Ouf... On n'aura plus la semaine des 4 jeudis... 

ducobu

La semaine de 4 jours, si elle était une hérésie pour beaucoup, permettait de proposer aux enfants une coupure au milieu de la semaine de travail.

Dans les années 60, nous avions la semaine des 4 jeudis. Une pause que beaucoup d'écoliers appréciaient. Du jeudi au mercredi, il n'y eut qu'un pas, enfin une réforme. Trois jours à la file semblaient trop éprouvants pour les jeunes générations.

Et puis, il y avait le samedi matin. Une matinée (qui n'a rien de grasse, mais bien méritée) de plus pour les parents déjà sous pression toute la semaine rendait la vie de beaucoup plus chargée. Sans compter l'industrie du tourisme qui lorgnait du côté d'un weekend de deux jours.

Le samedi matin fut libéré pour les uns, sacrifié pour les autres selon le point de vue de chacun. Ce que l'on gagne d'une main on le perd de l'autre.

Pour quelques heures de loisirs aux dires de certains pouvait-on surcharger les programmes scolaires ?

Les bilans de l'éducation nationals mettent en exergue depuis des années les carences du système et la mauvaise préparation des jeunes à l'entrée du collège.

Est-ce la faute au volume d'heures consacré à l'apprentissage, au nombre d'élèves par classe, à la qualité des programmes pédagogique ou à la capacité de transmettre des enseignants ?

Toucher aux enseignants en France reste tabou. Le prof ou l'instit sont assimilés par beaucoup à la catégorie des sages ou des "sachant" pour ne pas dire savant dans l'inconscient collectif. Cette mise sur un piédestal généré par un respect profond de la mission d'instruction ne doit pas faire oublier que les enseignants sont avant tout des êtres humains avec leurs forces comme leurs faiblesses. La remise en cause des valeurs a modifié la donne. Et l'engagement politique de certains enseignants les fait sortir de la neutralité. Certes, il est difficile de rester neutre. Mais l'instruction n'est pas l'éducation. Et la transmission qui laissait la plus grande part à l'acquisition de connaissances s'ouvre à l'éveil et à la réflexion. Il convient donc de réfléchir sur un modèle qui prépare les citoyens de demain, ceux qui construiront une société nouvelle comme ceux qui l'animeront.

Le rôle de l'enseignant n'est pas d'éduquer mais d'instruire.

Education nationale, non ! Instruction publique... pourquoi pas, du moment qu'on en revient aux appellations du passé.

Quel que soit l'emballage, le chantier est immense. Peillon pour voir !