Arkantz

Romancier et éditorialiste, Carl Eric Arkantz collabore régulièrement à la rédaction de magazines sur Internet, et est régulièrement publié dans la presse francophone.

09 décembre 2009

Contaminations...

Halte à la contamination des esprits !

N'oublions pas que cette PEUR de la grippe A H1N1 est l'arbre qui cache la forêt.

Car :

- La grippe saisonnière tue 25 000 personnes par an en France et de 250 à 500 000 personnes dans le monde.

- La faim tue 1 enfant dans le monde toutes les 6 secondes.

- Le paludisme tue plus d'1 million de personnes par an (247 millions de cas en 2006) ou 1 enfant toutes les 3 secondes.

La meilleure des protections contre cette maladie reste une bonne hygiène de vie. Entretenir la peur est un fléau. Matraquer les esprits ne doit pas nous faire perdre de vue qu'il existe d'autres misères ailleurs, et des douleurs plus atroces que celles dont on nous agite l'épouvantail.

La Terre est notre maison commune et nous devons prendre conscience de notre chance de pouvoir y vivre. Que la préserver c'est l'aimer. Et aussi aimer les autres.

Et n'oublions que l'éternité est une vue de l'esprit car naître c'est apprendre à mourir, en vivant pleinement cette vie qui est une goutte d'eau dans l'histoire de l'Humanité.

Bien à vous.

13 septembre 2009

Ridicule !

Obama caricaturé par des imbéciles sectaires... Ridicule !

Une classe politique française (de gauche) sans idées... qui s'acharne comme sur un os pour des propos d'un ministre... Ridicule !

Un ministre invité de l'Humanité à la fête éponyme empêché de parler par des imbéciles... Ridicule !

Et on se dit en démocratie !

Si la démocratie, c'est d'aboyer... Alors continuez... Vous en sortirez grandis !

Pendant ce temps-là les dictatures tuent, violent et emprisonnent... Où êtes-vous donc ?

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24 juin 2009

Les chats de Téhéran

La nuit sur les toits de Téhéran, les chats hurlent à la lune. Ils crient leur douleur. Mais personne ne les entend sauf les écorcheurs qui en veulent à leur peau.

17 juin 2009

Les manipulateurs de l’Islam…

L’Islam politique a dévoyé l’Islam religieux. Avec d’un côté des régimes corrompus inféodés à des intérêts supranationaux, et d’un autre côté des prêcheurs de la haine qui manipulent des concepts comme des bombes, le véritable Islam est malheureusement étouffé.

Le Catholicisme a connu en son temps une dérive sectaire due à son implication dans le politique, la religion devenant l’instrument du pouvoir, et le pouvoir le protecteur de la religion. De cet épisode sanguinaire de nombreux pays européens ont conservé les cicatrices ; et parmi ces pays, ceux qui ont conduit des expéditions par delà les mers ont exporté les semences de cette politique.

Le Catholicisme n’a plus la même aura dont il bénéficiait par le passé. Le revendicatif a pris le pas sur le spirituel, et le déséquilibre entre les pays pauvres et les pays riches a accru le fossé d’incompréhension entre le Nord et et le Sud. C’est sur ce terreau fertile que, dans un premier temps, ont germé les graines révolutionnaires irriguées par l’Union soviétique avec l’aide de Cuba.

C’est encore sur ce même terreau que la Chine a posé ses jalons, et que les mouvances islamistes viennent implanter leur réseaux.

Il est facile d’endoctriner la misère en promettant le paradis à des populations qui n’ont plus rien, ni même l’espoir à offrir à leurs enfants. C’est ainsi que les promesses comme les paroles d’Evangiles suscitent en certains une nouvelle espérance dont le prix fut-il celui de leur propre vie ne leur paraît pas très cher.

La mort serait une grâce, et la clé du Paradis qui est offerte aux candidats pour le sacrifice suprême vaudrait tous les trésors de la terre. C’est sur de tels mensonges que les vaticinateurs de l’Orient s’emparent du message du Prophète en vomissant leur haine de l’autre, en manipulant le Message, et en appelant à la Guerre Sainte comme ils disent, alors qu’ils ont depuis longtemps renoncé au Grand Effort que leur commande leur Foi.

Que ces habiles prêcheurs reprennent leur lecture, et qu’ils se plongent dans la méditation du texte plutôt que dans la répétition servile et mécanique des mots dans leur sens primaire.

Et qu’ils relisent les grands auteurs du passé. Rappelons ce qu’écrivait l’un d’entre eux au 11ème siècle :

Pauvre homme, tu ne sauras jamais rien. Tu n'élucideras jamais un seul des mystères qui nous entourent. Puisque les religions te promettent le Paradis, aie soin de t'en créer un sur cette terre, car l'autre n'existe peut-être pas.(1)

Il s’appelait Omar Kayyâm, poète et astrologue persan.

 

Carl E. ARKANTZ

 

 

(1) Robayat CLXIV traduction de Franz Toussaint

19 mars 2009

Tous en Clèves !

En France, il suffit d'un mot pour que les médias, les intellectuels, puis la rue s'en emparent.

Le dernier en date peut paraître du réchauffé puisque, remontant des abîmes de 2006, il a été repris à l'occasion du Salon du Livre 2009. La pique venait de Nicolas Sarkozy. Et bien entendu, elle touchait à un "monument" de la littérature française : La Princesse de Clèves.

Le Président de la République a l'art de la formule. On est évidemment loin des phrases ampoulées d'une ancienne génération de politiciens, mais l'avantage est d'être "compris" par tout le monde.

Le mot compris doit être pris avec des pincettes, ce serait plus subtil avec des baguettes, selon qu'on se place dans une optique gastronomique hexagonale ou asiatique. Il faudrait plutôt utiliser le terme d'interpréter.

Encore que l'interprétation d'un propos peut prêter à rire, parfois jaune.

Le microcosme parisien est ainsi fait qu'il aime se démarquer par fantaisie intellectuelle des politiciens, que ceux-ci se prennent pour des intellectuels ou qu'ils s'en défendent.

Si Télérama, qui comme chacun sait est une parution hautement culturelle, m'avait interrogé sur mes livres préférés, j'aurai fait l'impasse sur le trio de tête, à savoir : La recherche du Temps perdu de Proust, Ulysse de Joyce et La Princesse de Clèves de Madame de Lafayette. J'avoue en avoir lu aucun.  Question de goût ! Est-ce à dire qu'on est inculte dans ce cas ?

Certains l'interpréteront par l'affirmative, en arguant qu'il est de bon ton d'avoir ce type de lecture. Personnellement peu m'en chaut. La lecture est avant tout une émotion. On peut aimer l'Opéra sans être amoureux de Verdi ou la musique sans jurer uniquement par Mozart.

Essayer d'imposer des Fourches Caudines culturelles pour juger de l'intérêt d'une personne revient à faire de la dictature intellectuelle, ce qui au pays dit des Droits de l'Homme ne prête pas forcément à sourire, et encore moins à rire.

Cela est d'autant plus vrai qu'en France, 74 % des "Français" sondés sont, en ce 19 mars 2009, favorables à la Clèves, pardon à la grève.

Alors pourquoi pas tous en Clèves... Désolé, ça devient un tic ravageur.

À un prochain billet !

C.E. ARKANTZ

01 mars 2009

Les 24ème Victoires de la Zizique

Entre émotion(s), longueur et provoc' à deux balles

Les Victoires sont une grand messe médiatique et cathodique qui cristallise autour d'elle tout le monde du Show biz. Un monde où chacun sait « Tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil », en reprenant la célèbre formule de Jean Yanne.

C'est donc l'occasion des hommages et des auto congratulations dans ce milieu, où plus encore qu'ailleurs les jalousies et les chausse-trappes sont de mise.

Il y a bien sûr les séquences "Émotion" qui voient récompensés des artistes pour l'ensemble de leur carrière ou la reconnaissance de leur grand talent. L'édition 2009 ne faillit pas à la tradition en distinguant par des hommages spéciaux Johnny Hallyday ou Jean-Loup Dabadie (futur Immortel) ; l'un et l'autre représentent la performance et la durée avec le charisme pour le premier, la finesse et la justesse des mots ainsi que le souci de la perfection pour le second.

Sans oublier bien entendu la consécration d'un artiste tout particulièrement. La cuvée 2009 ne rompit pas avec la règle en couronnant Alain Bashung par trois Victoires. C'est sans aucun doute la Victoire pour un style inimitable dans l'interprétation tout autant que dans l'écriture, mais également la reconnaissance du courage d'un homme qui face à la maladie continue à se produire en tournée. Si les chansons d'Alain Bashung ne peuvent laisser indifférent, il est un interprète sensible et l'a prouvé maintes fois sur grand écran.

On peut regretter toutefois les longueurs. Trop de catégories (encore que certains regrettent qu'il n'y en ait pas assez), des remerciements à rallonge quand ils ne se transforment pas en tribune revendicative, et j'en passe.

Côté revendication, nous avons eu le droit à deux exemples de provoc' sans laquelle évidemment la fête ne serait pas complète. Nous avions l'habitude de l'irruption des intermittents qui avec leurs affiches, qui avec leurs actes de sabotage venaient mettre leur grain de sel dans le direct. Cette année, ce sont deux artistes

qui sont venus semer le trouble. Le premier est coutumier du fait. On le sait violent et outrancier, tout autant qu’il est virevoltant et bondissant sur scène. Il s’agit bien entendu de Cali.

 

Si personne ne peut rester insensible au drame des sans-papiers, des sans-domiciles, et plus généralement de tous les exclus,  ce n’est pas l’apanage d’une mouvance ou d’un parti.  Que Cali roule pour le parti socialiste, c’est son affaire. Qu’il se serve de la scène comme tribune pour ses élucubrations ou ses revendications passe encore tant que le public a payé pour le voir. Encore qu’aimer un chanteur ne signifie pas adhérer à toutes ses opinions.  Mais qu’il utilise la télévision pour le faire, il y a des bornes à ne pas dépasser. Nombreux sont les Français qui, issus comme Cali de l’immigration, aiment leur pays et n’apprécient pas d’être insultés par la vindicte d’un artiste et intellectuel autoproclamé. Si déshonneur il y a ce n’est pas celui de la France, mais le triste spectacle de la bêtise et de l’immaturité, de la provoc’ bon marché et de la solidarité de salon. Signer des pétitions ou se montrer lors de manifestations est facile, tendre la main et aider réellement en l’hébergeant un homme dans la détresse sans le clamer sur les toits l’est beaucoup moins.

 

On ne pouvait pas évidemment en rester là.

 

C’est alors qu’est arrivé sur scène un certain Damien Saez dans une tenue de clochard. Après nous avoir gratifié d’une lecture frisant la propagande, ce « jeune et con » (titre de l’une de ses chansons) a poursuivi par une complainte pour ne pas dire un hymne où notamment l’actionnaire (eut-il une seule action) a du sang sur les mains. Cette logorrhée vomitive confinerait au ridicule, si l’on ne prenait pas la mesure du risque qu’elle représente, quand matraquée dans les oreilles d’une jeunesse qui se cherche, elle peut l’embrigader dans les mouvements extrêmes. Saez comme Cali peuvent s’enorgueillir que c’est grâce au système sur lequel ils crachent leur fiel qu’ils existent. Et il est sans doute plus aisé de jouer les Don Quichotte ou les Révolutionnaires avec un compte en banque conséquent, alors que des milliers de vrais talents restent eux dans l’ombre.

19 février 2009

Tristes Tropiques

Les Antilles dans la tourmente...

Un syndicaliste tué ! La contestation est-elle à ce prix.

Faut-il qu'un homme meurt pour que les responsables politiques, quel que soit leur bord, appellent à l'apaisement ?

Depuis plusieurs semaines, la Guadeloupe est paralysée. La faute à la vie chère, la faute au manque d'argent, la faute à une économie à la dérive, la faute aux vieilles rancœurs, la faute à la logique d'affrontement stupide et stérile, la faute à l'aveuglement et à la bêtise, la faute au désespoir et à l'absence de perspectives, la faute à l'égarement d'une jeunesse fragilisée, la faute à des manipulateurs qui s'agitent dans l'ombre tout comme dans nos banlieues.

Que de fautes...

Il ne suffit pas d'une simple gomme pour toutes les effacer.

Et à quelques kilomètres de là, un Président noir (fut-il métis) tente de sortir les États-Unis et le Monde de la crise.

Un modèle que devraient méditer les uns et les autres.

Tous les hommes sont libres et égaux quels que soient leur origine, leur religion, leur fortune ou la couleur de leur peau.

Il ne faudrait plus en douter.

Carl E. ARKANTZ

La crise... Encore la crise... Toujours la crise

Que ferait-on sans la crise ?

À force d'en parler matin, midi et soir, on se demande si les médias ne manquent pas de grains à moudre.

Avec cette overdose de sinistrose, il faut avoir l'estomac bien accroché pour  ne pas se laisser aller à broyer du noir. Cela fait pourtant les choux gras de nos chères têtes pensantes du pavé. Je veux évidemment parler de ceux qui le battent, à tort ou à raison, et qui faute d'avoir gagné dans les urnes veulent prendre leur revanche dans la rue.


Il y a là un facteur non négligeable ; celui qui a troqué son vélo et sa besace pour un parti de francs-tireurs avec gibecière, une bande d'anti-tout qui n'a pas le mérite d'être une bande d'anti-cons ni d'anti-haine ; un ténor de la critique qu'un magazine économique a baptisé d'homme sans solutions (au pluriel).
Le Besance No !


Ces revanchards du trottoir, véritables idéalistes de salon, contestataires creux se foutent bien des petites misères des petits, des sans-grades, des Flambeaux que nous sommes, et parmi lesquels je range les milliers de petits patrons, qui bon gré mal gré, avec force et courage essaient de maintenir à flot les PME-PMI.


Las de lire et d'entendre les tissus d'âneries idéologiques véhiculés par tous ces méprisants qui se déguisent en pauvres pour appâter les gogos, il serait temps de se réveiller et de se mettre au travail avec la créativité et l'intelligence qui fait que la France est et reste la France, un cas à part.

Carl E. ARKANTZ

14 janvier 2009

Meilleurs Vœux pour 2009

Et que malgré la "Crise" qu'on nous serine... que cette année vous apporte Santé, Bonheur et Succès...

Bien littérairement.

Arkantz

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21 décembre 2008

Le monde change

Dans un monde en mutation, il convient de s'adapter. C'est par sa faculté d'adaptation que la vie a pu se développer dans un environnement hostile. La nature elle-même nous démontre chaque jour cet extraordinaire pouvoir.

"Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme."

Cette phrase célèbre de Lavoisier devrait servir de méditation à beaucoup.

A une époque de transformations profondes et de remise en question parfois sans espoir de retour en arrière, ce que les médias rabâchent sous le concept de crise, deux postures se distinguent :

Du conservatisme des uns :

Par souci de préservation et par peur, les uns tentent de s'arc-bouter sur leurs acquis. Cette position n'est pas le seul apanage des conservateurs (au sens originel), c'est à dire de ceux qui ayant accumulé des richesses essaient à tout prix d'en perdre le moins possible. Ce groupe concerne également ceux qui grâce aux luttes de leurs ainés tentent de sauvegarder des droits chèrement acquis. L'intéressant est de voir que chacun de ces groupes appartient à des camps historiquement opposés, mais unis dans la même démarche de préservation.

Plus curieux est l'enrôlement de la jeunesse dans cette mouvance.

...à la volonté de changement des autres :

Face à ce qu'on peut appeler inertie, les forces de mouvements qui croient au changement brisent les tabous et abolissent les frontières sans violence.  Ainsi, pour elles, la réussite et l'épanouissement tant individuel que collectif ne connait aucune barrière que celle-ci soit sociale ou raciale. L'élection de Barack Obama n'a-t-elle pas prouvé au monde que le plus court chemin vers son propre idéal reste le rêve ?

Oui, tout est possible ! Il suffit d'y croire.

Décembre 2008

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