Arkantz

Romancier et éditorialiste, Carl Eric Arkantz collabore régulièrement à la rédaction de magazines sur Internet, et est régulièrement publié dans la presse francophone.

02 janvier 2008

Guerres tribales au Kenya ?

Guerres tribales au Kenya ?

kenya

Après le Pakistan en proie aux violences après l’assassinat de Benazir Bhutto, c’est le Kenya qui sombre dans la crise provoquée par la contestation des résultats aux élections présidentielles et la réélection du Président sortant Mwai Kibaki.

L’incendie d’une église à Eldoret dans laquelle s’étaient réfugiés trente cinq personnes dont des enfants de la tribu des Kikuyus, principale ethnie du pays à laquelle appartient le Président kenyan suscite une polémique entre le gouvernement actuel et les opposants avec des accusations de nettoyage ethnique.

On est bien loin de l’image quelque peu mythique si ce n’est surannée du Kenya de Karen von Blixen-Finecke dont les mémoires ont inspiré le film de Sydney Pollack Out of Africa avec Meryl Streep et Robert Redford ou de celui du Lion de Joseph Kessel.

Nous voilà plongés au cœur de l’horreur.

Au-delà de la régularité du scrutin, les tensions et les violences interethniques qui vont des émeutes aux meurtres collectifs entre les Kikuyus et les Luos, partisans du candidat de l’opposition, Raila Odinga rappellent celles du Rwanda.

Avec la crise humanitaire au Darfour, ce foyer qui embrase aujourd’hui le Kenya est une nouvelle épreuve pour un continent africain suffisamment martyrisé par les guerres, les exodes, les épidémies, et la misère.

Peut-être que cette fois-ci la mobilisation mondiale sera plus efficace que pour le Darfour ou le Rwanda. Le Kenya n’est-il pas une de ces destinations favorites des amateurs de safaris venus d’Europe ou d’Amérique ?

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Bienvenue en 2008

Et mes meilleurs vœux à tous mes lecteurs

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22 décembre 2007

Histoire du Juif Errant

Histoire du Juif Errant

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Prisonnier du temps, il est libre dans l’espace

Le temps est sa prison puisque le Fils du Très Haut l’a condamné à l’immortalité, et le monde est son royaume depuis qu’il occupe son éternité à le parcourir. Telle est l’histoire du Juif errant qui sous la plume de Jean d’Ormesson, un autre immortel, a des accents jubilatoires. Jubilatoire, la verve de ce conteur au regard pétillant de malice nous emporte à la rencontre de l’Histoire, la grande évidemment, vue et vécue par Simon Laquedem, le Juif errant. C’est à Venise, à la Douane de Mer, que ce curieux personnage sans âge aborde le narrateur et Marie qu’il surnomme Madeleine, son amie (à défaut d’être sa petite amie comme il le désirerait). Or c’est également pour les yeux d’une autre Marie-Madeleine, celle des Evangiles, qu’Ahasvérus alias Laquedem, le cordonnier ne peut plus mourir. Sa jalousie et son manque de charité envers un certain Jésus lui ont valu cette peine capitale.

Dès lors, il erre. De vols en rapines avec Barrabas, à la couche de la séduisante Poppée, de l’incendie de Rome au suicide collectif des Juifs à Massada, de la compagnie de Saint-François à celle de Christophe Colomb cinglant vers le nouveau Monde, de la Chine à l’Andalousie, de Byzance en Espagne, de Paris à Moscou, il aura tout connu. Tour à tour conseiller, traducteur, interprète, cartographe, jardinier, courrier impérial, confident des plus grands, princes, rois, philosophes, penseurs, écrivains, amant des femmes les plus belles, il changera de nom et d’identité au fil du temps.

Affabulateur de génie ou réel témoin des soubresauts de l’histoire humaine depuis plus de 2000 ans, ce Simon-là captive ses jeunes interlocuteurs au gré de leurs rencontres, notamment Marie. L’histoire du Juif errant est plus qu’un conte, si ce n’est un conte philosophique. Ce n’est pas non plus une simple histoire, mais un moment intense entre un auteur et son lecteur, envoûté tout autant par le récit que la qualité de l’écriture de notre Immortel Académicien. D’un Laquedem à l’autre, d’Isaac à Simon, de Dumas à D’Ormesson, l’histoire du Juif errant ne s’arrêtera que lorsque Christ prononcera ces paroles de salut : " Couche-toi et ne marche plus ".


ormesson

Histoire du Juif errant
Jean d’Ormesson
Gallimard
621 pages
ISBN : 2070385787

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21 décembre 2007

Bonnes Fêtes

deco_1 Bonnes Fêtes de fin d'année... deco_1

dec

deco_2  Et meilleurs vœux pour 2008. deco_2

Bien littérairement vôtre,

Carl E. Arkantz deco_2

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16 novembre 2007

Toujours en grève...

Mais pas sur la grève, loin s'en faut !

En espérant que le blocage ne perdure, car les grèves plus c'est long, moins c'est bon,

Bon courage et bon week-end à tous.

Bien littérairement vôtre.

Carl E. Arkantz

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06 novembre 2007

Crise au Pakistan

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Benazir Bhutto


Le 10 juillet dernier, dans une de mes chroniques, je m'inquiétais de la situation au Pakistan, à la suite de l'assaut contre la Mosquée rouge.

Le retour de Benazir Bhutto aurait pu présager une normalisation politique au Pakistan. Son arrivée fut hélas marquée par un terrible attentat qui coûta la vie à plus d'une centaine d'innocents.

Ces dernières 48 heures, l'évolution de la situation pakistanaise s'est encore un peu plus dégradée avec l'état d'urgence, décrété par le Président Pervez Mucharaf, déjà auteur d'un coup d'État en 1999.

La communauté internationale est inquiète. La stratégie américaine prendrait un coup rude si le Pakistan était déstabilisé. Encore que si cette déstabilisation profitait à la démocratie, le peuple pakistanais, qui est la principale victime de la situation, pris en otage entre l'autoritarisme des uns et l'intégrisme des autres, en serait, nous l'espérons, le grand gagnant. Car nous ne pouvons prédire quelles sont les forces qui prendront le dessus. Il est toujours à craindre que les tenants d'une radicalisation à l'afghane proches des Talibans ne réussissent à s'approprier le pouvoir. Avec la bombe atomique en de telles mains, ne risquerait-on pas un scénario on ne peut plus explosif ?

En tout état de cause, Le Grand Jeu n'en a pas fini de faire couler beaucoup de sang...

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04 novembre 2007

Arche de Zoé...

Marc Garmirian est libre...

Marc Garmirian (agence Capa), Jean-Daniel Guillou (agence Synchro X) et Marie-Agnès Peleran (télévision France 3 Méditerranée), les trois journalistes français, ainsi que les quatre hôtesses de l'air espagnoles ont été remis en liberté, sans pour autant avoir été disculpés des accusations qui pesaient sur eux.

Ils seraient à bord de l'avion présidentiel français en compagnie du Président Nicolas Sarkozy.

Restent les six membres de l'association l'Arche de Zoé, le pilote belge, un copilote et un stewart espagnol, et quatre responsables de l'est du Tchad.

Cette affaire rocambolesque, montée en épingle, ne doit pas faire oublier le drame du Darfour. Ce serait trop facile !

Là, nous assistons, malgré certaines voix qui s'élèvent pour en contester la réalité, à un drame humanitaire qui est un génocide.

Il est aisé d'ergoter sur les mots, de se voiler la face, de s'abriter derrière son écran dans le confort douillet d'une existence protégée plutôt que de dénoncer les crimes, et faire tout ce qui est en son pouvoir pour les faire cesser.

Le combat continue...




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03 novembre 2007

J’accuse…

J’accuse…

Les dirigeants politiques européens d’être sourds et aveugles lorsqu’ils persistent à croire que le gouvernement et les institutions turcs réussiront à réformer et à moderniser un pays qui en a pourtant terriblement besoin.

J’accuse certains dirigeants politiques européens de croire en l’angélisme des autorités turques, qui étranglent leurs minorités nationales, se moquent du droit élémentaire des gens, du respect des droits de l’homme et de la liberté d’opinion.

J’accuse les politiciens belges de laxisme et de lâcheté lorsqu’ils laissent mûrir en leur sein les ferments de la haine et de l’intolérance, en refusant de condamner les propos négationnistes de certains élus d’origine turque de leur parti, et en leur permettant d’attiser la vindicte de groupuscules nationalistes et mafieux.

J’accuse ces mêmes dirigeants de leur silence coupable, si ce n’est complice, lorsqu’un journaliste belge d’origine turque est molesté dans la rue, sans que la police n’intervienne pour le protéger.

J’accuse ces dirigeants de mépris et d’indignité lorsqu’ils abandonnent ce journaliste aux pressions haineuses et violentes de nationalistes sans foi ni loi si ce n’est celle qu’ils ont en leur haine et leur intolérance. C’est ainsi que Mehmet Koksal s’est condamné au silence pour préserver son existence et celle de sa famille. Parce qu’il sait que d’autres ont payé de leur vie leur engagement pour la vérité. On se souviendra longtemps du 19 janvier 2007 et du meurtre de Hrant Dink. L’enquête à peine close, les premières poursuites engagées contre des seconds couteaux, et déjà la justice turque s’acharne sur le fils de la victime. Est-ce tolérable ?

Mehmet Koksal se tait parce qu’un autre intellectuel turc de renom Taner Akçam, après avoir été sali par des nervis à la solde de l’Etat turc, craint pour sa vie pour avoir révélé la part d’ombre de la République turque et de l’Empire ottoman, cet acte honteux que les dirigeants d’Ankara s’évertuent à vouloir effacer de leur mémoire, de la mémoire de leur peuple, au moment même où certains de leurs concitoyens retrouvent les traces de leur passé. Il se tait parce que d’autres intellectuels turcs sont obligés de vivre sous la menace, loin de leur pays.

J’accuse les autorités britanniques de couardise lorsque pour dynamiter l’Union européenne, elles s’appuient sur le détonateur turc, comme lorsque dans le passé, elles ont sacrifié par intérêt des milliers de vies pour le pétrole. Souvenez-vous des propos de Lord Curzon.

J’accuse l’administration Bush de duplicité et de lâcheté, quand elle abandonne le peuple kurde d’Irak à l’armée turque qu’elle aide en sous main, comme on abandonne une victime expiatoire à son prédateur.

J’accuse l’Occident de lâcheté, de mépris et d’abandon, quand ayant oublié la question arménienne, euphémisme pour désigner le drame, la tuerie massive, l’exode sans espoir de retour de toute une nation chassée de ses terres d’origine, elle oublie aujourd’hui la question kurde. Si les Kurdes ont eu recours à la violence, comme hier les Arméniens, les Juifs en Palestine, les Palestiniens au Proche-Orient, les Karens en Birmanie, ce n’est ni par gaieté de cœur ni par goût du sacrifice, mais par la nécessité de se faire entendre lorsque le monde reste sourd à leurs revendications. Certes, aucune violence n’est excusable. Le mépris ne l’est pas non plus. Après avoir utilisé les Kurdes dans leur plan d’extermination de la nation arménienne, le gouvernement turc ne les a pas remerciés pour autant que par sa volonté de mettre fin à leur existence, d’ignorer et d’anéantir leur langue et leur culture, de les punir d’avoir avoué qu’ils participèrent au crime de génocide, et d’avoir demandé pardon à leurs victimes et à leurs descendants.

L’Allemagne s’est grandie en condamnant les crimes du nazisme et l’holocauste. L’Allemagne s’est grandie lorsque son chancelier, Willy Brandt s’est agenouillé en 1971 devant le mémorial de l’holocauste. Quand le Président de la République turque ou son Premier ministre viendront-ils se recueillir à Erevan au mémorial du génocide des Arméniens de Dzidzernarkapert ?

Israël honorera la mémoire de l’Humanité, en reconnaissant comme ses pères fondateurs, ce génocide oublié qui devait préfigurer l’holocauste, ce qu’avaient compris en leur temps Raphaël Lemkin ou Frantz Werfel, notamment.

Les Etats-Unis honoreront la mémoire de leurs Justes, à commencer par Henry Morgenthau, leur ambassadeur à Constantinople durant la Première Guerre mondiale, en reconnaissant au sein de leur Congrès le génocide des Arméniens, en prévention de tous les autres génocides à venir, en mémoire de tous les génocides passés, sans se laisser pervertir par les chantages diplomatiques et les menaces honteuses.

Tant que perdurera ce mépris, ce silence et cette lâcheté… j’accuserai !

Carl E. Arkantz

 

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30 octobre 2007

En soutien à Mehmet Koksal

Après Taner Akçam, courageux historien sous la menace de nationalistes turcs, Mehmet Koksal, journaliste belge d'origine turque a été la victime de ces mêmes nationalistes, le 21 octobre dernier, à Bruxelles lors d'une manifestation particulièrement violente des "Loups Gris". N'oublions pas l'assassinat de Hrant Dink...

A Mehmet Koksal...

http://allochtone.blogspot.com/

Paraphrasant la métaphore de la paille et de la poutre, Victor Hugo écrivait :
« L’Angleterre, qui reproche à la Russie sa Pologne, ne voit pas l’Irlande qu’elle a dans l’œil. »


De même, Ankara, qui bafoue les droits de l’homme et ne respecte pas ses minorités, reproche aux Kurdes, et notamment au PKK, d’être des terroristes. Vivant dans plusieurs pays, la Turquie, la Syrie, l’Iran, l’Irak et l’Arménie, les Kurdes sont un peuple divisé sans État, un peu à l’image des Palestiniens. Comme ces derniers, le recours à la violence leur a permis de manifester leur infortune, de défendre leurs droits et d’attirer l’attention. La violence est pourtant condamnable, même quand on la considère comme légitime. On pourrait débattre pendant des heures sur le sujet.

L’Empire ottoman, dont la Turquie moderne se revendique quand elle le veut l’héritière, a été le creuset de toutes les dissensions, et le théâtre de bien des drames, à commencer par des massacres de masse que le droit international, après la 2ème guerre mondiale a qualifié de génocides. Accepter l’actif en refusant le passif de son histoire, fait de la République turque un État bâti sur le mensonge. Ce mensonge continue à être instillé dans l’esprit des jeunes générations, et devient le ferment d’un ultra-nationalisme dont on voit les dangers comme à Bruxelles dernièrement. Ce n’est pas sans rappeler les exactions des groupes de choc nazis en Allemagne, et notamment à Berlin, dans les années trente qui visaient les juifs, les communistes, les socialistes, et plus généralement tous les opposants et tous les démocrates. Ce genre de nuit de Cristal, Istanbul en a connu le 6 septembre 1955, sous prétexte d’une manifestation contre les revendications des Grecs sur l’île de Chypre.

Suite à la mort de douze soldats turcs lors d’une attaque du PKK et à l’adoption le 10 octobre 2007 par la Commission des Affaires Etrangères du Congrès des États-Unis par de la résolution HR 106 reconnaissant le génocide des Arméniens perpétré par la Turquie en 1915, des manifestations nationalistes secouent la Turquie, amplifiées par le 84ème anniversaire de la République turque.

On peut comprendre la douleur des familles qui ont perdu un de leur fils dans cette sale guerre. Mais toute guerre pourrait être évitée si l’on n’exacerbait pas la haine de l’autre. J’ai mesuré combien l’orgueil et le nationalisme rendent aveugles, lorsque ne pouvant contredire une opinion avec des arguments valables on se livre à l’invective et à l’insulte, en attendant d’en découdre. Le courage se démultiplie quand on s’attaque en groupe à un individu isolé. Est-ce vraiment du courage ou l’addition d’atomes de faiblesse qui en prendrait l’apparence ? La force et le courage sont à mon sens du côté de l’agressé plutôt que de l’agresseur. Vous en avez été la preuve.

Avec ma haute considération,

Bien cordialement.

Carl E. Arkantz
Ecrivain
www.arkantz.com
http://arkantz.canalblog.com

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25 octobre 2007

"Histoire de la Turquie contemporaine" de Hamit Bozarslan, éditions La Découverte, page 41

"Histoire de la Turquie contemporaine" de Hamit Bozarslan, éditions La Découverte, page 41

bozarslan


"Il en allait de même pour les Juifs qui, comme le montrent de nouvelles recherches, notamment celle de Rifat Bali en turc, furent définis comme une "menace" et devinrent la cible, dès 1923, de mesures drastiques, impliquant l'interdiction de leur libre circulation en Anatolie. La presse, mais aussi les responsables kémalistes eurent régulièrement recours aux discours antisémites. Au début des années 1930, les juifs, (comme les Arméniens et les Grecs d'ailleurs) perdirent leurs emplois dans le service public et dans les municipalités (la presse qui évoquait ces licenciements précisait que ces postes allaient désormais être réservés aux seuls musulmans).

La montée de l'antisémitisme en Europe dégrada encore la situation de la communauté juive.
...
En 1934,en effet, une campagne antisémite violent fut lancée contre les "Juifs qui refusent de parler le turc", à Izmir et en Thrace (Edirne, Çanakkale, Uzunköprü, Kirklareli...). Le gouvernement laissa les instigateurs, notamment Cevat Rifat Atilhan et Nihal Adsiz, tous deux grands admirateurs de Hitler, agir en toute impunité, mais décida, pour des raisons de "sécurité nationale" et pour les "protéger", d'expulser en masse les juifs de Thrace. Les campagnes antisémites qui émergèrent épisodiquement ne cessèrent qu'en 1944."


*

*   *

Hamit Bozarslan, est né le 11 octobre 1958, à Lice en Turquie. Il est maître de conférences à l'EHESS. Après des études d'histoire, il a obtenu le doctorat de l'EHESS («Courants d'idée dans l'Empire ottoman, 1908-1918», thèse dirigée par Fr. Furet) et celui de l'IEP de Paris («états et minorités au Moyen-Orient : La régionalisation de la question kurde», thèse dirigée par R. Leveau). Ancien allocataire de recherche au Centre Marc Bloch à Berlin et à l'Université de Princeton, il travaille actuellement sur la violence au Moyen-Orient.

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