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Horreur à Boston !

Il était presque 15h00, le 15 avril 2013, sur la ligne d’arrivée du 117ème Marathon de Boston, le plus ancien des États-Unis, réunissant 26.000 participants. Une première explosion au milieu du public, puis une seconde quelques minutes plus tard vont plonger la fête dans l’horreur.

Un attentat, les autorités américaines ne récusent aucune hypothèse, puisque deux bombes sur le parcours du Marathon ont été déclenchées, d'autres auraient été découvertes puis détruites par les démineurs. Trois ou quatre bombes artisanales, placées dans une ville ne peuvent être l’œuvre d’un seul. Quoiqu’en juillet 2011 en Norvège, Anders Behring Breivik avait bien fait exploser une bombe dans le centre d’Oslo avant d’assassiner sur île d’Utoya 77 jeunes du parti travailliste lors de leur rassemblement.

Dès lors qu’il y a atteinte à la vie humaine par armes ou engins explosifs, on parlera d’attentat. Le mot attentat ne doit pas obligatoirement diriger l’opinion vers des ennemis de l’extérieur. Cela peut être le crime d’un déséquilibré. Les théoriciens du complot iront sans doute extrapoler d’autres explications. Le 11 septembre avait donné lieu à des interprétations qu’avaient largement alimentées les découvertes opportunes des enquêteurs comme le passeport retrouvé intact dans les gravats.

S’il n’y pas encore de revendication pour lors, on peut imaginer qu’à moins d’une revendication politique qui fera débat, on peut se demander qui se ferait de la publicité sur le sang des autres. Certains feront le rapprochement avec les gesticulations menaçantes de Kim Jong-Un contre les États-Unis. D’autres noteront que le Venezuela vient d’élire Nicolas Maduro son nouveau président face à Henrique Capriles le « candidat » des Américains. Si d’aventure on nous refaisait le scénario du 11 septembre, quelques-uns se poseraient des questions.

Toujours est-il qu’il s’agisse d’un acte d’un auteur isolé, d’une organisation terroriste, de services secrets ou d’une manipulation, tuer indistinctement en plaçant un ou plusieurs explosifs dans la foule tient de la folie meurtrière la plus condamnable qu’aucune cause ne pourrait justifier.