Mieux vaut parfois le silence

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À l’ère du buzz ou battage médiatique en bon français, les écrans comme la toile s’affolent pour tout et n’importe quoi. C’est la porte ouverte à la provoc’ la plus stupide qu’elle soit verbale ou visuelle. Hélas, ce sera aussi la course à la notoriété par la violence et le macabre. Ici, on tuera pour la gloire. Là on essaiera de se bâtir une réputation par l’invective.

Islam, violence, guerre, radicalisation ou djihad font aujourd’hui partie de notre quotidien, alors qu’en d’autres temps nous ne mettions pas en avant nos différences. La société n’était pas partie en déliquescence. La famille était le premier noyau social avant l’école républicaine. Certes, tout n’était pas rose. Tout n’était pas démonstratif non plus.

Les familles ont éclaté. Décomposées et recomposées, elles sont le reflet de notre société sans véritables repères. La pauvreté dans certains quartiers a permis l’émergence d’un sentiment d’inutilité sociale que savent exploiter les caïds ou les recruteurs pour le djihad. Mais, dans cette recherche de soi, ce besoin d’exister, la pauvreté matérielle n’est pas la seule explication. Il y a une pauvreté de la conscience avec l’absence de projet comme le refus d’un avenir incertain, la carence d’un réel socle social, une école qui peine à transmettre des valeurs, des valeurs de plus en plus contestées, converties en désir inassouvi par le consumérisme matériel.

Que dire du phénomène Pokemon Go, éphémère mais ô combien révélateur du basculement des esprits vers l’absurde d’une chasse virtuelle. Foules en délire au défoulement de masse, tout donne une image caricaturale d’une société déboussolée avec parfois la mort au bout de la quête de l’inutile.

Et dire que dans la coulisse, certains observateurs de ces dérives quelles qu’elles soient se frottent les mains, en détournant notre attention vers la peur ou le futile.

Heureusement, il nous reste l’espoir.