Ou plutôt son absence

Charlie Alive New

CHARLIE'S ALIVE...

L’exécution de l’équipe rédactionnelle du journal satirique « Charlie Hebdo » ainsi que celle de deux policiers ne peut laisser indifférents les défenseurs de la liberté d’expression.

Au-delà de l’émotion suscitée par cet immonde attentat qui ne peut que souder le peuple français autour des victimes mais également autour de la République, viendra le temps des questions.

Certaines ont déjà été soulevées dans de précédents articles.

La religion n’est que le prétexte qu’utilisent les criminels, quel que soit à la solde de qui ils agissent, pour stigmatiser une communauté dans son ensemble et exacerber des haines en particulier.

L’Islam n’a pas un représentant unique comme le catholicisme a son Vatican. La multiplicité des courants religieux rend impossible une condamnation par une seule voix. Par contre, la posture digne de l’imam de Drancy, bien que minoritaire par sa représentativité, ou du Recteur de la Grande Mosquée de Paris qui condamnent sans hésitation ces adorateurs de Satan, pervertissant le message du Coran, souligne la volonté du vivre ensemble des hommes quelle que soit leur foi.

Les raccourcis ne sont que les alibis des manipulateurs de tous camps. La violence est condamnable d’où qu’elle vienne. Le meurtre prémédité ne peut être toléré quel qu’en soit la motivation. Il est dit dans les Écritures que : « Qui frappera par l’épée périra par l’épée ».

Personne n’a jamais prétendu que celui qui se défend par la plume sera tué par le fusil. Mais que ces criminels méprisants et lâches le sachent, leur acte ne sera pas impuni. Et pour chaque défenseur de la parole qui tombera sous leurs coups, dix autres prendront la plume pour continuer le combat.