Les enfants du bon Dieu pour des...

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Pour Frédéric Cuvelier, l’ancien gouvernement a mal géré le dossier SeaFrance. Le projet en question soutenu alors par la CFDT préconisait que le personnel reprenne l’entreprise sous la forme d’une coopérative.

Docteur en droit et maître de conférences, le Monsieur sait de quoi il parle. Son univers c'est l'amphi, mais pas l'amphithéâtre de la vie.

Mais avec nos têtes pensantes c’est l'assistanat érigé en système.

Prend-on les ouvriers pour des cons ?

 

Dès qu’on considère les ouvriers comme une classe, on les dévalorise collectivement. La guerre des classes est une réminiscence du 19ème siècle. Chacun a le droit et le pouvoir de se former, d’apprendre et de mieux comprendre le monde dans lequel il vit et où il peut évoluer, grandir et s’épanouir. Personne n’est contraint à l’inertie. Ceux qui ont été chassés de chez eux par les guerres et les massacres ont pu trouver dans des pays d’accueil où existait une démocratie la possibilité de reconstruire et surtout de se reconstruire.

 

Mais le travail, l’effort ou le mérite ne sont pas des notions communément admises par bon nombre de nos dirigeants.

Comment peut-il en être autrement quand nos élites autistes (c'est même insultant pour les vrais autistes auprès de qui je m'excuse) sociétales sont issues de la fonction publique.

Ces fonctionnaires qui nous gouvernent n'ont aucune notion de la réalité sociale.

Il faudrait même leur interdire l'accès aux fonctions gouvernementales.

Dans le Mal Français, Alain Peyrefitte pointait la toute puissance de l'administration face aux politiques. Nos politiques venant majoritairement pour ne pas dire exclusivement du sérail ENA, Polytechnique et Sciences Po, comment voulez-vous que ces crânes d'oeuf déconnectés de la réalité du quotidien puissent décider de vos vies ?

Que connaissent-ils de la vie des gens ? Rien !

Ils ne voient le monde que par le bout de leur lorgnette ou avec des œillères.

On a qualifié de membre de la société civile, le ministre issu de l'ailleurs. L'ailleurs est pour les dirigeants comme les médias institutionnalisés le type qui n'est pas de leur univers. En fin de compte, un vulgum pecus comme vous et moi.

Mais aux yeux de ces gens-là vous et moi, nous sommes de la valetaille pour ne pas dire plus trivialement un mot cambronesque !

Bien littérairement vôtre.