16 octobre 2007
Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles...
Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas. C’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.
Sénèque

Les politiciens devraient méditer cette phrase au lieu de se complaire soit dans un immobilisme coupable, soit dans une agitation inutile.
Si le monde du travail a changé, la pression au travail est toujours aussi forte. Elle affecte de plus en plus les cadres, à qui l'on demande d'être encore plus performants. Dans la perspective de la globalisation, le recours aux 35 heures a été une des erreurs majeures du gouvernement Jospin ; elles ne s'appliquaient pas aux cadres.
Les régimes spéciaux, notamment ceux de la SNCF et de la RATP, correspondaient à une période où le travail des cheminots était particulièrement pénible. À travail équivalent, un salarié du privé affilié au régime général n'a pas les mêmes droits. Qu'on comprenne bien, je ne juge pas la pénibilité du travail des salariés des transports publics. Les transports publics sont vitaux pour l'économie. Mais il faut avouer que des grèves qui empêchent les salariés de travailler, freinent la production des entreprises, et plus particulièrement des plus fragiles d'entre elles, les PME-PMI, dégraderont un peu plus le climat économique et social.
Aux yeux de certains, les régimes spéciaux sont à tort assimilés à des privilèges. En réalité, ils ne sont plus adaptés à la situation actuelle. Quand de nombreux pays, confrontés aux problèmes de la retraite, privilégient l'allongement du temps de travail, la prolongation de la durée des cotisations, en France, nous préférons faire le contraire. En 1987, alors que j'étais en formation dans une grande compagnie d'assurance, j'ai eu à traiter le sujet des retraites par répartition. Le constat était sans appel : il fallait soit doubler les charges sociales ou instituer un départ à la retraite à 70 ans, si l'on voulait conserver le système tel quel avec des revenus stables.
La réforme des régimes spéciaux, si elle ne semble pas fondamentale, crée une discrimination qui n'a plus lieu d'être. Le système de retraite par répartition est en danger. Il faut l'admettre une fois pour toutes. Les raisons sont d'abord démographiques. On vit plus longtemps et plus vieux. Le nombre d'actifs ne cesse de diminuer alors que le nombre d'inactifs, et notamment de retraités, va continuer à croître.
Parmi les remèdes possibles pour sauvegarder ce système le plus évident est d’augmenter le nombre d’emplois. Or pour embaucher, il faut que les entreprises aient du travail à fournir. Cela suppose la croissance. La croissance repose sur la confiance des ménages et leur consommation ; et il n’est pas certain que cette consommation s’oriente vers des productions nationales.
Le système économique est devenu mondial ; les produits de consommation courante sont fabriqués dans les pays émergents comme l’Inde, la Chine, le Pakistan ou Vietnam; et c’est d’abord à ces pays, et surtout aux intermédiaires, que profitera la consommation intérieure. Il faut donc que les entreprises françaises se polarisent sur des activités à forte valeur ajoutée, ce qui suppose qu’elles investissent dans la recherche-développement.
De plus en plus, de tâches ne sont plus effectuées manuellement. Une machine remplace plusieurs exécutants ; elle n’est assujettie à aucune charge sociale, si ce n’est pour le calcul de la taxe professionnelle. Une éco-taxe a été fixée pour financer le recyclage des appareils susceptibles d’être polluants. Pourquoi n’y aurait-il pas une socio-taxe sur ces mêmes machines ? Cela ne permettrait sans doute pas de régler le déficit des caisses d’allocation de l’URSSAF, mais de la réduire.
Il y a certainement encore d’autres solutions. Alors, imaginons, soyons positifs, créatifs et innovants.
Seule l’audace sortira la France de l’ornière. Ni l’inertie, ni la polémique, ni les faux-fuyants et les conflits ne sont une réponse aux défis majeurs qui nous font face.
Carl E. Arkantz
15 octobre 2007
Les Principes qui me guident

La Flamme de la Résistance
Paris
Je suis issu d'une famille héritière des idéaux de la Résistance française et me fais fort de rester fidèle à ses principes.
Je m'incline auprès de ceux qui ont souffert de l'oppression d'un certain pouvoir turc, un pouvoir nationaliste qui a abrogé le califat au nom du progrès, attiré à lui les minorités de l'Empire pour prendre le pouvoir. Arrivé à ses fins, il a entrepris une politique ultra-nationaliste, dite pan touraniste, qui exigeait l'anéantissement de populations entières.
Les Arméniens comme les Grecs, les Juifs, les Assyro-Chaldéens ou les Arabes ont été les victimes de ce plan d'extermination.
Les Arméniens rescapés du génocide de 1915 ont trouvé aide et protection dans les pays limitrophes de la Turquie, pays arabo-musulmans (Syrie, Irak...) ou musulmans (Iran) ; de même, des tribus arabes de Turquie ont sauvé de la mort des enfants du génocide.
Le gouvernement turc (je ne parle pas de la Turquie ni du peuple turc) qu'il s'agisse de celui qui est aujourd’hui au pouvoir ou ses prédécesseurs ont toujours nié l'évidence et fait croire à leur peuple une certaine vision de l'histoire, une distorsion des faits pourtant dénoncés par leurs alliés d'alors Allemands et Autrichiens. On ne modifie pas l'histoire ; on peut en changer le cours.
C'est pourquoi mon propos est d'éclairer, d'expliquer, de comprendre et de chercher à comprendre, mais aussi de saluer le courage des Turcs d'hier qui en 1915 n'acceptaient pas l'horreur de ces massacres et au péril de leur vie les soustrayaient au sabre de leurs bourreaux. Honneur aux Justes.
Je salue également les démocrates turcs qui par amour pour leur pays luttent pour le mettre sur les rails de la liberté, de l'égalité, de la fraternité, du progrès social et économique.
Je salue les prisonniers politiques qui meurent dans les prisons turques pour avoir défendu les droits de l'Homme et la démocratie.
Je combats pour des idées, pour des principes, et non pour une quelconque idéologie.
Je combats contre le mépris et la haine.
Bien littérairement vôtre.
Carl E. Arkantz
Signataire de la pétition en faveur de la militante turque des Droits de l'Homme, Eren Keskin
Membre du comité de soutien de l'historien turc Taner Akçam
À propos de Dieu... et de son instrumentalisation

En réponse aux commentaires reçus à mes articles sur le Liban publiés sur Emarrakech.info
Pour faire la paix, il faut faire la guerre. C’est du Jules César : « Si tu veux la Paix prépare la guerre ». Je n'ose pas croire que cela puisse figurer dans des textes sacrés. De même, puisque les religions monothéistes disent que Dieu a créé l'Univers, cela suppose que Dieu est universel. En ce cas, instrumenter Dieu ou L’embrigader sous un drapeau, dans un parti ou dans une croisade est une hérésie. C'est pourtant ce que toutes les religions et tous les extrémistes ont fait durant des siècles, utiliser Dieu ou les Ecritures pour mener à bien leurs actions qui ne devaient rien à Dieu telles leurs œuvres de destruction. Mais c'est ainsi. On ne peut que le déplorer.
Lorsque je lis qu'un dirigeant comme Sadate n'avait pas l'aval de son peuple pour tendre la main à Israël, qu'en savez-vous ? Que pouvez-vous savoir de ce que voulait ou non le peuple égyptien ? Qui peut prétendre que des hommes et des femmes préfèrent se complaire sous la menace de la guerre plutôt que d’aspirer de vivre en paix ? Cela s’appelle du masochisme.
Al Qaïda n’a jamais été la réplique d’un peuple contre le reste du Monde. Ce n’était, et vous le savez, que l’instrument de la CIA contre les Soviétiques en Afghanistan et en Asie centrale. Et il n’y a que les naïfs pour croire que cette organisation sert la cause qu’elle dit défendre. L’islam n’a rien à gagner de cette organisation et de ses chefs insaisissables (à qui peut-on encore d’ailleurs faire croire cela ?).
Al Qaïda est un piège pour la cause musulmane ! On peut critiquer le Hezbollah sur bien des points, mais celui-ci en a pris la mesure, n’en déplaise à Washington et à ses alliés, si prompts aux amalgames.
Beaucoup de Musulmans parlent de la Djihad, de la Guerre Sainte, en appelant à la mort et à la destruction. Il faudrait revenir au sens réel du mot Djihad, la lutte, non contre les autres mais en soi. Cette lutte, cette Djihad intérieure, a pour but de permettre à l’homme de se bonifier non de le conduire à son auto-destruction. De même, tu ne tueras point signifie tout autant dans son acception primaire : tu ne porteras pas atteinte à la vie d’autrui que, dans un sens plus métaphysique, tu ne tueras l’image de Dieu qui est en toi, puisque Dieu t’a fait à Son image. Dans les deux cas, cela incite l’homme au respect de soi.
Le détournement de terminologie vient du fait que les textes sacrés ont été sources d’interprétations diverses ou d’instrumentalisation suivant les époques ou les événements. Cela est vrai pour le Christianisme. Cela l’est aussi pour l’Islam. Qui dit religion dit lien et union. Victor Hugo écrivait : « Je suis pour la religion, je suis contre les religions ».
De même, qu’il existe dans les Evangiles et le Coran des passages entiers sur l’Amour et la Tolérance, il en aussi existe dans le Pentateuque. Je vous donne à méditer celui-ci, un des chants du prophète Isaïe (Isaïe, chapitre 65) : « Le loup et l'agnelet paîtront ensemble, le lion comme le bœuf mangera de la paille, et le serpent se nourrira de poussière. On ne fera plus de mal ni de violence sur toute ma montagne sainte, dit Yahvé. »
Et que la Paix soit dans vos cœurs.
Carl E. Arkantz
11 octobre 2007
Le ridicule ne tue pas… Hélas !

Le 10 octobre 2007, la Commission des Affaires Etrangères du Congrès des États-Unis a adopté par une majorité de 27 voix pour et 21 contre la résolution HR 106 reconnaissant le génocide des Arméniens perpétré par les Turcs en 1915.
Cette résolution peut désormais être présentée au vote du Congrès ; elle a déjà le soutien d’une majorité de parlementaires américains.
Durant les jours et les semaines qui ont précédé ce vote les autorités turques par les voix de leur nouveau Président élu Abdullah Gül, de leur Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, du Président de leur Grande Assemblée nationale et j’en oublie certainement n’ont pas manqué de marteler qu’il fallait bloquer ce texte ; leurs interventions ont suscité différentes prises de position à commencer par celle du Président George W. Bush, qui disposant d’un droit de veto à l’instar du Président Clinton qui fit usage du sien pour une résolution identique, s’est déclaré hostile au texte. Il est vrai qu’embourbé en Irak, il ne peut se permettre d’irriter son allié turc, tant il est également vrai que cet encombrant allié n’a pas intérêt de se fâcher avec les Etats-Unis tant il en est dépendant. Je ne citerai pas nommément les huit anciens secrétaires d’État, ni l’actuelle ou le ministre de la Défense dont les communiqués ou lettres ne font pas honneur aux États-Unis. D’ailleurs, nonobstant cette incurie, je doute que leurs noms ne sortent jamais grandis dans l’Histoire.
L’orgueil surdimensionné des Turcs qui refusent obstinément la réalité peut prêter au ridicule. Ainsi, dans les livres d’histoire, des écoliers turcs un peu attentifs pouvaient noter que, lors des batailles livrées par l’Empire ottoman, les victoires étaient toujours celles des Turcs, alors que les défaites étaient celles de l’Empire. Cette distinction est révélatrice. Le Turc ne peut jamais faillir. Alors que l’Empire, lui, n’était qu’un composé ethnique dans lequel le Turc n’était qu’un des éléments. Quand les livres d’histoire se livrent à pareil distinguo que peut on attendre d’un crime comme un génocide ?
À Ankara, les manifestations hostiles aux Américains face à l’ambassade des Etats-Unis, bien qu’organisées par le parti des Travailleurs (nationaliste de gauche) dont l’anti-américanisme est viscéral, procèdent de ce même lavage de cerveau qu’ont subi des générations d’enfants turcs dans les écoles laïques de la République.
Qu’adviendra-t-il lorsque la Turquie admettra enfin son crime ? Que celui-ci ait été commis à l’époque de l’Empire n’affranchit en rien la République turque qui en est l’héritière, qui plus est quand cette République ne recule devant aucun procédé fut-il des plus dégueulasses pour continuer à nier ce crime.
Entendre encore et toujours que ce crime n’a jamais eu lieu heurte, blesse, horripile ceux qui en ont été les victimes directes et indirectes ; je veux parler des survivants et de leurs familles. Car le récit des atrocités subies et les témoignages des diplomates, des militaires, des missionnaires ou des personnels médicaux quels qu’ils soient ne sont pas des affabulations impérialistes comme le prétendent à l’envi les manifestants turcs. Les témoignages, notamment d’Autrichiens et d’Allemands alors alliés de l’Empire ottoman, ne sont pas des plus complaisants envers les criminels du parti Union et Progrès et leurs séides.
Nier l’évidence, et continuer à la nier, ne grandira pas la Turquie. Si tant est qu’elle ait envie de grandir. Le ridicule ne tue pas… Hélas !
Carl E. Arkantz
11 octobre 2007
10 octobre 2007
Le Diable de Çildir
Le Diable de Çildir :
Roman
N° SGDL 2006.11.0265
1920, la Grande Guerre a détruit des familles entières, et laissé derrière elle ruines et désolation. Elle a aussi eu ses héros anonymes, ses héros de hasard.
Réfugié à la tête de son armée de mercenaires dans sa forteresse, au sud du Caucase, à la frontière irano-arménienne, le prince-général de Lambron est l’un de ces héros-là.
Qu’est ce donc que l’héroïsme sinon que d’avoir bravé la mort ? Chaque homme a ses secrets. Chaque homme a ses blessures. À quoi bon être devenu une légende quand au bout du compte on reste seul avec ses remords ?
Car Tigrane de Lambron n’aura pu sauver, pendant l’un des épisodes du génocide de 1915, sa femme et ses deux fils : l’un est mort avec sa mère et l’autre a disparu. Ce dernier serait pourtant vivant. C’est du moins ce qu’il voudrait croire. Mais ses recherches sont demeurées jusqu’alors vaines. Et il serait prêt à les abandonner.
Ce serait sans compter sur la conviction de ses proches. Ce serait également sans compter sur le destin.
Le Prince des Faces
Le Prince des Faces :
Roman
N° SGDL 2001.05.0302
Surnommé "L'Œil", Douglas Kendall a été l'un des meilleurs photo-reporters de guerre de son temps. Peut-être le meilleur. Une photo durant sa dernière mission en Bosnie bouleverse sa vie. Sombrant dans l'alcoolisme, il choisit de s'exiler volontairement dans un monastère, situé dans une île au nord du Brésil. Que trouvera-t-il dans cette fuite ?
En proie à un cycle d’autodestruction, il est amené à découvrir les pièces d’un puzzle dans un véritable jeu de faux semblants. Quel lien peut-il exister entre le procès de son père, les coulisses corrompus du pouvoir, la saga de la famille Natash et les moines du monastère. En remontant vingt ans en arrière, un morceau du voile se lève sur ces énigmes, déchaînant une série de crimes étranges.
Sommes-nous maîtres de nos destins ? Dans un univers d’intrigues et de passions, Le Prince des Faces, mêlant philosophie et réalisme, décrit comment des vies apparemment ordinaires peuvent basculer sous l’effet de manipulations occultes.
02 octobre 2007
Espoir en Birmanie...
La démocratie a de l'eau dans le gaz en Birmanie. Trop d'intérêts sont en jeu pour condamner la répression féroce des manifestations pacifiques dans la capitale birmane. La Chine et la Russie essaient de temporiser. Au-delà, c'est l'approvisionnement des voisins asiatiques qui peut être en péril. Les enjeux économiques priment sur les droits de l'Homme.
Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi est condamnée à la résidence surveillée. Alors que le peuple souffre de faim, les militaires de la junte au pouvoir encaissent les bénéfices de l'exploitation du gaz et des pierres précieuses.
L'émissaire spécial de l'ONU, Ibrahim Gambari vient de quitter la Birmanie après avoir rencontré Aung San Suu Kyi et le généralissime Than Shwe, le dirigeant de la junte birmane.
Faut-il croire encore en un espoir de paix et de concorde ?
Personnellement j'en doute...
Le Château d'Auvers-sur-Oise...
Le Château d'Auvers-sur-Oise...

...Voyage au Temps des Impressionnistes
Il était une fois, au bord de l'Oise, sur un coteau à la sortie du petit village d'Auvers-sur-Oise, un château d'une rare élégance, édifié au 17ème siècle pour un banquier italien de la suite de Marie de Médicis...
Comme dans le conte de la Belle au Bois Dormant, mais trois siècles plus tard, le château étouffait sous le lierre, les gravats, les ronces et les mauvaises herbes. Ce château oublié par le temps et l'histoire, c'était le château de Léry qui risquait de disparaître à jamais du patrimoine du Val d'Oise.
C'est alors que l'idée de restaurer ce bâtiment prit corps afin de rendre hommage aux peintres qui ont marqué de leur empreinte le cœur du Val d'Oise. Un concepteur de talent Jean Saint-Bris propose un projet original.
Et le 2 mai 1994, le Château d'Auvers, ayant retrouvé sa splendeur d'antan, ouvre ses portes sur le "Voyage au Temps des Impressionnistes", un étonnant parcours-spectacle unique au monde sur l'un des plus célèbres mouvements artistiques de tous les temps...
Le parcours-spectacle
Kaléidoscope d'images et de sensations,
"Voyage au Temps des Impressionnistes" fait appel à de multiples technologies.
Des casques d'audio-guidage accompagnent le visiteur de salle en salle, en apportant des commentaires en 4 langues et des ambiances musicales d'époque. Avec des projections audiovisuelles, 22 écrans et bornes vidéos, des effets spéciaux et le cinéma, ce sont plus de 500 œuvres impressionnistes qui sont projetées, présentées et expliquées tout au long du parcours.
Quand le Paris moderne s'éveille...
Les grands travaux du baron Haussmann transforment la capitale. De grands boulevards aèrent les quartiers alors insalubres, des parcs et des jardins donnent un touche de verdure, les quais de la Seine sont remaniés. C'est le règne de l'hygiène avec la restructuration du réseau d'égouts. C'est aussi l'époque de la création de l'immeuble haussmannien qui marque encore le Paris actuel.
Les jeunes impressionnistes vont s'emparer de ce décor et peindre la ville. Manet représente les Tuileries en 1862 ; Renoir et Manet les ponts de Paris ; Degas s'intéresse à la vie des cafés ; Caillebotte observe de son regard de scalpel un Paris gris et lumineux, souvent sous un ciel de pluie.
Dans le secret des alcôves...
L'univers sulfureux du Paris de la prostitution et des courtisanes est rendu dans un couloir intimiste capitonné de rouge qui n'est pas sans rappeler Nana. Un atelier de couture permet de retrouver la beauté des robes, des manteaux et des jupons de dentelles, magnifiés par les peintres. Il aide aussi à comprendre le labeur des ouvrières, des petites mains, par la présentation de leur matériel et l'évocation de leurs conditions de travail.
Du café au spectacle...
Installé sur la banquette du café, vous découvrirez un monde particulier, celui de la Fée Verte (l'Absinthe) qui a inspiré de nombreux artistes, mais aussi les jeux, carafes, verres et cuillères à absinthe, fontaines et journaux d'époque, pots et blagues à tabac. Puis, dans un authentique Caf'conc, assistez au spectacle de French Cancan endiablé, à la performance d'Yvette Guilbert.
Une invitation au voyage...
Les gares sont les portes de la ville, c'est ainsi que Napoléon III avait baptisé les gares parisiennes. Le train, c'est la modernité ; c'est aussi la fascination qu'exerce le fer, la fumée et le bruit. Nombre de peintres vont s'en inspirer de Monet à Pissarro, de Caillebotte à Renoir ou Berthe Morisot.
Vous pourrez continuer ce voyage au bord de la mer ou dans les guinguettes en bordure de rivière, vous offrir une partie de campagne, le temps d'un déjeuner sur l'herbe ou dans un des trois restaurants, la Guinguette, l'Orangerie ou les Canotiers, son chef Sébastien MAUSSION (assisté d'Éric LENOÉ) a évolué parmi les plus grands.
27 septembre 2007
Le Prince des Faces - Extrait N° 8

La sonnerie du téléphone retentit trois fois avant que Simon Natash ne décroche. En l'absence des domestiques qui avaient posé leurs congés pour ce week-end du 15 août, les Natash profitaient d'une relative intimité. La réussite et la fortune aidant, ils avaient perdu le sens de la vie de famille, à trop être entouré de soins et de prévenances. De force, il avait fallu s'organiser en répartissant suivant ses possibilités les tâches de chacun. En cette matinée dominicale, Candice avait préparé le petit déjeuner, Aude était allée chercher le pain et les croissants à la boulangerie de la rue du Bac, pendant que Simon dressait le table dans la véranda. Il faisait beau ce matin-là. Un rossignol était venu chanter dans le jardin. Tout respirait la tranquillité. Natash porta le combiné à son oreille.
" Natash, bonjour !
- Bonjour, cher ami, Pierre Blum !
Comme il était rare que le procureur général du Parquet de Paris condescende à l'appeler à son domicile, un dimanche matin de surcroît, Natash devina que l'affaire devait être délicate. Il s'adossa au mur.
" Des problèmes, Pierre ?
- C'est à dire que... "
Armagnac... Secrets and recipes
Armagnac...
Secrets and recipes
As promised in our last issue, we complete the article about Armagnac with:
- The grape varieties
- How to read an Armagnac label
- Different ways to enjoy Armagnac
If you missed Part I.
The Grape Varieties (Les cépages)
Of the ten grape varieties (Cepages) authorized in Armagnac production, four in particular are mostly used:
1. UGNI-BLANC is the distillation variety par excellence. It produces acidic wines with low alcohol content which, after distillation, produces fine and high quality eaux-de-vie. The Ugni-blanc is equally adaptable to Bas-Armagnac and Armagnac-Tenarèze.
2. FOLLE BLANCHE is the best known. This is the historic variety which dominated the wine area before its destruction by phylloxera in 1878: it was then called piquepoult or "pinched lips". Folle Blanche produces fine eaux-de-vie, often found in white and young Armagnac.
3. BACO 22A is quite rare, and is a hybrid of Folle Blanche and Noah grapes. Invented by a teacher, Mr. Baco, after the phylloxera epidemic, this grape type has adapted well to the sandy soils of the Bas-Armagnac region. It gives to the eaux-de-vie, a round and suave character, and after a long ageing process, the aromas of ripe fruits.
4. COLUMBUS is very much present in production, Columbus is mostly appreciated in the Vins de Pays des Cotes de Gascogne. The distillation process of this grape variety is a well kept secret. Its fruity and spicy aromas are mostly appreciated in the blending process.
The other grape varieties such as the Clairette de Gascogne, the Jurançon blanc, Plant de Graisse, Meslier Saint Francois, the Mauzac Blanc and the Mauzac Rose are grown today on just a few hectares of land.
How to read an Armagnac label
To understand the labels on the Armagnac bottles, it is important to know the standard commercial names designated to Armagnacs depending on the length of time spent ageing in wood. In young Armagnac for example, The Three Stars means it is over 3 years old. V.S.O.P means over 5 years old, and the XO is for over 6 year olds.
These indications, with the exception of Vintages, refer to the age of the youngest eau-de-vie contained in the blend. An Hors d'Age Armagnac is a blend of eaux-de-vie, the youngest component of which, has been aged for over ten years. Sometimes the age is directly indicated: 15 years, 20 years, 30 years, etc…
Finally, the Vintage Armagnac (Millesime), which is specific to Armagnac, means that it is at least 10 year old and corresponds exclusively to the year of the crop indicated on the label (1934, 1965, 1976, etc…).
Today, Armagnac producers are moving towards simplification to make labels more readable and easier to understand. Their aim is to eventually end up with 2 categories: Armagnac for blends under 5 years and Old Armagnac for blends beyond 5 years.
Different ways to enjoy Armagnac
After last month's How to taste Armagnac, we have here a few suggestions of how to enjoy it.
The astonishing diversity of Armagnac enables it to harmoniously accompany an entire meal. Simply moderate the suggested doses and to serve a glass of water on the side. Considering the measures usually served, there is as much alcohol in 3 glasses of wine as in 3 glasses of Armagnac (preferably served in tulip or ball shaped glasses).
Armagnac as a digestive
Armagnac & chocolate: A marriage made in heaven.
Armagnac & cigars: The qualities of both depend on the local soil, geology, climate and craftsmen. Both can be chosen according to the time of day, meal, company and circumstances. Both reveal aromas and flavours, notwithstanding the pleasure that they give...
Armagnac & coffee: This combination places the accent on the aromas. The bitterness of the coffee "erases" the acidity of the eau-de-vie and reinforces its sense of fullness. An old Armagnac with fine aromas will prolong the delicious and fine flavours of a Kenyan coffee. A young and vigorous Armagnac merges well with the power of an Ethiopian coffee.
Armagnac as an aperitif
The white eau-de-vie, barely out of the still, is consumed naturally very fresh or with a dash of lemon. To a young Armagnac (VS, VSOP...) simply add a few ice cubes, a little sparking water or tonic water.
Floc de Gascogne, AOC since 1990, is a fruity fortified wine. White or rosé depending on the grape variety used, it is made by marrying fresh grape juice and Armagnac from the same estate. It is perfect as an aperitif and during meals.
Armagnac based liqueurs brighten up sparkling wine and the fruits in Armagnac (prunes, cherries, raspberries, oranges...) joyously punctuate a meal.
Armagnac as a "trou gascon"
In the middle of a meal as a "trou gascon" - a cold glass of Armagnac served with plum sorbet between courses.
Armagnac as a cocktail base
Armagnac also makes an excellent base cocktail ingredient:
Armagnac Orange
- Armagnac (1/5)
- Orange juice (4/5)
- A dash of grenadine syrup
Decorate with a slice of orange and a straw
Armagnac Tonic
- Armagnac (1/5)
- Schweppes (4/5)
Decorate with a slice of lemon
Le Torito
- Armagnac (1/7)
- Red Orangina (6/7)
Best served cool, but without ice
Armagnac & Brut Champagne
- Armagnac (1/8)
- Orange liqueur (1/8)
- Champagne frappé (6/8)
Pour the liqueur and Armagnac into a flute, mix, and fill with the Champagne.
Decorate with a Maraschino cherry
After dinner Armagnac
- Armagnac (3/5)
- Garden mint (1/5)
- Gin (1/5)
Shake the ingredients with ice and serve in cocktail glasses with a mint leaf
And last but not least…
White Armagnac, and its unparalleled fruitiness, is the perfect accompaniment for smoked salmon, cold cuts, foie gras and lemon tart.
Young Armagnac enlivens sauces, flambé shellfish, meat or cakes, and can be used as an original substitute for vinegar in salad seasonings. It goes well with herb cheeses such as Roquefort.
Old Armagnacs are ideal for sweet and sour dishes such as guinea fowl with peaches or breast of duck with honey. They are also delicious poured over desserts: black forest gateaux, tarte tatin, pear charlotte, orange conserve... the sugar of the dessert softens the vivacity of the eau-de-vie. 
Guess now you will appreciate this brandy much better…
We would like to thank the Bureau National Interprofessionnel de l'Armagnac for the information provided.


