Arkantz

Romancier et éditorialiste, Carl Eric Arkantz collabore régulièrement à la rédaction de magazines sur Internet, et est régulièrement publié dans la presse francophone.

16 novembre 2007

Toujours en grève...

Mais pas sur la grève, loin s'en faut !

En espérant que le blocage ne perdure, car les grèves plus c'est long, moins c'est bon,

Bon courage et bon week-end à tous.

Bien littérairement vôtre.

Carl E. Arkantz

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13 novembre 2007

En grève...

Intermittent de la littérature,
Ne cotisant à aucune caisse de retraite,
Ni à aucun régime général ou spécial, ni spécialement général, ni généralement spécial,
Prêt à travailler au-delà de mes 60 ans voire au-delà de mes 70 ans, si ma santé me le permet, peut-être jusqu'à mon dernier soupir,
Ne connaissant pas les 35 heures par semaine, mais plutôt les 35 heures en
48 heures...

Je me mets en grève !

Hélas, enfin pourquoi hélas, ma grève ne gênera personne, si ce n'est mes lecteurs.

Bon courage à tous ceux qui, ce 14 novembre 2007 et au-delà, si la grève perdure devront aller travailler, parce que travailler pour eux est vital...

J'y associe ceux qui, faisant la grève, se priveront de leur salaire.

Je ne peux m'empêcher de penser à cet agent de sécurité de la SNCF, qui à 27 ans ne se projette pas ailleurs qu'à la SNCF.
La seule ambition d'un jeune homme de 27 ans est-elle de faire toute sa carrière dans la même entreprise. Où est l'envie d'évoluer, le désir de progresser, le goût du défi ?

À méditer.

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07 novembre 2007

Le Champagne... Un vin de légende (suite)

Le Champagne...

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© CICV S.T.

...Un vin de légende

Depuis 1927, une loi délimite le vignoble champenois en fonction de l'histoire viticole des communes, des lieux-dits et des parcelles. Et outre des règles de qualité, seuls trois cépages sont autorisés pour l'élaboration du champagne : le Pinot noir, le Pinot meunier et le Chardonnay.


Les catégories de Champagne

Il existe six catégories, dont la mention figure explicitement sur l'étiquette. Le classement qui suit ne doit pas nécessairement être considéré en ordre décroissant de qualité.

Millésimé

Toutes les années ne sont pas millésimées. Il faut que l'année soit bonne, voire exceptionnellement bonne, alors le producteur élabore un vin à base exclusive de la vendange de l'année. C'est un Champagne " Millésimé ". Cette cuvée est alors élevée trois ans avant sa mise en vente, au minimum.

Cuvée de prestige

C'est le « meilleur » de la maison champenoise que cette cuvée soit millésimée ou non. Ces cuvées ne représentent que 1% environ de la consommation française. Cette mention n'est significative que du sérieux de la maison qui l'élabore.

bouteilles
Les caves © Ph. Praliaud / CDT Aube

Elle est laissée à son appréciation. Ensuite, tout dépend du marché.

Blanc-de-blancs

Comme son nom l'indique, il est réalisé uniquement avec du raisin blanc (pur Chardonnay). La mention Chardonnay est synonyme. Cela donne un vin léger, frais, dans lequel on retrouve notamment des arômes de pomelos, typiques de ce cépage.

Blanc-de-noirs

Issu de cépages noirs tels le Pinot noir et/ou le Pinot meunier), il donne des vins bien structurés, complexes et puissants.

Brut (sans année)

C'est un large assemblage concernant différents cépages, différentes années, différents crus. C'est de loin le plus gros volume de la production. Le Champagne est élevé au moins 15 mois sur lattes avant sa mise en vente. C'est souvent sur la qualité de ce Champagne « de base » qu'est jugée la qualité d'une maison champenoise.

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Champagne Jacques Defrance - La cave
© Sedecs/Terroirs-of-France - M. Durman

Champagne rosé

Le champagne est la seule appellation à être autorisée de mélanger un vin blanc et un vin rouge pour faire du rosé. Le champagne est généralement coloré avec un rouge tranquille de Champagne. Quelquefois il est produit par saignée comme un vin rosé. Dans les deux cas, on y retrouve un peu de tannin, dont il faudra tenir compte dans les harmonies culinaires.

Beaucoup de ces éléments sont combinables entre eux, ce qui permet d'obtenir une infinité de types de Champagnes.

Les crus de Champagne

250 communes viticoles participent à la production du Champagne. Elles sont classées sur une échelle dite échelle des crus, de 80 à 100%. En fait on part des 100% pour fixer les prix entre négociants et vignerons. Ensuite le prix est dégressif en fonction du pourcentage accordé à chaque commune. Il n'y a que 17 grands crus. Soit 17 terroirs les plus nobles, auxquels on attribue 100%. Ce classement est fixé bien entendu par les autorités viticoles qui attribue ainsi sa place à chaque terroir. Cette règle fonctionne depuis 1911.

La nature du producteur

Elle est indiquée en petites lettres capitales, en bas et à gauche ou à droite.

N. M. : Négociant-Manipulant.
Il élève le vin. Ou bien le produit. Une marque de grand ou petit négociant indique un négociant-manipulant.

M. A. : Marque d'Acheteur.
Il s'agit d'une marque secondaire, que l'on trouve souvent en grande surface à moindre prix car il s'agit de vin de moindre renommée, à défaut d'être de moindre qualité.

R. M. : Récoltant-Manipulant.
Il récolte et vinifie ses raisins puis élève ses vins.

C. M. : Coopérative-Manipulante.
De la même façon, elle vinifie les raisins récolté par ses adhérents puis élève ses vins.

C. R. : Coopérateur-Récoltant.
Il apporte ses raisins à vinifier à la coopérative dont il est adhérent. S. R. : Société de Récoltants.
C'est une association de vignerons.

Exporté dans plus de 150 pays du monde, le Champagne s'est hissé au rang d'ambassadeur le plus prestigieux de la France à l'étranger.

Talleyrand l'avait qualifié de « vin de la civilisation ».

Et pour Voltaire :
« De ce vin français l'écume pétillante,
De nos Français est l'image brillante. »

Il n'est pas de plus beau compliment.


Nous remercions le CDT de l'Aube pour les informations qui ont permis la rédaction de cet article.

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06 novembre 2007

Crise au Pakistan

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Benazir Bhutto


Le 10 juillet dernier, dans une de mes chroniques, je m'inquiétais de la situation au Pakistan, à la suite de l'assaut contre la Mosquée rouge.

Le retour de Benazir Bhutto aurait pu présager une normalisation politique au Pakistan. Son arrivée fut hélas marquée par un terrible attentat qui coûta la vie à plus d'une centaine d'innocents.

Ces dernières 48 heures, l'évolution de la situation pakistanaise s'est encore un peu plus dégradée avec l'état d'urgence, décrété par le Président Pervez Mucharaf, déjà auteur d'un coup d'État en 1999.

La communauté internationale est inquiète. La stratégie américaine prendrait un coup rude si le Pakistan était déstabilisé. Encore que si cette déstabilisation profitait à la démocratie, le peuple pakistanais, qui est la principale victime de la situation, pris en otage entre l'autoritarisme des uns et l'intégrisme des autres, en serait, nous l'espérons, le grand gagnant. Car nous ne pouvons prédire quelles sont les forces qui prendront le dessus. Il est toujours à craindre que les tenants d'une radicalisation à l'afghane proches des Talibans ne réussissent à s'approprier le pouvoir. Avec la bombe atomique en de telles mains, ne risquerait-on pas un scénario on ne peut plus explosif ?

En tout état de cause, Le Grand Jeu n'en a pas fini de faire couler beaucoup de sang...

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04 novembre 2007

Arche de Zoé...

Marc Garmirian est libre...

Marc Garmirian (agence Capa), Jean-Daniel Guillou (agence Synchro X) et Marie-Agnès Peleran (télévision France 3 Méditerranée), les trois journalistes français, ainsi que les quatre hôtesses de l'air espagnoles ont été remis en liberté, sans pour autant avoir été disculpés des accusations qui pesaient sur eux.

Ils seraient à bord de l'avion présidentiel français en compagnie du Président Nicolas Sarkozy.

Restent les six membres de l'association l'Arche de Zoé, le pilote belge, un copilote et un stewart espagnol, et quatre responsables de l'est du Tchad.

Cette affaire rocambolesque, montée en épingle, ne doit pas faire oublier le drame du Darfour. Ce serait trop facile !

Là, nous assistons, malgré certaines voix qui s'élèvent pour en contester la réalité, à un drame humanitaire qui est un génocide.

Il est aisé d'ergoter sur les mots, de se voiler la face, de s'abriter derrière son écran dans le confort douillet d'une existence protégée plutôt que de dénoncer les crimes, et faire tout ce qui est en son pouvoir pour les faire cesser.

Le combat continue...




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03 novembre 2007

J’accuse…

J’accuse…

Les dirigeants politiques européens d’être sourds et aveugles lorsqu’ils persistent à croire que le gouvernement et les institutions turcs réussiront à réformer et à moderniser un pays qui en a pourtant terriblement besoin.

J’accuse certains dirigeants politiques européens de croire en l’angélisme des autorités turques, qui étranglent leurs minorités nationales, se moquent du droit élémentaire des gens, du respect des droits de l’homme et de la liberté d’opinion.

J’accuse les politiciens belges de laxisme et de lâcheté lorsqu’ils laissent mûrir en leur sein les ferments de la haine et de l’intolérance, en refusant de condamner les propos négationnistes de certains élus d’origine turque de leur parti, et en leur permettant d’attiser la vindicte de groupuscules nationalistes et mafieux.

J’accuse ces mêmes dirigeants de leur silence coupable, si ce n’est complice, lorsqu’un journaliste belge d’origine turque est molesté dans la rue, sans que la police n’intervienne pour le protéger.

J’accuse ces dirigeants de mépris et d’indignité lorsqu’ils abandonnent ce journaliste aux pressions haineuses et violentes de nationalistes sans foi ni loi si ce n’est celle qu’ils ont en leur haine et leur intolérance. C’est ainsi que Mehmet Koksal s’est condamné au silence pour préserver son existence et celle de sa famille. Parce qu’il sait que d’autres ont payé de leur vie leur engagement pour la vérité. On se souviendra longtemps du 19 janvier 2007 et du meurtre de Hrant Dink. L’enquête à peine close, les premières poursuites engagées contre des seconds couteaux, et déjà la justice turque s’acharne sur le fils de la victime. Est-ce tolérable ?

Mehmet Koksal se tait parce qu’un autre intellectuel turc de renom Taner Akçam, après avoir été sali par des nervis à la solde de l’Etat turc, craint pour sa vie pour avoir révélé la part d’ombre de la République turque et de l’Empire ottoman, cet acte honteux que les dirigeants d’Ankara s’évertuent à vouloir effacer de leur mémoire, de la mémoire de leur peuple, au moment même où certains de leurs concitoyens retrouvent les traces de leur passé. Il se tait parce que d’autres intellectuels turcs sont obligés de vivre sous la menace, loin de leur pays.

J’accuse les autorités britanniques de couardise lorsque pour dynamiter l’Union européenne, elles s’appuient sur le détonateur turc, comme lorsque dans le passé, elles ont sacrifié par intérêt des milliers de vies pour le pétrole. Souvenez-vous des propos de Lord Curzon.

J’accuse l’administration Bush de duplicité et de lâcheté, quand elle abandonne le peuple kurde d’Irak à l’armée turque qu’elle aide en sous main, comme on abandonne une victime expiatoire à son prédateur.

J’accuse l’Occident de lâcheté, de mépris et d’abandon, quand ayant oublié la question arménienne, euphémisme pour désigner le drame, la tuerie massive, l’exode sans espoir de retour de toute une nation chassée de ses terres d’origine, elle oublie aujourd’hui la question kurde. Si les Kurdes ont eu recours à la violence, comme hier les Arméniens, les Juifs en Palestine, les Palestiniens au Proche-Orient, les Karens en Birmanie, ce n’est ni par gaieté de cœur ni par goût du sacrifice, mais par la nécessité de se faire entendre lorsque le monde reste sourd à leurs revendications. Certes, aucune violence n’est excusable. Le mépris ne l’est pas non plus. Après avoir utilisé les Kurdes dans leur plan d’extermination de la nation arménienne, le gouvernement turc ne les a pas remerciés pour autant que par sa volonté de mettre fin à leur existence, d’ignorer et d’anéantir leur langue et leur culture, de les punir d’avoir avoué qu’ils participèrent au crime de génocide, et d’avoir demandé pardon à leurs victimes et à leurs descendants.

L’Allemagne s’est grandie en condamnant les crimes du nazisme et l’holocauste. L’Allemagne s’est grandie lorsque son chancelier, Willy Brandt s’est agenouillé en 1971 devant le mémorial de l’holocauste. Quand le Président de la République turque ou son Premier ministre viendront-ils se recueillir à Erevan au mémorial du génocide des Arméniens de Dzidzernarkapert ?

Israël honorera la mémoire de l’Humanité, en reconnaissant comme ses pères fondateurs, ce génocide oublié qui devait préfigurer l’holocauste, ce qu’avaient compris en leur temps Raphaël Lemkin ou Frantz Werfel, notamment.

Les Etats-Unis honoreront la mémoire de leurs Justes, à commencer par Henry Morgenthau, leur ambassadeur à Constantinople durant la Première Guerre mondiale, en reconnaissant au sein de leur Congrès le génocide des Arméniens, en prévention de tous les autres génocides à venir, en mémoire de tous les génocides passés, sans se laisser pervertir par les chantages diplomatiques et les menaces honteuses.

Tant que perdurera ce mépris, ce silence et cette lâcheté… j’accuserai !

Carl E. Arkantz

 

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01 novembre 2007

Soutien à Marc Garmirian

La liberté d'informer ne se négocie pas.

Soutenons Marc Garmirian et les journalistes retenus au Tchad.

Signez la pétition qui sera adressée au Président de la République Française.

http://comitedesoutienamarcgarmirian.unblog.fr/

Nous comptons sur vous !

Carl E. ARKANTZ

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31 octobre 2007

Champagne... The AOC and the region

Champagne...

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© CICV S.T.

...The AOC and the region

Champagne is known and appreciated worldwide, however when we talk of Champagne most think of the sparkling Champagne wines. Many forget that « Champagne » is first and foremost the region where these wines are exclusively produced.

Located 150 km North-East of Paris, the Champagne region includes more than 31,000 hectares of vineyard and is divided into 3 administrative regions; La Marne, L'Aube and La Haute-Marne. The northerly location, the harsh climate and the slopes of chalky soil give the wines of Champagne their inherent uniqueness.


31,000 hectares of vineyards...

Most well known brands are produced in the Marne area, around the Massif de Saint Thierry, the Valley of the Ardre, the Mountain of Rheims, the Valley of the Marne, the Côte des Blancs and the Sézanne Hills.

The département of Aube is known as the "other country of Champagne" with its 6,700 hectares of vineyards « La Côte des Bar », representing 22% of the Appellation of Champagne.

Strict rules are applied to meet the quality requirements of the Appellation d'Origine Contrôlée, the AOC, which defines the production area such as precise delimitation of the vineyards, control of yield per hectare and guarantees that traditional methods are employed such as manual harvests, minimum ageing period, etc.

From the 5th to the 18th century, Rheims was where the coronation of the Kings took place. As Christianity and the influence of the church spread, considerable vineyards were donated to the monastic orders. In the eleventh century, when Crusaders who had entrusted their property to the church did not return, these monastic holdings were increased significantly.

The Benedictine monks had important eclectic powers and under their influence, the vineyards extended. They produced still, light-colored wines issued from the same grape types as the Burgundy reds: Pinot noir. Conditioned in barrels, these wines had the particularity to foam in the spring, hence they were called « Les vins du Diable ».
When shipped, these wines were immediately bottled at destination and they retained their sparkle. The early sparkling wines were therefore the result of an accident but it aroused the Champenois interest.


A monk named Dom Pérignon...

The first successful method of producing a deliberately sparkling wine were the result of the efforts of two monks cellar masters, Frère Jean Oudart of the abbey Saint-Pierre aux Monts de Châlons, and Dom Pérignon of the abbey of Saint Pierre d'Hautevillers, during the last quarter of the seventeenth century.

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© Sedecs/Terroirs-of-France

The son of a clerk to the local judge at Saint-Menehould (a small town to the east of the Champagne region), Pierre Pérignon was just 28 when he was appointed cellar master at the Abbey of Hautvillers.

Often credited with inventing champagne while overseeing the vineyard of the monastery, it is likely that he was the first to teach blending skills in the Champagne region.
He also appears to have been the first person to successfully contain the local sparkling wine in reinforced glass bottles by sealing them with Spanish corks.

The principles established then, remain amongst the most important in the production of Champagne today. With " La méthode champenoise" (the champagne method) there are very strict rules and techniques applied for the production of Champagne. Only 3 types of grapes can be used, the Pinot Noir, Pinot Meunier and Chardonnay. They should be handpicked, follow a certain pressing and a double fermentation process.

« La Méthode champenoise »...

Pressing

The grapes are pressed as soon they are harvested, in order to avoid any coloring of the juice. The pressing is gradual ; the first pressing (800 g) is to extract the juice of the « cuvée » (outer)part of the grape.

This gives a clear and balanced liquid, « the must », which is fruity and mellow.
The second pressing (1.6 Kg) presses the rest of the grape with its pips and green parts, called the « taille ». This second pressing gives out another type of juice, more acidic, which is later used in the assemblage stage to balance out the sweetness or the acidity of the wines.


First fermentation

The alcoholic fermentation, also known as the lactic bacterial fermentation, transforms the must into wine. This first fermentation takes about three weeks.

In the past it used to take place in oak barrels, today it is done in large metal tanks, known as the Vats.

Assemblage The technique of blending from various vineyards, vintages, and grape varieties to obtain a finished wine superior to any of its parts is called « assemblage » (blending); the wines are artfully blended by oenologists before being bottled.
It is by selecting wines with different aromatic qualities that the cellar master begins the blending process. His aim is to produce a champagne that truly reflects the «house style» with characteristics that he will seek to perpetuate throughout the years.

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Champagne Jacques Defrance - Metal tanks
© Sedecs/Terroirs-of-France - M. Durman

The wine is then bottled, a liqueur made up of sweetened wines with fermenting agents/yeasts is added, capped with a stainless steel capsule and then laid head down on special wooden panels in caves where the temperature is about 10 degrees.

Second Fermentation

The alcoholic fermentation as this fermentation is known takes place here when the sugar is transformed into alcohol and carbonic gas and the yeast settles. Pressure increases in the bottle and deposits accumulate on the capsule. This « bubbling » stage is followed by a long ageing period in cellars, at least a year for the non vintage wines and three or more years for vintage wines. The bottles are turned gently on a daily basis, in order for the deposits to accumulate on the capsule.

Disgorgement

The most delicate operation of the whole process, the disgorgement is the technique by which the deposits are removed while the wine is left in the bottle. The neck of the bottle is plunged in a refrigerating solution and the capsule comes out with all the deposits.

bouteilles
The cellars © Ph. Praliaud / CDT Aube

Dosing

The final stage of the production is adding the dosing liqueur (sugar and champagne) to the wine in the bottle. This determines the type of wine, extra-dry, dry, medium dry, before covering it with the traditional cork and its wire. The pressure built in a bottle of Champagne is around 6 bars.

Next month we'll elaborate on the different types of Champagne and grapes as well as some hints of how to read the labels on the bottles of Champagne.

CHAMPAGNE

Magnum: 1.5 liters (two bottles)
Jeroboam: 3 liters (four bottles)
Rehoboam: 4.5 liters (six bottles)
Methuselah: 6 liters (eight bottles)
Salmanazar: 9 liters (12 bottles)
Balthazar: 12 liters (16 bottles)
Nebuchadnezzar: 15 liters (20 bottles)

We would like to thank the CDT of Aube for the information provided.

Posté par marlaking à 21:50 - Articles en anglais - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 octobre 2007

En soutien à Mehmet Koksal

Après Taner Akçam, courageux historien sous la menace de nationalistes turcs, Mehmet Koksal, journaliste belge d'origine turque a été la victime de ces mêmes nationalistes, le 21 octobre dernier, à Bruxelles lors d'une manifestation particulièrement violente des "Loups Gris". N'oublions pas l'assassinat de Hrant Dink...

A Mehmet Koksal...

http://allochtone.blogspot.com/

Paraphrasant la métaphore de la paille et de la poutre, Victor Hugo écrivait :
« L’Angleterre, qui reproche à la Russie sa Pologne, ne voit pas l’Irlande qu’elle a dans l’œil. »


De même, Ankara, qui bafoue les droits de l’homme et ne respecte pas ses minorités, reproche aux Kurdes, et notamment au PKK, d’être des terroristes. Vivant dans plusieurs pays, la Turquie, la Syrie, l’Iran, l’Irak et l’Arménie, les Kurdes sont un peuple divisé sans État, un peu à l’image des Palestiniens. Comme ces derniers, le recours à la violence leur a permis de manifester leur infortune, de défendre leurs droits et d’attirer l’attention. La violence est pourtant condamnable, même quand on la considère comme légitime. On pourrait débattre pendant des heures sur le sujet.

L’Empire ottoman, dont la Turquie moderne se revendique quand elle le veut l’héritière, a été le creuset de toutes les dissensions, et le théâtre de bien des drames, à commencer par des massacres de masse que le droit international, après la 2ème guerre mondiale a qualifié de génocides. Accepter l’actif en refusant le passif de son histoire, fait de la République turque un État bâti sur le mensonge. Ce mensonge continue à être instillé dans l’esprit des jeunes générations, et devient le ferment d’un ultra-nationalisme dont on voit les dangers comme à Bruxelles dernièrement. Ce n’est pas sans rappeler les exactions des groupes de choc nazis en Allemagne, et notamment à Berlin, dans les années trente qui visaient les juifs, les communistes, les socialistes, et plus généralement tous les opposants et tous les démocrates. Ce genre de nuit de Cristal, Istanbul en a connu le 6 septembre 1955, sous prétexte d’une manifestation contre les revendications des Grecs sur l’île de Chypre.

Suite à la mort de douze soldats turcs lors d’une attaque du PKK et à l’adoption le 10 octobre 2007 par la Commission des Affaires Etrangères du Congrès des États-Unis par de la résolution HR 106 reconnaissant le génocide des Arméniens perpétré par la Turquie en 1915, des manifestations nationalistes secouent la Turquie, amplifiées par le 84ème anniversaire de la République turque.

On peut comprendre la douleur des familles qui ont perdu un de leur fils dans cette sale guerre. Mais toute guerre pourrait être évitée si l’on n’exacerbait pas la haine de l’autre. J’ai mesuré combien l’orgueil et le nationalisme rendent aveugles, lorsque ne pouvant contredire une opinion avec des arguments valables on se livre à l’invective et à l’insulte, en attendant d’en découdre. Le courage se démultiplie quand on s’attaque en groupe à un individu isolé. Est-ce vraiment du courage ou l’addition d’atomes de faiblesse qui en prendrait l’apparence ? La force et le courage sont à mon sens du côté de l’agressé plutôt que de l’agresseur. Vous en avez été la preuve.

Avec ma haute considération,

Bien cordialement.

Carl E. Arkantz
Ecrivain
www.arkantz.com
http://arkantz.canalblog.com

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29 octobre 2007

Les ténèbres et la lumière - Khalil Gibran

En tout homme résident deux êtres : l'un éveillé dans les ténèbres, l'autre assoupi dans la lumière.

Khalil Gibran

Posté par arkantz à 23:00 - Idées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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