29 octobre 2007
Les ténèbres et la lumière - Khalil Gibran
En tout homme résident deux êtres : l'un éveillé dans les ténèbres, l'autre assoupi dans la lumière.
Khalil Gibran
16 juillet 2007
Des tailleurs aux casseurs… de pierres

« Tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo ecclesiam. »
C’est dans l’Évangile de Saint Matthieu et dans lui seul qu’est rapportée cette phrase de Jésus s’adressant à Pierre : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église. »
Pierre vient du latin Petrus. Pierre de son vrai nom Siméon Barjona (Simon, fils de Jonas d’après certains commentateurs – Bar signifiant fils en hébreu) aurait été surnommé Kêpha (roc ou rocher en araméen). Le jeu de mots est évident entre le nom de l’apôtre et la pierre, mais ce jeu de mots est double pour ne pas dire trouble. On avance au sens littéral que ce surnom de Kêpha viendrait du fait que Siméon (Simon) se tenait sur un rocher. C’est l’interprétation la plus simpliste. On peut considérer le terme de roc ou rocher de bien d’autres façons.
Ainsi, Jésus interpelle Pierre et lui délivre son testament sous une forme parabolique. « Tu es Pierre (ou une pierre), et c’est avec toi et par toi pierre que je construirai les fondements de ma nouvelle religion ou de ma communauté. »
La pierre traduit l’éternité. Le nom de l’Éternel (YHWH) ne doit être pas prononcé. Dans la tradition juive, on le remplace par Adonaï (Mon Seigneur). Ainsi, le Roc Siméon (Simon) pourrait également symboliser le refuge ou la forteresse de Dieu. Cela peut nous renvoyer à Magdala (tour ou grandeur) que l’on retrouve dans les Évangiles avec Marie Magdala (ou de Magdala). Les moines copistes de Byzance l’ont traduit au 5ème siècle par Marie-Madeleine et qualifiée de pécheresse. Or Marie Magdala pourrait signifier Marie la Tour ou Marie la Grande. Robert Ambelain (Jésus ou le mortel secret des Templiers) avance que Marie Magdala et Marie, mère de Jésus en seraient en fait que la seule et même personne. En effet, la tour sensée protéger est comme la forteresse construite avec des pierres taillées dans le roc. Pierre abriterait la communauté comme Marie avait abrité dans son ventre le Fils de l’Homme.
Enfin Jésus voulait peut-être comparer Pierre à la première pierre de sa future église (à moins qu’il n’en soit la pierre angulaire) au sens monumental comme l’un des éléments fondamental de cette église. Pierre ayant été supposé crucifié à Rome en 64 sous Néron selon une hypothèse discutable, cette formule christique fut prise au pied de la lettre. Et sur sa tombe présumée fut bâtie la basilique qui porte son nom.
Pierre est-il Pierre ou Pierre est-il une pierre ? La pierre a été utilisée par l’homme pour construire et se protéger ; elle a aussi servi de support à l’artiste qui y a gravé son empreinte. Ce sont les pierres qui nous renvoient aux civilisations passées, disparues, englouties dans les méandres ou les abysses de l’Histoire. La pierre est parfois l’unique témoin de leur existence. Qu’il s’agisse des pyramides de Guizèh, du site de Pétra (qui vient du mot pierre), des statues géantes de l’Ile de Pâques, les alignements mégalithiques de Carnac ou des Khatchkars (ces croix de pierres arméniennes sculptées comme de la dentelle), ces pierres nous renvoient à notre propre histoire. « Nous sommes nos montagnes », clament fièrement certains montagnards du Caucase. Ne serions nous pas nos pierres ? Ne serions-nous pas des pierres ? Il ne s’agit pas des pierres que les nôtres viendront poser sur notre dernière demeure. Ces pierres-là laisseront une trace éphémère de notre passage à l’échelle du temps. Mais ce sont les pierres que nous sommes dans le vaste édifice de l’existence comme celles qui constituant les planètes participent à l’univers.
Si les grandes civilisations se sont perpétuées jusqu’à nous tant par leur culture que par leurs monuments, c’est qu’elles ont su valoriser les tailleurs de pierre. Ces sociétés bâtisseuses mettaient la création au-dessus de tout comme une exigence. On bâtissait tout autant pour soi que pour les autres ou au-delà par le « non nobis » par forcément pour soi mais pour la gloire du Nom du Créateur Suprême (Non nobis, domine non nobis, sed nomini tua da gloriam – Non pour nous Seigneur, non pour nous mais pour la Gloire de Ton Nom – Telle était la devise des Templiers). C’est par la construction que l’homme s’élève. C’est par le travail que l’homme s’accomplit. C’est par la création que l’homme existe.
Face aux tailleurs de pierre, ce sont toujours dressés face à eux les casseurs. Ils n’avaient de cesse que de détruire ce que d’autres avaient érigés avant eux par la bêtise, la jalousie, la volonté de nuire ou d’effacer ; qu’il s’agisse de grands empires conquérants, de dictateurs avides de pouvoir absolu, de génocideurs de tout acabit qui se muent en négationnistes, de fanatiques religieux ou non qui par aveuglement, plaisir ou pour la gloire de leur Dieu dynamiteront des statues sacrées ou saccageront les édifices religieux n’appartenant pas à leur culte, les casseurs existeront toujours.
Certains d’entre eux utiliseront les tailleurs de pierre afin de se façonner une légitimité en faisant graver leur exploits dans le marbre ou laisser leur image dans le granit pour une pétrifiante postérité, à moins qu’ils ne veuillent essayer de se racheter aux yeux de l’Histoire en venant à leur tour agrandir le cercle des tailleurs et des bâtisseurs.
Au célèbre « J’irai cracher sur vos tombes », quelques uns ont répondu par un « je vais briser vos stèles » en profanant dans les cimetières des tombes qui ne sont pas toujours choisies au hasard. La pierre n’est jamais du côté de la cognée qu’il soit bon ou mauvais selon les circonstances.
D’ailleurs, dans certaines sociétés, une justice pas toujours humaine oblige le forçat à casser des pierres. Des pierres aux cailloux, les casseurs quels qu’ils soient petits ou grands, désœuvrés ou intolérants, patentés ou condamnés, envahisseurs ou envahissants n’empêcheront jamais les tailleurs de pierres de continuer à construire ou à reconstruire.
Ainsi va le temps…
Carl E. Arkantz
Jésus ou le Mortel Secret des Templiers
Robert Ambelain
Editions Robert Laffont
ISBN 2-221-00503-1
01 juillet 2007
Des infirmières turques
« Et si les continents étaient comme les quartiers d’une ville ? À quoi ressemblerait la planète ? L’Europe occidentale serait une maison de retraite, avec une population vieillissante assistée par des infirmières turques. » À la page 202 de son ouvrage la Terre est plate (1), Thomas Friedman ose cette métaphore pour décrire le monde tel qu’il sera. Le vieillissement de la population d’Europe occidentale est une certitude démographique ; il obéit à l’allongement de l’espérance de vie et à la faiblesse du taux de natalité. Ces deux mouvements combinés provoquent un vieillissement inéluctable, le renouvellement des générations n’étant plus assuré. Quid des infirmières turques ? Il semblerait que pour Thomas Friedman la société turque se féminiserait, à moins que ce ne soit une image rassurante. Toujours est-il qu’on ne sait pas comment ces infirmières assisteront cette population vieillissante ? Leurs devanciers, les infirmiers de cette même Turquie nous ont plus habitués au traitement de choc qu’aux soins palliatifs.
(1) La Terre est plate : Une brève histoire du XXIème siècle
Thomas L. Friedman
Trad. Laurent Bury
Edition Saint-Simon
ISBN 2-915134-25-1
13 juin 2007
Pour en finir avec les mythes… errants.
Certains clichés ont la vie dure. C’est le cas des droits de succession. Principalement défendus par ceux qui voient là une manière de taxer les riches, leur possible abrogation suscite une polémique à gauche. Le dernier en date à s’être exprimé sur le sujet étant Noël Mamère. Ainsi, supprimer cet impôt reviendrait à faire un cadeau aux plus fortunés.
Prenons un cas de figure, deux sœurs possèdent une maison de famille achetée par leur parents. Elles paient un droit de succession à chaque fois qu’un de leur parent meurt. Ses deux sœurs habitent ensemble dans cette maison. L’une des deux décède, la survivante doit payer les droits sur la succession de sa sœur. Le montant de cet impôt s’élève pour elle à 75000 € ; pour revenu elle ne dispose même pas de 1000 € par mois. Comment fait-elle ? La réponse est simple : elle doit vendre sa maison. Et comme elle n’a aucun héritier direct, à sa disparition tout ce qui lui reste ira dans l’escarcelle l’État, à défaut de testament bien entendu
Un cas fictif direz-vous ? Non, il s’agit d’une situation réelle ! Et ce ne doit cas être un cas unique en France. Je ne savais pas qu’avec moins de 1000 € par mois et sans être propriétaire d’une maison de luxe, ne serait-ce qu’un simple pavillon, on était considéré comme riche. Il est vrai que certains s’échinent à regarder toujours en haut, sans se préoccuper de ce qui se passe en bas. Il faut pourtant faire attention à ne pas marcher dans certaines déjections… même du pied gauche, ça ne porte par forcément bonheur.
Voilà encore une des indécrottables idées d’une certaine gauche… La nôtre ! 
10 juin 2007
Votez !
Voter est un droit, c'est aussi un devoir civique. Il suffit de le lire, c'est écrit sur la carte (d'électeur).
07 juin 2007
De globe en blog... Ou de la globalisation

La Terre est ronde. Pour avoir osé prétendre cela, Galilée fut tourmenté et condamné par l’Église catholique et ses inquisiteurs. Il ne faisait que reprendre ce que Copernic disait déjà avant lui, en avançant que non seulement la Terre était ronde mais qu’elle tournait en rotation autour du Soleil. Cette vision héliocentrique du Monde n’était pas politiquement ni religieusement correcte, puisque les docteurs de l’époque voulaient que la Terre fusse le centre de l’Univers. Le principe héliocentrique allait à l’encontre de cette volonté. C’est au nom de Copernic que la condamnation de Galilée fut prononcée, et le savant dut jurer sur la Bible que la Terre était bien le centre de l’Univers. Ce qui ne l’empêcha pas de murmurer dans un souffle : « Et pourtant , elle tourne. »
Pour les savants grecs, la Terre était bien ronde. Du moins, elle le devint. Cette opinion fut fondée dès le 5ème siècle par Parménide ou plus vraisemblablement par Philolaos, un pythagoricien. Elle s’opposa à la conception de Thalès qui voyait la Terre comme un disque reposant sur l’eau, ou à celle d’Anaximandre, disciple de Thalès qui l’envisageait comme un cylindre. Avec Aristote parviennent les premières preuves de cette sphéricité.
Dans les premiers temps, les peuples du Nord avaient une perception de la platitude de la Terre fixée sur l’observation des bateaux qui disparaissaient à l’horizon comme s’ils s’abîmaient dans le vide. Cela faisait naître en eux la crainte de ce vide, de ce néant peuplé de créatures infernales qui semblait engloutir hommes et équipages. Comment expliquaient-ils alors le retour des marins dans leurs foyers ? Ainsi les Vikings qui découvrirent l’Amérique bien avant Christophe Colomb et y installèrent des colonies durent bien admettre que la Terre était ronde.
Pourquoi certains scientifiques du Moyen-âge revinrent-ils sur cette idée en voulant faire accroire que la Terre était plate ? Pourquoi l’Église s’inscrivit-elle dans cette démarche ? Cela est sans doute dû à une lecture littérale de la Bible et de la création du Monde. Le fait que Dieu ait fait l’homme à son image donnait à l’homme cet atome de divinité que nulle autre créature de l’Univers ne pouvait posséder. L’homme étant apparu sur Terre, la Terre devenait par extension le centre de l’Univers peuplé par les seules créatures intelligentes de Dieu, à savoir les seules créatures connues des hommes de l’époque. Ce qui excluait de ce schéma les populations de l’Afrique à qui on nia qu’elles eussent une âme ou les peuplades mongoles d’Asie qu’on assimila à des bêtes féroces. Le monde médiéval était un monde essentiellement européen. Et les grandes découvertes de la Renaissance avec notamment celle du Nouveau Monde (même s’il s’agit d’une redécouverte) considérèrent les populations, improprement appelées indiennes, comme des sauvages qu’on venait exhiber dans les cours d’Europe comme des animaux de foire. Ce mépris de l’autre se prolongea bien au-delà. Et il existe hélas encore dans l’esprit de certains.
Ronde, plate ou aplatie au sens physique du terme, la Terre serait en phase de devenir plate, si elle ne l’est pas déjà, à en croire Thomas L. Friedman dans son remarquable ouvrage « La Terre est plate : une brève histoire du XXIème siècle ». En analysant l’évolution du monde par la convergence de forces concomitantes et complémentaires, Thomas Friedman constate que l’évolution des technologies notamment a conduit à réduire les distances entre les hommes, à bouleverser les modes de production si ce n’est les modèles économiques eux-mêmes. En passant d’un monde dominé par les Etats nations à celui pris en charge par les individus avec l’étape intermédiaire du règne des entreprises, le monde s’est rétréci. La compétition est devenue multiforme. Les échanges de plus en plus rapides. C’est peut-être cela qu’on appelle la globalisation. Le terme même de globalisation ne vient-il pas du mot globe. On retombe toujours sur cette bonne vieille terre. La globalisation vue par les anglo-saxons, c’est la mondialisation. Pourtant la globalisation irait encore plus loin si l’on envisage que la globalisation engloberait dans un même modèle économique les hommes, les civilisations, les institutions. Une sorte d’avant-goût de l’ère du Verseau. Une ère de fraternité et d’échanges qui s’affranchirait des différences sans nier les particularismes, des frontières comme des distances pour un développement harmonieux de l’Humanité. Du moins, on ose l’espérer…
Carl E. Arkantz
www.arkantz.com
7 juin 2007
La Terre est plate : Une brève histoire du XXIème siècle
Thomas L. Friedman
Trad. Laurent Bury
Edition Saint-Simon
ISBN 2-915134-25-1
05 juin 2007
L’indépendance est-elle un leurre ?
Etre indépendant. Qui n’a pas caressé ce rêve ? Se libérer des tutelles comme des contraintes. Bref, décider de tout sans rendre le moindre compte à personne. Et, si l’indépendance n’était justement qu’un rêve, une utopie.
Ce sont avant tout les hommes et les peuples qui aspirent à devenir indépendants pour se libérer des chaînes de la servitude, de l’esclavage ou de la colonisation ; ce sont les adolescents qui, rejetant l’autorité parentale, veulent vivre de leurs propres ailes, selon leurs propres codes ou leurs envies.
Mais à vrai dire cette indépendance-là existe-t-elle vraiment ? Et surtout devient on réellement indépendant isolément. L’indépendance est avant tout un concept, une idée qui s’appuie sur celle de liberté. Toute liberté individuelle ou collective n’est que relative puisque limitée par la liberté des autres. Les autres nous renvoient au principe que nous ne sommes pas seuls, que nous devons composer et nous adapter. Ce qui revient à dire que l’indépendance elle-même est une notion relative.
Les peuples issus de l’éclatement des empires en 1918 ou de la décolonisation des années 60 n’en ont-ils pas fait les frais.
En 1990, après l’implosion de l’Union soviétique, les anciennes républiques de l’Union proclamèrent leur indépendance. Il faut croire qu’elles avaient hâte de se démarquer de l’ancien système et de ses sept décennies de dirigisme parfois autoritaire. Leurs dirigeants, pourtant issus de ce système, imaginaient-ils alors que cette indépendance n’était qu’une vue de l’esprit ; et que leurs jeunes États pour beaucoup sans réelle expérience démocratique, figés dans le carcan d’un système centralisé, dépendaient encore les uns des autres. Ainsi, la Russie proposa à ses républiques satellites une nouvelle structure, la Communauté des États Indépendants (CEI).
Au 18ème siècle, des économistes que l’on surnomma les physiocrates prêchaient le « laisser-faire laisser-aller » et rejetaient tout interventionnisme. Ils avaient sans doute compris que toute action isolée a une incidence globale que ce soit dans la société ou dans l’économie dans son ensemble. Ils venaient de mettre en avant le principe d’interdépendance. L’interdépendance n’est pas un principe nouveau. Il est l’un des fondements du bouddhisme.
Cette interdépendance, les anciennes républiques soviétiques l’ont découverte parfois à leur dépens. Elle est pourtant la règle dans tout corps social ou physique. Ce qui n’empêche pas d’afficher à tout prix son indépendance. Quel homme politique n’a pas clamé son indépendance vis-à-vis de son parti ou de sa famille politique. Est-il vraiment aussi indépendant qu’il le prétend ? Certains diront de lui qu’il est un franc-tireur. Ce terme vient du vocabulaire militaire. Le franc-tireur lui même est celui qui ne dépendant plus d’aucune unité militaire reconnue a choisi de poursuivre le combat de son propre chef. La Résistance française a même eu ses Francs-Tireurs Partisans. Peut-on être à la fois Francs-Tireurs et Partisans, le premier étant à proprement parler détaché de toute autorité, le second affilié à un parti. Il faut croire que le combat solitaire est voué à l’échec, et qu’on ne peut rien concevoir autrement qu’en groupe. Ce qui est vrai dans le monde militaire, ne le serait-il pas dans la politique ou dans la société ?
Toute proportion gardée, la CEI ne s’inspire-t-elle pas de la CECA. En 1954, six États européens, la France et l’Allemagne réconciliées, l’Italie et les trois États du Benelux, décidèrent de fonder la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier. Le charbon et l’acier ne devaient-ils pas être le creuset d’une Union solide. Or il n’était en question alors que de communauté pas encore d’Union.
L’idée d’Union devait intervenir plus tard. La CECA devint la CEE et cette dernière s’effaça devant l’Union Européenne. C’est aujourd’hui pourtant une Union plus communautaire qu’unioniste. Union ou communauté, le principe qui la sous-tend est celle d’interdépendance. C’est parce qu’ils se savaient interdépendants que les signataires du traité de Rome jetèrent les bases de la Communauté Européenne. L’Europe n’est d’ailleurs pas un exemple isolé. Chaque continent, chaque zone géographique, chaque mouvement religieux, culturel ou philosophique a sa propre organisation.
Alors pourquoi vouloir à tout prix montrer son indépendance ? Dans le politiquement correct, ne serait-ce pas une élégance intellectuelle. Serait-ce une fragilité que d’avouer son interdépendance ? On aime cacher ses faiblesses et affirmer ses forces. Néanmoins, peut-on considérer l’indépendance comme une force et l’interdépendance comme une faiblesse.
Et si l’indépendance n’était qu’un leurre, un miroir aux alouettes nécessaire que les politiques utilisent pour rassurer le peuple. La liberté, l’indépendance ne doivent pas faire oublier que sans la responsabilité elles ne sont rien.
« Chacun est responsable de tous », écrivait Saint-Exupéry dans Pilote de guerre. Ce qui est vrai dans le ciel le reste sur terre.
Carl E. ARKANTZ
12 novembre 2006
