant de débats.

« Une image vaut mille mots », dit un adage célèbre. L’UE européenne aurait gagné à utiliser ce principe pour redonner aux peuples européens une véritable envie de relever les défis du présent. La représentation grotesque d’un super héros, succédané d’un Captain America, donne une idée bien peu reluisante de la classe politique européenne, prête à en découdre avec la Russie et entièrement vassalisée aux États-Unis.

Nous étions loin de penser que le suicide du projet européen en était à un tel avancement.