L’heure de gloire du journalisme français

tintin

Le journalisme est mort ! Il a laissé la place à des « fouille-merde » à l’ego surdimensionné qui, ayant l’audience dans les médias, sont devenus les caisses de résonnance de la pire des propagandes, car des plus sournoises.

La propagande à l’ancienne avait le goût et le parfum de la caricature. Celle du 21ème siècle se pare d’un politiquement correct aux ordres des Neocons de Washington.

Où sont les Albert Londres d’hier ou les Robert Parry d’aujourd’hui ? Pourquoi la réflexion a-t-elle cédé le pas aux idées toutes faites, pré-formatées  par des think tanks bellicistes ? Est-on devenu à ce point aveugle pour ne pas s’apercevoir que la société a changé ? Qui lit encore la presse papier ? Qui avale avec insouciance les « vérités » du New York Times ou du Monde ?

La Télévision n’est pas en reste. Qu’elle soit publique ou privée, elle entonne le même refrain, bâillonnant les opinions dissidentes. Mieux vaut discréditer l’empêcheur de penser en rond ou tout simplement ne pas l’inviter sur les plateaux ou lui ouvrir les colonnes des quotidiens.

Qu’on s’étonne ensuite de la radicalisation d’une frange de la population que ce soit dans les cités, montrées du doigt comme des repaires de non-droit ou parmi des citoyens excédés d’être les laissés pour compte d’un progrès qui ne profite qu’à quelques-uns.  Que les premiers prennent les armes et que les autres se laissent séduire par le populisme ne devrait pas nous surprendre.

Et l’on voudrait, dans les bureaux feutrés de l’État, relancer la croissance. Mais avec qui ? Qui fait fonctionner l’économie ? Le secteur public, encensé par la gauche socialiste, qui confond l’emploi et le recrutement de fonctionnaires ? Ne seraient-ce pas plutôt les milliers d’entrepreneurs privés, ces centaines de travailleurs pauvres, artisans, commerçants ou patrons de TPE pour qui les 35 heures sont une farce ?

L’imbroglio oriental avec sa stigmatisation de l’islam d’une part et du régime syrien d’autre part est un piège pour l’Occident. Les États-Unis se sont pris les pieds dans le tapis, et la France devrait s’abstenir de leur emboiter le pas. Daech ou Al-Nosra, c’est blanc bonnet ou bonnet blanc. La crise syrienne a été instrumentalisée dans la mouvance du « printemps arabe » dont on ne fait que percevoir les premières séquelles. Comprendre l’Orient est un exercice impossible pour un simple Occidental. Au risque de me répéter, la démocratie ne se décrète pas et ne s’impose pas non plus. D’ailleurs, les pays qui se disent démocratiques le sont-ils vraiment ? L’ancien président Jimmy Carter ne voit plus de traces de démocratie aux États-Unis.  Cela n’a pas eu beaucoup d’écho dans la presse.

Poutine est-il ce « Bad Guy » qui bombarde indistinctement en Syrie tous les opposants au régime légal qui a appelé la Russie à l’aide ? Al-Nosra, filiale d’Al Qaïda, est-elle assimilée à  ces « Good Guys », qui selon Fabius faisaient du « bon boulot » sur le terrain ? Le président Hollande ne voit-il que par la Dèche ? Le Qatar ou la monarchie saoudienne sont-ils vraiment plus respectables que les Assad ? Pourquoi la Turquie laïque de l’islamiste Erdogan serait un partenaire sûr que le laïc Bachar, alors qu’Ankara joue sur tous les tableaux ?

Si quelqu’un a un tuyau… un plutôt un pipeline

Et Jean-Michel Jarre dans tout ça… Ce doit être une histoire de tube