L’horreur était encore au rendez-vous

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Par-delà les prières des uns et les promesses des autres, la mort a frappé aveuglément les passants sur la Promenade des Anglais en pleine Fête Nationale. Au volant d’un semi-remorque, un homme seul a fauché indistinctement des hommes, des femmes et des enfants, venus assister au feu d’artifice du 14 juillet.

Le bilan sordide des victimes n’y changera pas grand-chose. Avec 84 morts et 18 personnes en urgence absolue, ce sont des centaines de personnes touchés dans leur chair par ce drame inqualifiable. Que ce soit un attentat terroriste (qui sera sans doute revendiqué) ou l’acte d’un déséquilibré, plusieurs questions se posent.

La première concerne l’utilité de l’état d’urgence. Dans sa conférence de presse du 14 juillet, le président de la République et en annonçait la fin programmée et son l’allègement. La réplique ne s’est pas fait attendre, en touchant Nice au cœur. L’état d’urgence sera prolongé, risquant de devenir définitif, du moins tant que la France continuera la même politique.

En parlant justement de sa politique, le chef de l’État a réaffirmé le renforcement de l’engagement de la France en Irak et en Syrie. Rappelons que sans le moindre mandat de l’ONU, les États-Unis et leurs alliés bombardent le territoire syrien, prétextant s’attaquer à l’État islamique. Rappelons également que l’Irak, détruit depuis l’intervention américaine de 2003, est devenu un champ de ruines et un camp d’entrainement du terrorisme grandeur nature. Rappelons enfin que Madeleine Albright se félicitait de la mort de 500.000 enfants irakiens lors de la deuxième guerre du Golfe.
Étonnons-nous ensuite des représailles en Occident.

Nous n’avons que faire des larmes de crocodiles des principaux responsables du chaos mondial, alors qu’au sommet de Varsovie l’OTAN parle de menace de la Russie sur ses frontières. Les plus sensés noteront que les frontières délimitent généralement les États. En bon syllogisme, l’OTAN se considère comme un État, dont les frontières s’étendent depuis 1992 vers l’est. Mais c’est la Russie qui les menace.

D’autres réflexions nous poussent à nous interroger sur le mode opératoire de l’attentat de Nice.

Comment un camion a-t-il pu entrer dans une zone neutralisée à la circulation ? La Promenade des Anglais était réservée pour l’occasion aux seuls piétons. Y-avait-il des barrières de sécurité ? Ont-elles été forcées ?

Qui a donné une autorisation de stationnement à ce semi-remorque à proximité d’une zone qui aurait dû être protégée, état d’urgence oblige ?

Pourquoi la ville de Nice n’avait pas été placée en vigilance attentat ? Nice est une destination touristique, notamment prisée par les Russes, les Anglais et les Américains.

Le camion a roulé sur 2 kilomètres avant d’être neutralisé. Pourquoi les forces de l’ordre n’ont pas réagi plus rapidement ?

Tunisien résidant en France, le conducteur incriminé a été abattu. Il était armé. Certaines sources citent la présence d’armes de guerre dans sa cabine, d’autres d’armes factices. On parle également d’un complice. Le suspect a-t-il agi seul ? Quels sont ses commanditaires ? Qui a loué le camion ?

La vérité ne sortira pas du puits. Mais rassurez-vous, une vérité bien conforme à la politique actuelle sera ressassée dans nos grands médias.

Éteignons donc nos TV, ignorons les journaux télévisés, ne lisons plus une presse écrite aux ordres de groupes financiers. Informons-nous autrement !

Certains ont intérêt à maintenir la peur pour nous empêcher de penser par nous-mêmes, en jouant sur la crainte de nous exposer ou d’exposer nos proches. Si l'on veut nous empêcher de vivre, ce n’est pas en portant le fer à des milliers de kilomètres, que nous réglerons le problème du terrorisme.

Il faut aller à la source, frapper au portefeuille en gelant les avoirs des États-voyous du Golfe qui financent les terroristes, prendre des mesures fortes et contraignantes non contre la Russie mais contre la Turquie et sa partie à trois bandes. Nous avons laissé s’installer un sultanat à nos frontières en sacrifiant les démocrates turcs à une mort certaine.

Il faut enfin frapper à la tête, non pas les dirigeants de l’État islamique qui ne sont que des seconds couteaux, mais les inspirateurs de ce bazar, bien camouflés dans les coulisses du pouvoir en place, programmant l’assassinat planétaire sans se salir les mains.

Nos condoléances à toutes les victimes.